‹ De La Prophylaxie Des Maladies InfectieusesChapitre 6 sur 11 · MATIÈRES RENDUES: PAR LE MALADE · texte numérisé non relu

MATIÈRES RENDUES: PAR LE MALADE

Il-est bon d'empêcher le malade atteint d’une des affec tions qui nous occupent, de cracher sur Je parquet ou dans des linges placés sur son lit (serviettes, mouchoirs) ; on doit tenir à sa portée un vase contenant un peu d’eau, afin d'empêcher la dessiccation des crachats, si favorable au transport des bacilles par la voie de l'atmosphère ; nous pensons qu'il serait mieux encore de mettre dans ces vases une solution antiseptique, par exemple, du sublimé à 1 pour 1,000. Il faut autant que possible éviter de laisser séjourner ces crachats dans le vase, et les jeter dans les cabinets également désinfectés.

Les mêmes soins doivent être pris pour les matières fécales (fièvre typhoïde, choléra) et les urines. Les vases contiendraïent à l'avance la solution antiseptique ét seraient vidés à la. fosse après neutralisation, afin d'empêcher l'infection de la fosse, des égouts et, par suite, des sources d’eau qui se trouveraient dans le voismage. Dans le cas où la fosse manqueraït, il faudrait enfouir ces matières dans le soi, en ayant soin d'y mélanger des substances désinfectantes.

Pour cette neutralisation, on recommande le chlorure de zinc en solution à 15 ou 30 grammes par litre, ou le Jait de chaux.

Les substances stérilisées peuvent, suivant le conseil de M. Vallin, professeur d'hygiène au Val-de-Grûce, être placées dans la terre sèche de jardin chauffée au four (500 grammes par déjection), la poussière des balayures, la suie, le charbon pulvérisé, les cendres du foyer.

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