‹ De La Prophylaxie Des Maladies InfectieusesChapitre 9 sur 11 · PET · texte numérisé non relu

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Au ne. d’ Dee de Paris, en 1878, le D' Smitt signalait un cas mortel de fièvre typhoïde transmise à une jeuñe fille d’illustre naissance, par une robe de bal que l’ouvrière

aurait cousue et ajustée dans sa chambre et presque sur le lit -

où elle soignait un de ses enfants atteints de cette maladie.

Ces cas ne sont pas isolés, et montrent la nécessité dé la désinfection des vêtements et du linge.

Lorsqu'il s’agit du linge de corps, des serviettes, des mouchoirs, il suffit de l'immersion dans l’eau bouillante et le maïntien de l’ébullition pendant une heure.

Pour les vêtements il ne peut-en être de même, lea bouillante devant les déformer et les détériorer. — Le meilleur procédé consiste à les faire passer 20 minutes dans une étuve à courant de vapeur de 100° à 420c avec pression et munie d'un régulateur. — (L'air chaud et sec altère les étoffes.)

Dans le cas où on ne disposerait pas d’une étuve, il faudrait avoir recours à l’eau bouillante.

Quant aux linges qui ont servi à faire des pansements, et qui

contiennent du pus ou autres matières pathogènes, ils doivent

être traités comme le linge de corps; lorsqu'ils sont sans valeur, il est mieux encore de les bruler.

On sait que la dessiccation des matières renfermant des microbes favorise le transport de ces microbes par l’air ; un des exemples précédents le prouve. Il est donc important de mouiller les linges du malade avant de les porter au dehors pour les laver.

On conseille aussi les vapeurs d’acide sulfureux comme désinfectants des vêtements. Nous savons malheureusement que ses effets sont peu énergiques, car il pénètre difficilement le tissu des étoffes de laine et agit surtout à la surface ; il est done préférable, croyons-nous, d'employer la vapeur d’eau ou tout au moins l’eau bouillante. |

Sans doute, tout le monde ne peut pas posséder le matériel

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nécessaire. Mais 1l existe déjà, dans plusieurs villes, des étu-

ves publiques ; voici le type d’un appareil de prix peu élevé

et qui serait à la portée des ressouces des plus faibles com-

munes. EE

Cette étuve, construite sur les indications du docteur Albenois, de Marseille, se compose d’une caisse en tôle, garnie de bois, mesurant 1" 10 ><1" ><0,65. Au-dessous de la paroi inférieure se trouve un fourneau que l’on peut chauffer au charbon de bois ou au coke. La paroi inférieure porte un cadre grillagé sur lequel on dispose les objets à désinfecter. Entre la paroi inférieure et le cadre se trouve une rigole remplie de solution phéniquée que la chaleur évapore, de sorte que l'action d’une vapeur désinfectante s'ajoute à celle de la chaleur. Un thermomètre dont la boule est à l’intérieur de la caisse et la tige à l'extérieur, indique la température. Une petite cheminée donne issue à la vapeur et aux émanations.

Cet appareil, d’une grande simplicité, fut construit,en 1881, pour la désinfection des vêtements des varioleux et donna, paraît-il, d'excellents résultats (1). ses

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