MATELAS, LITERIE, COUVERTURES
« Trop souvent, dit Vallin (2), après une maladie ou un décès, on se contente de faire carder les matelas, opération qui doit être considérée comme nulle au pomt de vue de la désinfection proprement dite, de la destruction des germes. »
Il est bien certain que ce procédé est à peu près le seul employé ; il a pour unique avantage de jeter dans l'air des poussières chargées souvent de germes morbides, qui, tom-
(4) Bulletin mensuel de démographie de Marseille, janvier 1881. (2} Loc. cit.
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bant dans un terrain favorable, peuvent engendrer des maladies. On ne peut donc plus s'étonner du développement de certaines maladies dont la source reste inconnue, et qui, autrefois, étaient attribuées à une génération spontanée.
M. Lefranc, pharmacien principal de l’armée, à publié un travail important (1\ sur le pouvoir considérable qu'ont les laines de matelas d’absorber des matières contaminantes de toutes sortes (germes, déjections fécales et pathologiques, débris et excréments de la teigne fripière et des mites); cette absorption a lieu grâce au suint qui reste après cette laine mal désuintée. D’après M. Lefranc, les débris et excréments des animaux parasites et les poussières de la laine rongée par les vers, atteignent souvent 1 pour 100 du poids des laines, soit 100 grammes pour un matelas de 10 kilogrammes.
Il est donc indispensable d'épurer les matelas, et, dans ce cas encore, de même que pour les couvertures, le procédé à employer est celui de l’étuve, après un premier lavage, lorsque le lita été souillé de sang, de pus, de l'urine, etc., avec une lessive alcaline à 60° degrés centigrades.