‹ De la propriété et de ses formes primitives (volume 3)Chapitre 44 sur 88 · Aristote, Politiqiie, liv. VII, ch · texte numérisé non relu

Aristote, Politiqiie, liv. VII, ch

• € avoir mentionné les repas publics des curies romaines, songe c aux Lacédémoniens, et suppose que Romulus a fait ici un emc prunt à la législation de Lycurgue^ Mais non : Romulus n'a € rien emprunté à Lycurgue, comme le voudrait Denys, et la € Grèce t^apas davantage copié Tltaiie, comme le voudrait Aris- € tote : en Grèce et en Italie, Tusage des repas communs s*est <i établi tout naturellement, ou plutôt s^est conservé : dans les € deux pays, il est demeuré comme un témoin attardé de l'an* c cienne vie nomade^ et de la communauté primitive des terres : a dans les deux pays, la religion et les mœurs en ont conservé c le souvenir. »

Aristote approuve les rfipas communs comme un moyen de faire régner l'égalité : « A Lacédémone et en Grèce le lé- « gislateur a eu la sagesse de fonder la communauté sur Tuo: sage des repas publics. {Liv. II, ch. 2.) Les repas communs « desHétairies carthaginoises ressemblent aux p/iidities lacéo: démoniennes. » (L. II, ch. 8 ) « On regarde généralement « rétablissement des repas communs comme applicable à tout m état bien constitué. Je suis aussi de cet avis, mais il faut « que tous les citoyens sans exception viennent y prendre « place. Les frais du culte divin sont encore une charge com- « mune de la cité. Ainsi donc le territoire doit être divisé en € deux portions : Tune au pubHc, l'autre aux particuliers. La « première porlion sera subdivisée pour fournir aux dépenses « du culte et à celles des repas communs. » (Liv. IX, ch. 9.)

« L'établissement des repas communs n'est pas moins « antique; elle remonte, pour la Grèce, au règne de Minos « et pour ritalie à une époque encore bien plus reculée. » (Liv. IV, ch. 9.)

Non-seulement la communauté primitive s'est conservée

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