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Il est probable qu’il y a des caisses semblables dans les autres provinces où il existe des allmenden, mais les renseignements nous manquent à ce sujet.
En ce qui concerne les « allmindiger » de la Norwége, nous n'avons pu obtenir que peu de renseignements. D'après Blom il en restait encore un grand nombre en 1843, surtout dans les contrées montagneuses et le long du littoral. Voici ce qu’il dit de ces domaines collectifs : « Non seulement les propriétaires d'exploitations avaient leurs champs entremêlés, mais même dans beaucoup de districts, par crainte du morcellement excessif, on avait introduit la fâcheuse coutume de reparlager les champs entre les propriétaires, chaque année, ou chaque demiannée, de façon qu’un lot était cultivé successivement par l’un, puis par l’autre. La loi de 1821 mil fin A cet abus, en décrétant que les terres devaient être partagées pour huit ans, et que ceux qui ne les exploiteraient pas convenablement devraient payer un impôt double A la commune. Les préjugés contre toute inno-
1. Le royaume de Norwègo, de G. P. Blom (Leipzig, 1813), I, 142 et suiv.
vation retardèrent l’exécution de cette loi et une nouvelle loi de 1833 prolongea la durée du terme du partage. Mais l’opération du partage délinitif est presque terminée dans presque toutes les provinces. »
Le professeur Hamillon estime que la plupart des almindiger de la Norwège appartiennent actuellement à l'État, qui respecte les anciens droits des communiera à l'usage des foréLs et des pâturages. Le droit à la marke commune avec partage périodique s'était donc perpétué aussi jusque récemment dans ces pays, bien que combattu par I intervention des gouvernements.