I. Rœmitche Alterthümer (1850), I, p
î. La cite antique, 8' édit. Hachette, 18*0. p. 03. M. Fustel de Coulanges prouve très bien que la maison et le terrain environnant où se trouvaient l'autel et les tombeaux étaient propriété privée, mais il en est de même en
l'État sur les propriétés particulières1 ; et Heincccius, dans son traité du droit naturel, Elément, juris nat. et gent ., chap. IX, S 237, avait même énuméré les peuples vivant en communauté. M. Mommsen dit que, dans l’Italie primitive, les communautés de village possédaient collectivement le territoire où elles étaient assises :
« Les terres étant restées longtemps communes chez les Ro- « mains, et le partage ne s’en étant effectué qu’à une date rela- « livement récente, la propriété ne se développe point d’abord « immobilièrement : elle ne s’attache qu’à la possession des « esclaves et du bétail ( familia pecuniaque). » « La manci/iatio, « forme primitive et générale de la vente, remontait au temps « où la propriété ne s'appliquait pas encore à la terre, puis- « qu’elle n'avait lieu que pour les objets que la main de l’acqué- « reur pouvait saisir. » « Tout à l’origine, les terres furent « occupées en commun, réparties sans doute entre les diverses « associations de famille, et les produits seulement se dislri- « huaient par feux. La communauté agraire, en effet, et la cité
Russie, à Java, dans la marke germanique, partout où existe la communauté des terres, celle-ci ue s'applique qu'aux terres arables, à la forêt et au pâturage. Vheredium, le domaine transmissible par hérédité , avait la même étendue en Gerinauic. A Rome, il est incontestable que la propriété privée était peu étendue en comparaison du territoire commun, ager publier. Voy. Slainz, Cours de droit romain , I, 649, 118.
Je n’hésiterai pas à faire de nombreux emprunts à l'excellent travail de &1. Viollet, publié dans la Ribliolhégue de l’école des Chartes. Je crois devoir reproduire ici la note dont il a fait précéder cette publication, parce qu’elle prouve que travaillant, chacun de notre côté et sans parti pris, lui au point de vue de l'archéologie, moi au point de vue économique, nous sommes arrivés aux mêmes conclusions. Cette coïncidence a été pour moi un grand encouragement. Voici la uote de 51. Viollet.
« J'avais remis depuis quinze jours à notre comité de rédaction les deux premiers chapitres du travail qu’on va lire, lorsque parut dans la Revue da Deux-Mondes (I«r juillet 1872) la première partie d une étude de M. de Laveleye sur la propriété primitive. Les vues de M. de I.aveleye sont identiques aux miennes; et je me suis demandé un moment si Je devais donner suite à mon projet île publication.
« Je me décide pour l'aftirmative, parce qu'il est peu probable que, d'accord sur les conclusions, nous nous rencontrions constamment, 51. de Laveleyc et moi, sur le choix des preuves. Aussi bien cet accord, s'il existait, rendrait la démonstration plus frappante et plus saisissante J'ajouterai que. vraisemblablement, le troisième chapitre de cet essai est tout à fait en dehors du cadre que parait s'être tracé 11. de Lavelcye. »
En effet, 51. Viollet a rassemblé un grand nombre de faits passés inaperçus et que je crois nécessaire de rappeler ici à l'appui de notre thèse.