‹ De la propriété par m. A. ThiersChapitre 24 sur 56 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DU COMMUHISME PAB BAFPOBT A LA FAM1LLÉ.

Que la propriété et la famille sont indissolublement unies, qu'en détruisant l'une le communisme détruit l'autre, et abolit les plus nobles sentiments de l'âme humaine.

Le communisme détruit le travail, supprime la liberté, et s'il est conséquent , doit abolir la famille.

L'homme tel que la nature l'a fait, et non tel que le veulent faire les sophistes, a besoin d'avoir son champ, dans son champ sa demeure, dans sa demeure sa famille. Lorsque de l'enfance il a passé à la jeunesse, et que son être est achevé, il épouse la femme qu'il a choisie, ou que ses parents ont choisie pour lui. 11 en obtient des enfants. Il travaille pour elle et pour eux. II aime à parer cette compagne, objet de son amour; il s'applique à bien élever les enfants qu'elle lui a donnés, à les diriger vers telle ou telle profession, à leur préparer soit dans la carrière qu'il a parcourue, soit dans une carrière plus haute, des richesses et des honneurs. Lorsqu'il a atteint ce but , qu'il est vieux, que la vie n'a plus dejoie, que l'amour est une ardeur éteinte, que les succès ne lui paraissent

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