‹ De la propriété par m. A. ThiersChapitre 29 sur 56 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

mS SOUFFRANCES SOCIALES.

Quelles sont les véritables souffrances sociales auxquelles .U serait désirable de pourvoir.

Je ne nie pas le mal qui existe dans la société actuelle, comme dans toute autre; je le connais, et il me navre le cœur, lorsqu'il s'offre à moi sous la forme de ces malheureux ouvriers ou de leurs femmes tendant la main pour obtenir la subsistance qu'une perturbation profonde leur a ravie. Il me touche profondément, et je n'en suis pas moins ému , parce que je ne fais pas étalage d'une ambitieuse sensibilité. Mais ce mal, quel est-ilî II faut s'en rendre un compte exact, afin de juger à quel point sont chimériques les moyens imaginés pour y remédier.

Portons nos regards sur la campagne et la ville , sur les classes laborieuses travaillant de leurs mains, sur les classes moyennes travaillant de leur corps et de leur intelligence tout à la fois , sur les classes plus élevées travaillant de leuf esprit seul , car enfin le mal peut être partout. , ■ . .

Bans la campagne le paysan qui ne se plaint pas , et qui est peut-être le plus à plaindre , travaille sans relâche, hiver, été, toujours courbé sur la terre, mange ia.

Page 1