CHAPITRE IV
DES SPÉCIALITÉS d'iNDUSTRIES AU SERTICE DES BESOINS.
C'est à la satisfaction des besoins que tendent toutes les spécialités industrielles et par conséquent tout travail quelconque.
Entreprendre de signalertontes les spécialités professionnelles qui concourent à satisfaire chacun des besoins, ce serait entreprendre une tâche aride; nous tomberions d'ailleurs dans le labyrinthe inextricable formé par l'enchâssement des rapports entre les pratiques des innombrables professions qui constituent le travail humain. Nous devons donc nous borner à faire comprendre le concours presque simultané de toutes les professions pour le service de chaque besoin, en commençant par celui de la conservation.
Pour atteindre notre but, nous distinguerons trois sortes d'industries: les unesprincipales, parce qu'elles correspondent directement à la nature du besoin ;
Les autres secondaires, parce qu'elles ne font que prêter leur concours à l'action des premières ;
Les autres accessoires comme indispensables aux deux premières.
Nous établissons cette division, non pour faire exprofesso un traité sur l'industrie en général, mais pour faciliter Tintelligence de ce qui va suivre.
( DES INDUSTRIES CORRESPONDANT AU BESOIN DE l' ALIMENTATION.
Les industries principales qui ont pour objet de satisfaire au besoin de Talimentation sont :
L'agriculture,
La boulangerie,
La boucherie et la charcuterie,
La chasse,
La pêche,
La navigation,
Le commerce,
La préparation des matières alimentaires.
Et la science, qui prête son concours à toutes ces spécialités.
Quant aux industries secondaires, on conçoit que nous ne prenions pas à tâche d'en donner la nomenclature à partir de Toutillerie, la plus indispensable de toutes; il ne faudrait rien moins, en effet, que faire la revue de toutes les professions connues, y compris différentes natures de science, pour indiquer toutes les industries rigoureusement nécessaires aux industries principales à ce point que, sans le secours de celles-ci, de la plus simple à la plus compliquée, les autres ne sauraient fonctionner. Ainsi donc tout l'avantage que Ton pourrait trouver à grouper, à l'occasion d'une industrie principale, les industries secondaires qui lui viennent en aide, et autour de chacune de celles-ci toutes les principales ou autres dont le concours lui est indispensable, consisterait dans un tableau synoptique, plus ou moins complet, propre à bien faire ressortir la corrélation incessante de ces diverses industries et le fait que chacune ne fonctionne le plus ordinairement qu'au profit de toutes les autres.
Or, colle corrclalion, cet oncliàsscmcnt de rapports entre les industries correspond parfaitement à l'enchâssement des rapports entre les besoins, tel que nous l'avons signalé plus haut. Ce qui nous porte à consigner ici nne observation confirmative de celle que nous avons faite au sujet de la connexiic des besoins, à savoir : que le mauvais service d'une industrie nuit essentiellement au service de toutes les autres.
En est-il de même des industries qui sont au service du besoin de la défense? C'est ce que nous allons voir.
§ II