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Nous croyons ce chilïre considérablement trop élevé, parce que 1*3 «emences sont supposées faites tous les ans en froment, à raison de 20 fr , l'hectolitre. Or, la partie des terres arables, dont l'étendue générale est fort considérable, qui sera cullivéc en métcil, maïs, seigle, sarrasin, pommes de terre etc., ne donnera pas lieu à des frais de culture et de semences surtout, aussi élevés, vu la nature et le prii du produit. Nous pensons donc que ce chiffre pourrait être réduit d'un tiers au moins.
(2) Cet article et celui qui suit sont relatifs à la culture des 6 millions d'hectares de terres incultes, dans lesquels nous comprenons 186,000 hectares de marais. Si, dans nos évaluations des frais de culture et de semence, nous avons supposé ces G millions d'hectares cultivables en terres arables à concurrence de 4 millions d'hectares, et le restant en vigne, ce n'est pas que nous puissions appuyer celte répartition sur un principe ; nous n'avons en vue, en l'établissant de la sorte, que de présenter le budget le plus ample possible, alin qu'on puisse bien reconnaître que nous ne cherchons pas â dissimuler les charges pour exagérer les avantages de notre système, puisque noos attribuons la culture là plus dispendieuse à la plus grande étendue. D'un autre côté, ce chiffre se trouverait considérablement réduit si, sur l'étendue de ces terres, on cultivait d'autres produits, — et c'est ce qui ne peut manquer d'arriver, — que le froment ou la vigne. Cette observation se réfère d'ailleurs à celle qui fait l'objet de la note précédente.
(3) Plusieurs des cultures qui sont produites par les terres, dont réteodue générale est déterminée par ce chiffre, 2,396,000 hectares doivent coûter plus de 20 francs par hectare en semences et culture. Si nous avons cependant pris pour terme moyen la somme de 20 fr., c'est que nous trouvons une large compensation au déûcit, s'il y en avait, dans l'évaluation, au même prix , des frais de culture de 3,502,000 hectares de pâturages (voir cet article au budget) lesquels frais sont presque nuls.
(4) (Voir dans la 3"» partie l'organisation de l'administration.) Quant aux frais d'administration, il est, on le conçoit, impossible
de les déterminer d'une manière même approximative. D'ailleurs nous n'avions aucune donnée pour établir cet article. Dans le chiffre qui évalue ces frais, y a-t-il excès ou déficit ? Si l'on fait attention à I^ ampleur que nous avons donnée, et qui ne sera assurcmentpas maintenue , aux traitements des quatre premiers ordres de fonctionnaires, on reconnaîtra que nous n'avons pas voulu rester en déûcit.
Quoiqu'il en soit, en cas d'excès, le niouiant de l'imprévu rentrerait dans le dividende;; au second cas, il fournirait un supplément qui nous semble raisonnable. Toujours est-il que, si l'on voulait conserver, tel qu'il est, l'excédant du dividende à 10 pour 0[0, et cela est important pour notre système, on pourrait, en cas de déflcit, ne calculer qu'à raison de 0 ou de 8 pour fl[0, le montant de la somme à distribuer aux porteurs d'actions, ce qui ferait encore un beau revenu, et l'on trouverait ainsi de quoi compenser amplement ce déficit; si au contraire on ne voulait pas toucher à la répartition ù faire aux associes, l'excédant pourrait fournir un supplément.
(5) Nous avons porté h 3i'i le nombre dessous-administrateurs de département; parce que ce nombre est calculé à raison de 4 sousadministrateurs par département (voir 3»"^ partie, administration départementale.)
(6) En partant de ce principe que le nombre des communes municipales, qui s'élève à 38,339 sera réduit au tiers pour former le nombre des communes sociales, le nombre des administrateurs communaux, (voir 3»"® partie, administration communale), à raison de 3 par commune, égalera justement le nombre des municipalités.