‹ De la prostitution dans la ville d'Alger depuis la conquêteChapitre 47 sur 82 · OCCUPATION DES PROSTITUÉES · texte numérisé non relu

OCCUPATION DES PROSTITUÉES

Les indigènes ne travaillent presque jamais, qu'elles soient chez elles ou retenues au dispensaire; couchées nonchalamment sur des nattes ou des tapis elles fument un grand houkah, ressemblant à une vis sans fin, dont elles font passer la fumée, à travers de l'eau, avec les gargouillements les plus dégoiitants. Nous dirons dans un autre chapitre à quoi elles passent leur temps. Quelque Mauresques se décident cependant à laver leur linge et à l'étendre sur leurs terrasses. Quelques-unes s'occupent à moudre le grain pour faire le couscoussou.

Quelques Européennes sont modistes , lingères , marchandes de tabac ou dames de comptoir tenant buvettes. Lorsqu'elles sont retenues au

dispensaire, elles cousent, tricotent , et quelquesunes brodent. Les prostituées d'Alger sont généralement assez propres, et l'on remarque que si elles aiment la boisson, comme dans les autres pays, elles ont aussi la qualité prédominante des filles publiques : les indigènes ainsi que les Européennes sont bienfaisantes , elles ont généralement bon cœur.

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