‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 112 sur 122 · I. — Statistique des Vénériens dans quatorze garnisons · texte numérisé non relu

I. — Statistique des Vénériens dans quatorze garnisons

de l’Algérie.

Les documents relatifs à la statistique des vénériens dans les hôpitaux de l’Algérie forment naturellement un appendice à mon travail sur l’infection vénérienne dans les garnisons de l’Empire français. M. le D1' Bertherand, médecin principal de première classe, directeur de l’École de Médecine d’Alger, a bien voulu s’intéresser à mon projet de statistique comparative; c’est à ses soins persévérants et à sa bienveillance que je dois la totalité des documents que je vais mettre en usage.

Je passe condamnation sur les objections et les critiques adressées à mon travail comme incomplet; je reconnais de nouveau que la statistique des vénériens n’obtiendrait toute sa valeur qu’à la condition de comprendre, d’après les chiffres officiels, la totalité des hôpitaux, et de plus les infirmeries régimentaires; mais je croirais avoir rendu un véritable service à l’hygiène de l’armée et, en même temps, à l’hygiène publique, si j’étais parvenu à démontrer qu’une statistique annuelle des vénériens dans les hôpitaux militaires et dans les infirmeries régimentaires, faisant con-

naître comparativement, d’après les chiffres officiels, l’intensité de l’infection vénérienne dans les principales villes du territoire continental et colonial, dirigerait avec une entière certitude de succès les mesures prophylactiques employées contre les maladies vénériennes, contre ce fléau qui abâtardit les générations, rend indisponibles des milliers de soldats, et cause des dépenses hospitalières très considérables.

Les moyens matériels me manquent pour aplanir et terminer la route; mais j’essaie d’en tracer la direction et d’indiquer de loin le but si désirable où elle aboutit.

STAl'ISTIQUE comparative des maladies vénériennes parmi

Nota. — Les villes sont rangées selon le nombre des vénériens

NOMS

des

Effectif

moyen

annuel

Nombre

total

des

vénériens

entrés

l’hôpital

Nombre

des

vénériens

entrés

l’hôpital

pour

hommes

d’effectif

total

des

journées

de

vénériens

l’hôpital

Nombre

des

journées

de

vénériens

l’hôpital pour 100 hommes d'effectif

Durée

moyenne

du

traite-

ment

(jours)

Effectif

moyen

annuel

Nombre

total

des

vénériens

entrés

l’hôpital

Nombre

des

vénériens

entrés

l’hôpital

pour

hommes

d’effectif

Nemours

Alger

Bùne

Blidah

Cherchell

Constantine

Mostaganem

Mascara

Tlemcen

Medeali

Bathna

Bougie

Biscara

La Galle

Totaux

(’) Moyennes générales.

les lmVes. dam quatorze garnisons de V Algérie, en <838, <850 et tsco.

Nombre

tolal

des

journées

de

vénériens

l’hôpital

Nombre purée des

journées moyenne

de

vénériens

l’hôpital pour 100 hommes d’effectif

du

traite-

ment

(jours)

OBSERVATIONS

Effectif moyen \ J annuel

Nombre tolal v des

énériens

entrés

l’hôpital

Nombre

des

énériens

entrés

'hôpital pour 100 ' sommes d’effectif

Nombre total j

des

ournées ' de

énériens

l’hôpital

Nombre

des

ournées 1 de

énériens

l’hôpital jour 100 hommes d’effectif

Durée

noyenne

du

traite-

ment

(jours)

Le chiffre de l’effectif moyen annuel a été obtenu en prenant le nombre d’hommes officiers, sous-ofli- | ciers, caporaux et soldats) présents au premier jour de chaque mois, i formant la somme, et divisant par 12. 1

La totalité des documents est due à I M. Bertherand, médecin principal 1 de lr0 classe, Directeur de l’Ecole 1 de médecine d’Alger.

il 2645

) (>) Ces moyennes ne sont malbeu- jl

reusement pas comparables entre 1 elles, parce que les renseignements J

line, Medeali et Mascara, et en 18o9 1 pour Mascara; mais elles ne sont pas jl dépourvues de valeur comparative 1 avec les moyennes générales obte- 1 nues parla statistique des garnisons II 1 de l’intérieur.

J’extrais de ce tableau un résumé exprimant les diminutions et les augmentations survenues de 1858 à 1860.

El1 AT des quatorze garnisons de TAgérie dressé en ordre selon la proportion des vénériens entrés à l'hôpital pour 100 hommes d'effectif en ISO o, et faisant ressortir les diminutions ou les augmentations survenues entre les deux années 1858 et 1860.

NOMS

DES VILLES

NOM DUE des vénériens entrés à l’hôpital pour 100 hommes d’effectif moyen en

Nemours

Alger

Cherchell

Blidah

Tlemeen

Constantine . . : .

Mascara

Mostaganem

Mcdeah

Batna

Bougie

Bùne

Biscara

La Calle

tn

PS

OBSERVATIONS

Pour Constantine et

Mcdeah la comparaison est faite entre 1839 et

1860, faute de renseignements concernant l’effec-

t if de ces deux garnisons

en 1858.

Les renseignements manquent relativement à Mascara, pour les deux

années 1858 et 1860.

Voici maintenant les villes rangées selon l'importance des diminutions survenues de 1858 à 1860.

ÉTAT des garnisons de l’Algérie dressé en ordre selon les diminutions survenues de 1858 à 1860 dans le nombre des vénériens entrés à T hôpital pour 100 hommes d’effectif moyen.

NOMS DES VILLES

cfi

DUIIÉE MOYENNE

des

traitements

Üours)-

OBSERVATIONS

Bône

Mostaganem

Constantine

La comparaison pour

Moyenne générale de la du traitement

durée

Constantine est faite entre les deux années 1859 et 1860, faute de renseignements relatifs ît l’année 1858.

La durée moyenne des traitements est plus longue de 7,80 jours en 1860, dans ces trois garnisons réunies, qui présentent des diminutions sur le nombre des vénériens entrés à l’hôpital . Cette remarque autorise à penser que les diminutions sont plus apparentes que réelles, et sont dues à ce que les hommes affectés légèrement sont entrés à Thopital en beaucoup plus grand nombre en 1858 qu’en 1860. Cette opinion est pleinement confirmée quant à Mostaganem et à Constantine; car, dans ces deux villes, le nombre des journées de vénériens pour 100 hommes d’effectif est plus élevé en 1860 qu’en 1858. Quant à Bône, la diminution est tellement forte, qu’il me paraît impossible de l’attribuer tout entière au motif que je viens d’exposer.

ETAT des garnisons de l’Algérie dressé en ordre selon les augmentations survenues de 1858 à 1860 dans le nombre des vénériens entrés à l'hôpital pour 100 hommes d’effectif moyen.

NOMS DES VILLES

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