‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 111 sur 122 · DUREE MOYENNE · texte numérisé non relu

DUREE MOYENNE

NOMS

du traitement (jours)

en

DES VILLES

Briançon

Montpellier

Sedan

Rome

Bayonne

Thionville

Valenciennes

Saint-Omer

Lille

Strasbourg

Cambrai

Lyon

Sarreguemines ....

Longvvy

Toulouse

Perpignan

Bitsche

Metz

Marseille

Rennes

Bruxelles (')

Calais

Bastia

Bordeaux

Anvers

Gand

Paris *

Ajaccio

Montmedy

Nancy **..

OBSERVATIONS

* Paris ayant évacué des vénériens sur Versailles, la durée moyenne du traitement en a été fortement diminuée, surtout en 1859.

** Nancy a reçu des vénériens évacués de Châlons, et probablement des vénériens de la garnison même de Nancy qui étaient atteints d’affections légères, c’est ce qui explique le peu de durée du traitement moyen en 1860.

Moyenne générale en 1860 :

Dans les 27 hôpitaux français, 40 jours Dans les 3 hôpitaux belges, 28jours

La durée moyenne est. la même dans les hôpitaux du nord et dans ceux du midi de la France.

(*) Les durées moyennes de traitement des trois hôpitaux de Bruxelles, d’Anvers et de Gand, sont extraites des documents envoyés par M. le Dr Meynne, médecin de régiment à Anvers.

On ne saurait douter de l'influence des méthodes thérapeutiques sur la durée des traitements; mais comme il est fort douteux que les cures de syphilis les plus rapides soient les plus solides et, par conséquent, les plus désirables, et comme les influences climatériques et nosocomiales sont inconnues, on doit garder une extrême réserve quant au jugement qu’on serait tenté de porter sur les méthodes thérapeutiques, d’après la durée moyenne des traitements. Toutefois, les documents que j’ai recueillis sur ce sujet me paraissent de nature à intéresser les médecins des hôpitaux.

11 serait très utile, au point de vue de l’hygiène hospitalière, de rechercher si les hôpitaux les plus peuplés ne sont pas ceux où la durée moyenne du traitement des vénériens est la plus longue. Les moyens de mesurer l’influence nosocomiale sont rares, et la comparaison de la durée moyenne du traitement des vénériens offrirait peut-être sur ce sujet de précieuses indications.

11 faut remarquer que la durée moyenne du traitement perd beaucoup de son intérêt dans un hôpital, lorsque le chiffre des malades y est peu élevé; car alors il suffit de quelques maladies chroniques pour allonger démesurément cette moyenne. Ainsi, à Briançon, la durée moyenne du traitement, qui n’était que de 30 jours en 1859, s’élève à 50 jours en 1800; mais, en 1800, il n’y a eu que 20 entrées à l’hôpital. Il est évident que, parmi ces 20 malades, quelques-uns ont offert des maladies exceptionnellement longues.

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