LE RAPT DES FILLES PAR LES PROXÉNÈTES ET LES PIRATES
Le rapt des fdles par les proxénètes contribuait au recrutement de la prostitution :
<c Eas qui surripuit, in Anactorium devchit » Venditque lias omncis, et nutricem et virgines » Præscnti argcnto homini, si leno est homo,
» Quantum hominum terra sustinet, sacerrimo. »
(Plaut., Vænul., 87.)
« Celui qui enleva les deux jeunes iillcs, les conduisit a Anactorium, et les vendit à beaux deniers comptants avec leur nourrice à un homme, si un proxénète est un homme, au plus infâme scélérat que la terre ait jamais porté. »
< Itane imputions
j Tu ne lieic, feles virginalis, liberos parentibus.
» Habebis, alque indigno quœstu conleres? » (Plaut., liudens, 656.)
« Oui-ilà, impudent voleur de tilles! tu auras dérobé à leurs parents des enfants de condition libre et tu en abuseras pour ton infâme métier? »
« Sequere bac, scelesta feles virginaria !
» Sequere hac, mea gnata, me usque ad prætorem. »
(Plaut., Perso, 742.)
«Suis-moi, maudit voleur de jeunes filles! Viens avec moi, ma fille, jusque chez le préteur. »
Les captives enlevées par la guerre ou la piraterie étaient souvent vendues aux proxénètes. (V. Vallon, Esclav. dans l’antiq., t. IJ, p. 1G0.)