‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 15 sur 122 · LE RAPT DES FILLES PAR LES PROXÉNÈTES ET LES PIRATES · texte numérisé non relu

LE RAPT DES FILLES PAR LES PROXÉNÈTES ET LES PIRATES

Le rapt des fdles par les proxénètes contribuait au recrutement de la prostitution :

<c Eas qui surripuit, in Anactorium devchit » Venditque lias omncis, et nutricem et virgines » Præscnti argcnto homini, si leno est homo,

» Quantum hominum terra sustinet, sacerrimo. »

(Plaut., Vænul., 87.)

« Celui qui enleva les deux jeunes iillcs, les conduisit a Anactorium, et les vendit à beaux deniers comptants avec leur nourrice à un homme, si un proxénète est un homme, au plus infâme scélérat que la terre ait jamais porté. »

< Itane imputions

j Tu ne lieic, feles virginalis, liberos parentibus.

» Habebis, alque indigno quœstu conleres? » (Plaut., liudens, 656.)

« Oui-ilà, impudent voleur de tilles! tu auras dérobé à leurs parents des enfants de condition libre et tu en abuseras pour ton infâme métier? »

« Sequere bac, scelesta feles virginaria !

» Sequere hac, mea gnata, me usque ad prætorem. »

(Plaut., Perso, 742.)

«Suis-moi, maudit voleur de jeunes filles! Viens avec moi, ma fille, jusque chez le préteur. »

Les captives enlevées par la guerre ou la piraterie étaient souvent vendues aux proxénètes. (V. Vallon, Esclav. dans l’antiq., t. IJ, p. 1G0.)

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