‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 14 sur 122 · MARCHÉ SPÉCIAL POUR LE TRAFIC DES PROSTITUÉES · texte numérisé non relu

MARCHÉ SPÉCIAL POUR LE TRAFIC DES PROSTITUÉES

Il existait à Rome un marché spécial pour le trafic des prostituées, dans le temple de Vénus :

« Quia apud œdem Veneris hodie est mcrcatus mcretricius » Eo convcniunt mercatores : ibi ego me ostendi volo. »

(Plaut., Penul.j 305.)

« Parce que l’on tient aujourd’hui dans le temple de Vénus le marché des prostituées. C’est le rendez-vous des acheteurs : je veux m’y montrer. »

(V. aussi Ter., Phorm., V, 5, 10).

Les esclaves ôtaient mis en vente : les pieds blanchis de craie, cretatis pedibus ^Plin., 3G, 58.) lorsqu’ils étaient transportés des pays étrangers; la tête couronnée, sub coronâ (Tit. Liv., II, 17; XXIV, 42.) lorsqu’ils étaient prisonniers de guerre; on nommait ces derniers servi , c’est-à-dire bello servait ou mancipii (mancipia), c'est-à-dire manu capti.

Lorsque le marchand d’esclaves, mango, ne garantissait pas les qualités physiques ou morales de l’esclave mis en vente, il le coiffait d’un bonnet de laine blanche. (V. Aul. Gell., VII, 4.)

Page 1