MARCHÉ SPÉCIAL POUR LE TRAFIC DES PROSTITUÉES
Il existait à Rome un marché spécial pour le trafic des prostituées, dans le temple de Vénus :
« Quia apud œdem Veneris hodie est mcrcatus mcretricius » Eo convcniunt mercatores : ibi ego me ostendi volo. »
(Plaut., Penul.j 305.)
« Parce que l’on tient aujourd’hui dans le temple de Vénus le marché des prostituées. C’est le rendez-vous des acheteurs : je veux m’y montrer. »
(V. aussi Ter., Phorm., V, 5, 10).
Les esclaves ôtaient mis en vente : les pieds blanchis de craie, cretatis pedibus ^Plin., 3G, 58.) lorsqu’ils étaient transportés des pays étrangers; la tête couronnée, sub coronâ (Tit. Liv., II, 17; XXIV, 42.) lorsqu’ils étaient prisonniers de guerre; on nommait ces derniers servi , c’est-à-dire bello servait ou mancipii (mancipia), c'est-à-dire manu capti.
Lorsque le marchand d’esclaves, mango, ne garantissait pas les qualités physiques ou morales de l’esclave mis en vente, il le coiffait d’un bonnet de laine blanche. (V. Aul. Gell., VII, 4.)