COMMENT LES PROXÉNÈTES SÉDUISAIENT LEURS PRATIQUES
« Faims enim distillans labia méretricis et nilidius oleo guttur ejus. » Prov., V, 3.)
» Novissima autem illius amara quasi absinthium, et acuta quasi gladius » biceps. j>
« Les lèvres de la prostituée distillent le miel, et son gosier est plus doux que l’huile.
» Mais à la fin elle est amère comme l’absinthe; elle perce comme le glaive à deux tranchants. »
« In melle sunt linguæ sitæ vestræ atque orationes » Lacteque : corda felle sunt lita, atque acerbo aceto. »
(Plaut., Trucul., I, 2, 76.)
« Vos langues et vos paroles sont tout lait et tout miel, vos cœurs sont pleins de fiel et d’acerbe vinaigre. »
« Bonis esse oportet dentibus lenam bonam, adridere » Quisquis veniat blandeque adloqui. » (Plaut., Trucul., 196.)
« Une bonne proxénète doit avoir de bonnes dents; elle doit sourire à tout venant; ses paroles sont de miel. »
« Ædis nobis area’st, auceps sum ego,
» Esca est meretrix, lectus inlcx est, amatores aveis :
» Bene salutando consuescunt, compellando blanditer » Osculando, oratione vinnula, venustula.
» Si papillam pertractavit, haud est ab re aucupis.
» Savium si sumpsit, sumerc eum licet sine retibus. »
(Plaut., Asin., 201.)
« Je suis un oiseleur, moi; mon terrain, c’est ma maison, la fille est l’amorce, le lit est le piège, les amants sont les oiseaux. On les allèche, on les charme avec un accueil flatteur cl caressant, avec un appel douceureux et aimable. Si la proie a touché la gorge, les affaires de l’oiseleur vont bien ; si elle a pris un baiser, la bête est prise, il n’est pas besoin de filets. »