LA PORTE REFUSANT DE S’OUVRIR
Lorsque la porte refusait de s’ouvrir, l’amant rebuté cherchait à la fléchir par des larmes :
« Ad nocturna jaces fastuosæ limina mæcliæ » Et madet, heu ! lacrymis janua surda luis. » (Mart., X, 13.)
« Tu te morfonds la nuit devant la porte d’une courtisane altière, et celle porte, sourde, hélas ! se mouille de tes larmes. »
Par des cris :
« Quod si adeam ad foreis atque obccntem. »
(P i.au t., Curcul, 152.)
« Que j’aille pousser des cris à sa porte. »
Par des libations et des compliments :
* Agite, bibile festivæ foreis,
» Potate. » (Plaut., Curcul., 83.)
« Bois, bois, aimable porte, enivre-toi. »
Par des baisers :
* Quin das savium. » (Plaut., Curcul., 94.)
Par des inscriptions galantes, écrites au charbon :
« Obcentent ostium,
» Impleantur meœ forcis elegiorum carbonibus. »
(Plaut., Merc., 402.)
« Ils viendraient pousser des cris devant ma porte, ou la charbonneraient d’inscriptions galantes. »
Par des injures :
« Nautique totius vobis
» Frontem tdbernæ scipionibus scribam. »
(Catull., XXXVII, 9.)
« Je couvrirai d’invectives, avec un tison, la façade de votre taverne. j>
Il répandait des parfums sur le seuil, il y déposait des guirlandes de fleurs (Tibull., 1, 2, 7), une torche renversée. (Prop., I, 16; Pers., V, 165; Catull., LXVII, 1. — V. Dezob., ouv. cit t. III, p. 76, 77.)