‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 43 sur 122 · LA PORTE REFUSANT DE S’OUVRIR · texte numérisé non relu

LA PORTE REFUSANT DE S’OUVRIR

Lorsque la porte refusait de s’ouvrir, l’amant rebuté cherchait à la fléchir par des larmes :

« Ad nocturna jaces fastuosæ limina mæcliæ » Et madet, heu ! lacrymis janua surda luis. » (Mart., X, 13.)

« Tu te morfonds la nuit devant la porte d’une courtisane altière, et celle porte, sourde, hélas ! se mouille de tes larmes. »

Par des cris :

« Quod si adeam ad foreis atque obccntem. »

(P i.au t., Curcul, 152.)

« Que j’aille pousser des cris à sa porte. »

Par des libations et des compliments :

* Agite, bibile festivæ foreis,

» Potate. » (Plaut., Curcul., 83.)

« Bois, bois, aimable porte, enivre-toi. »

Par des baisers :

* Quin das savium. » (Plaut., Curcul., 94.)

Par des inscriptions galantes, écrites au charbon :

« Obcentent ostium,

» Impleantur meœ forcis elegiorum carbonibus. »

(Plaut., Merc., 402.)

« Ils viendraient pousser des cris devant ma porte, ou la charbonneraient d’inscriptions galantes. »

Par des injures :

« Nautique totius vobis

» Frontem tdbernæ scipionibus scribam. »

(Catull., XXXVII, 9.)

« Je couvrirai d’invectives, avec un tison, la façade de votre taverne. j>

Il répandait des parfums sur le seuil, il y déposait des guirlandes de fleurs (Tibull., 1, 2, 7), une torche renversée. (Prop., I, 16; Pers., V, 165; Catull., LXVII, 1. — V. Dezob., ouv. cit t. III, p. 76, 77.)

Page 1