RÉGION DES PREMIÈRES CÔTES DE BORDEAUX
Communes de Bassens, Lormont, Sainte-Eulalie, Carbon-Blanc, Yvrac, Artigues, Cenon, Tresses, Floirac, Bouliac (dans le canton du Carbon-Blanc) ; Carignan, Fargues-Saint-Hilaire, Pompignac, Bonnetan, Sallebœuf, La Tresne, Cénac; Camblanes, Quinsac, Cambes, Saint-Caprais, Baurech, Haux, Le Tourne (dans le canton de Créon); Langoiran, Capian, Lestiac, Paillet, Villenave-de-Rions, Cardan, Rions, Béguey, Cadillac, Laroque, Omet, Donzac, Monprinblanc, Gabarnac, (dans le canton de Cadillac).
Fort heureusement, aucun décret n’intervint pour sanctionner la proposition de la sous-Commission. Les événements de Champagne avaient montré le danger des délimitations administratives et le gouvernement ne paraissait pas désireux de tenter une nouvelle épreuve. Au surplus, le projet Pams, déposé le 30 juin 1911, consacrait l’abandon de la délimitation administrative et le retour à la
délimitation judiciaire. ?
La Protection internationale des Vins tendus sous une appellation d’origine. - Législation étrangère.
En 1880, le prince de Bismarck, alors ministre du Commerce, adressait aux Chambres de commerce de l’Empire une circulaire favorisant l'importation et la consommation des vins italiens. «Il est recommandé aux négociants en vins d’essayer de couper en partie les vins allemands avec lesdits vins italiens pour préparer de la sorte un produit neutre, agréable et bon marché, qui donnerait un excellent vin de table, lequel pourrait se substituer facilement au soi-disant Bordeaux». Bismarck laissait entendre dans cette note que les vins de Bordeaux vendus en Allemagne n'avaient dn bordeaux que le nom. Il disait vrai : ce qu’il aurait dû ajouter pour être tout à fait exact, c'est que les fraudes dont se plaignait le consommateur allemand étaient imputables, non pas aux commerçants français, mais à leurs concurrents d’outre-Rhin. Si le vignoble de