‹ De la prothèse immédiateChapitre 8 sur 40 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Maxillaire inférieur. — Description et application des appareils prothétiques.

Variation de forme suivant les cas.

1° Le maxillaire inférieur a été enlevé complètement.

Parties constitutives de l'appareil.

Pièce alvéolaire ou supérieure, pièce inférieure. Moyen de fixation 'des deux pièces.

Ressorts et plaque palatine comme moyens de fixation ou de redressement.

Dimensions que doit prendre l'appareil.

2' Le raaxillaire a été enlevé en totalité, sauf une partie des branches montantes.

3' Une partie du corps du maxillaire a été réséquée. Précautions à prendre pour la fixation des vis.

Dispositions de lames internes et externes dans le premier appareil.

4° Une branche montante avec une partie de la portion horizontale a été intéressée. Moyen de fixité dans ce dernier cas.

Modifications à introduire pour éviter certaines déformations.

Canalisation de l'appareil permettant des lavages antiseptiques.

Par quels moyens arrivons-nous à obtenir les avantages que nous venons de signaler ; comment réalisons-nous les conditions exigées par les circonstances pathologiques dans lesquelles on est placé dans toute résection du maxillaire inférieur et comment construisons-nous nos appareils?

Quoique ceux-ci, destinés à la prothèse immédiate de la mâchoire inférieure, soient tous faits sur le même type, ils présentent cependant quelques variétés suivant les cas : On peut les diviser en quatre catégories selon que :

Le maxillaire inférieur aura été enlevé complètement ;

Il aura été enlevé en totalité, sauf une partie de ses branches ascendantes ;

Une partie seule du corps du maxillaire aura été réséquée ;

Une branche montante avec une partie de la branche horizontale aura été intéressée.

Nous ne parlerons pas des cas où le maxillaire tout entier a été enlevé avec conservation des parties molles, n'ayant pas eu l'occasion d'appliquer d'appareil pour une lésion aussi complète; toutefois nous pouvons faire remarquer qu'une prothèse semblable ne présenterait pas de difficultés plus grandes que celles que nous avons eues à combattre dans l'observation II, en offrant les mêmes avantages que ceux que l'on rencontre dans les circonstances dont nous allons nous occuper maintenant.

Avant d'entrer dans l'étude des diverses dispositions que nous venons d'énumérer, nous devons exposer quelques généralités qui nous dispenseront de redites. Quelles sont les parties constitutives de l'appareil ? Quelles dimensions exactes doit-on lui donner ? Tout appareil prothotique destiné au maxillaire inférieur devra se composer de deux pièces {flg. 6), l'une supérieure A, répondant au rebord alvéolaire, l'autre inférieure, B.B, au corps de l'os et aux branches montantes. En outre, la pièce inférieure sera divisée au niveau de la symphyse du menton par un trait vertical Ç, quand les dimensions de l'appareil seront trop volumineuses pour qu'il puisse être enlevé facilement.

En dernier lieu, ces diverses parties présenteront quel-

qiies modifications suivant qu'on les considérera sur les pièces primitives ou sur l'appareil définitif.

/;• ff ..

A, rebord alvéolaire. BB, corps de l'os. G, point où la pièce est divisée. D, plaque en acier étamé servant à réunir les deux parties. E, tige métal-

que destinée à fixer le rebord alvéolaire au corps de ros. F, tube de caoutchouc servant à faire les irrigations. G, porte-ressort. H, canaux d'irrigation. I, tubes d'émergence.

Le rebord alvéolaire représentera aussi exactement que possible, en hauteur et en largeur, ce qu'était celui-ci à l'état sain. Il ne portera pas de dents dans la pièce primitive et en sera pourvu au contraire dans l'appareil définitif. Cette pièce alvéolaire sera, tout entière, confectionnée en caoutchouc durci ; elle portera à son bord inférieur deux tiges E, pénétrant à frottement doux dans le corps du maxillaire artificiel ; grâce à ce dispositif, elle

Page 1