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prend des états pathologiques survenant sous l'influence de l'alcool, de la syphilis, du plomb, etc., et qui, au premier abord, font croire à une vraie paralysie générale à marche fatalement progressive et mortelle.
Ayant eu l'occasion d'observer à l'hôpital Beaujon dans le service de notre cher maître, M. le D' Gombault, deux malades très intéressants, l’un ayant présenté un cas très remarquable de pseudo-paralysie générale saturnine, l’autre ayant eu une vraie paralysie générale associée à une légère intoxication saturnine, nous avons fait des recherches sur la pseudo paralysie générale saturnine et nous avons remarqué que, dans ce groupe des pseudo-paralysies dont nous parlions tout à l'heure la pseudo-paralysie générale saturnine était encore une des moins connues. Nous avons recherché les travaux faits sur cette maladie et nous avons vu qu'ils étaient bien peu nombreux ; les quelques observations publiées sont disséminées dans divers ouvrages, chaque auteur ne rapportant souvent qu'une. observation. Nous avons réuni les divers cas que l'on connaît aujourd'hui, nous les rapportons tous, en résumant néanmoins quelques-uns d’entre eux et nous y ajoutons Je nôtre qui nous paraît très intéressant. Nous croyons que la pseudoparalysie générale saturnine est plus fréquente que ne semble l'indiquer le total des observations connues, mais très probablement beaucoup de faits ont été méconnus ou n’ont pas été publiés. Ce n’est pas seulement dans les asiles d’aliénés qu'il faut rechercher les cas de pseudo-paralysie générale saturnine; ce ne sont pas seulement les médecins aliénistes qui observeront cette maladie, ce sont aussi tous les médecins des services hospitaliers. Les malades atteints de pseudo-paralysie générale saturnine ne sont pas toujours envoyés dans les asiles d’aliénés ; beaucoup d’entre eux, chez qui on se contente parfois de porter le diagnostic d'encéphalopathie saturnine, restent dans le service où ils sont entrés jusqu’à leur guérison où leur amélioration. Le sujet que nous abordons est assez difficile, trop peu de cas ont été encore publiés, et souvent on est obligé dans l’étude de cette affection de rester dans le vague. Nous n'avons pas là prétention de résoudre les difficultés, nous voulons seulement attirer l'attention sur une affection
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qu’il importe de savoir reconnaître et de savoir différencier de la paralysie générale ordinaire.
Mais avant d'entrer dans l'étude de notre sujet, nous sommes heureux de nous conformer à la tradition en adressant ici tous nos remerciements aux maîtres qui nous ont guidé dans nos études médicales. Que nos maîtres de l'Ecole de Rouen, qui ont dirigé nos premiers pas dans l'étude de la médecine, MM. P. Hélot, Tinel, reçoivent ici l'expression de toute notre gratitude ; nous adressons un dernier hommage à M. Leudet, ancien directeur de l'Ecole de médecine de Rouen, qui nous a fait profiter de sa grande expérience clinique, et nous devons mieux que des remerciements à M. Delabost qui a été pour nous plus qu un maître, et qui nous a rendu de grands services que nous ne saurions jamais oublier. Nous remercions également nos premiers maîtres à Paris, M. le professeur Hardy, MM. Polaillon, Hallopeau, A. Gombault. Nous sommes très reconnaissant des leçons que nous avons reçues pendant notre externat chez MM. le professeur Lannelongue, qui nons a appris la chirurgie infantile, C. Paul, et le professeur Grancher. Que ceux chez qui nous avons été interne reçoivent l'expression de toute notre gratitude : MM. Cruveilhier, Quénu, C. Gombault, Talamon. Nous prions M. Ribemont-Dessaignes dont nous avons été également l’interne et chez qui nous avons appris l’art des accouchements, de croire à tous nos remerciements. Que M. L. Labbé, dont nous n'avons pu être l’interne, mais dont nous avons suivi les leçons à l’hôpital Beaujon, veuille bien nous permettre également de le remercier pour les marques de bienveillance qu’il nous a données. N'oublions pas MM. de Beurmann, Hutinel et Duret. Enfin que M. le professeur Bail, qui nous à fait l'honneur d'accepter la présidence de notre thèse, reçoive tous nos remerciements.
https://archive.org/details/IA41554031 0048