Dr H. Dubief. Rapport à M. le Préfet de police, 23 mars
LD pes thérapeutiques qui régissent les traitements des maladies infectieuses :
1° Diminuer l'infection ;
2° Diminuer l’intoxication ;
3° Mettre le malade en mesure de supporter l’infection et l’intoxication.
Ces trois indications sont remplies par ûne médication qui n’est autre que la méthode de Brand. On sait, en effet, que le bain froid a de nombreuses actions
{ Ilactive là phagocytose ; -
2° Il augmente la tension vasculaire, il est ainsi diurétique ; | | | 9° Il abaisse la température, stimule le système ner-
veux, régularise l’activité cellulaire.
Enfin, pendant toute l’évolution de la psittacose, il faudra craindre l'apparition d’une infection secondaire pneumococcique. Or, d’après les travaux de M. le D Netter, on sait que la pneumonie, comme la broncho-pneumonie, sont dues, soit à une*auto-infection, soit à une hétéroinfection. l
Contre l’auto-infection, il faut imposer lantisepsie buccale. Éd
On évite l’hétéro-infection en isolant les malades, -en
| fuyant le contact des broncho-pneumoniques ou des pneu-
moniques.
Si, malgré ce traitement prophylactique, il survient une complication pneumonique où broncho-pneumonique, il ne faut pas perdre espoir ; ii faut au contraire redoubler d'activité dans la lutte, et, pour cela, deux armes
sont à notre disposition: le bain froid et le drap mouillé.
Age
La valeur comparée de ces deux méthodes et leurs indications ‘dans le traitement de la pneumonie ont fait le sujet d’une clinique de notre maître M. Rendu, clinique publiée dans le Journal des praticiens du 4 août
CONCL N USIONS &
I. — La psittacose constitue une entité morbide définie, une dans sa nature, une dans ses causes, et toujours comparable à elle-même. |
I, — Elle sévit d’une façon épidèémique (1892), mais peut se rencontrer actuellement à l’état endémique (1893, novembre 1894). |
IT. — La bactériologie de la psittacose est mal connue. Il est probable cependant que c’est une infection primitive par une bactérie spéciale trouvèe par M. le professeur Nocard dans la moelle d’un humérus de perruche.
L’infection secondaire par le pneumocoque est fréquente.
IV. — L'étude clinique de la maladie peut se résumer ainsi : infection profonde de Péconomie, caractérisée par un abattement, une prostration intenses ; pneumonie terminale.
V.— Le diagnostic peut se faire : en présence d’un ëtat tvphoïde mal caractérisé, ne cadrant pas exactement avec les autres états typhoïdes connus, il faudra toujours rechercher sile malade n’a pas êté en contact avec une perruche malade. Cette dernière constatation entraine le diagnostic.