OBSERVATIONS
OBSERVATION [ (inédite)
Inèdile, recueillie dans le service de M. le D' Rendu (hôpital Necker).
Le nommé V.., 27 ans, employé, entre à l’hôpital le 20 novembre 1894; salle Bouley, lit n° 26.
Il est malade depuis huit jours : céphalée très violeñte, accompagnée d’une Jassitude très grande; point de côté, oppression considérable; puis apparition de plüsieurs épistaxis. Digestions difficiles, appétit considérablement diminué ; constipation très grande. Pas de vomissements.
Le malade arrive à l'hôpital le 20 novembre.
20 novembre. — Température : 39°,8. État typhoïde très marqué. Pas de gargouillement dans la fosse iliaque droite. Ventre peu douloureux; constipation opiniâtre.
Langue sèche ét recouverte d’un enduit saburral abondant.
Pas de taches rosées. Pouls : 100 pulsations par minute.
Urines albumineuses.
Le malade est pris par instants d’une quinte de toux.
L’auscultation des deux poumons permet de constater, en arrière, la prèsence de petits râles fins disséminès
dans toute l’étendue des deux poumons.
SN
Le malade répond difficilement aux questions qu’on lui pose. Abattement complet.
Malgré l’état pulmonaire, on prescrit un bain à 22° toutes les trois heures.
Température du soir : 39°,6.
21 novembre. — Température du matin : 380,9. { Langue toujours sèche; constipation. 4 Pouls : 120.
Délire continuel.
L’auscultation du poumon indique que les râles sont : devenus plus gros et plus humides.
Le soir, on donne au malade un lavement, glycérinè qui lui fait évacuer une grande quantité de matières fécales.
Température du soir : 39°,8.
22 novembre. — Température du matin : 380,6. Pouls :
Les râles ont disparu à la partie supérieure des deux poumons, mais persistent encore aux deux bases.
Le délire persiste toujours avec la même intensité.
Langue toujours sèche.
Le malade ne va à la garde-robe que sous l'influence des lavements. /
On ne constate pas l’existence de taches rosées.
La quantité d’urine rendue par le malade est difficile à apprécier, puisqu'il urine dans le bain.
Trailement. — On continue les bains à 22°, toutes les trois heures. Pour réconforter le malade, on lui donne du thé et du café. Une injection de strychnine au 41/1000 chaque matin.
Température du soir 39°,4.
1 a de EU
SRE.
23 novembre. — Température du matin, 39°,2. Pouls :
Le délire persiste.
Pas de taches rosées.
L'état d’abattement est moins accentuë qu’au début.
Le malade répond mieux aux questions qu’on lui pose.
Température du soir : 39°,4. |
24 novembre. — Température du matin : 38°,6. Pouls :
Le délire est un peu moins marqué.
Apparition, au niveau des épines iliaques et des avantbras, d’un piqueté formé de petits points rouges lègèrement acuminés.
Température du soir : 538°,8.
25 novembre. — Température du matin : 38°,4. Pouls : 110. |
Persistance du piqueté rougeûtre signalé aux bras et au ventre.
Pas de taches rosées. |
Apparition de petites élevures rougeñtres semblant indiquer le début d’une furoneulose. :
La constipation persiste.
Température du soir : 38°,4.
26 novembre. — Température du matin: 37,6.
Le malade est agité pendant la nuit, il ne cesse de parler et de marmotter des mots incompréhensibles. Pendant le jour, 1l parait toujours aussi abattu; mais quand on le tire de sa torpeur en lui posant une question, ses réponses sont très claires.
La langue est toujours sèche:
Morange