‹ De la Psittacose: Infection spéciale déterminée par des perruchesChapitre 3 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans les premiers jours du mois de mars 1892, éclatèrent à Paris les premiers cas d’une affection qui prèsentait des allures extraordinaires et semblait se rattacher à une origine bizarre. Dès le début, l’émotion fut grande dans la population parisienne, d’autant plus que les premiers travaux parus sur cette affection s’accordaient à considérer cette épidémie comme une recrudescence de crippe infectieuse à forme pneumonique. C’est à cette conclusion qu’aboutirent, d’une part, le travail de M. Paul Gastou, publié dans le Bullelin médical du 30 mars 1892, et, d’autre part, le premier rapport de M. le D' Dujardin- Beaumetz au Conseil d'hygiène publique et de salubrité du département de la Seine le 1% avril de la même année.

Cependant, dès cette époque, le professeur Peter reconnaissait que cette nouvelle affection se distinguait par ses

Morange " 2

EN CUE

caractères cliniques de tous les états typhoïdes connus, et faisait à l'hôpital Necker une clinique publiée dans le Bulletin médical du 3 avril 1892, sur le « {yphus des perruches » : typhus créé spontanément par des perruches soumises à des conditions générales malsaines, et se transmettant à l’homme en conservant ses caractères particuliers.

L'avenir devait justifier en parte les assertions du professeur Peter, et réserver une place spéciale dans le cadre nosologique à l'infection déterminée par les perruches. |

Un an aprés cette première épidémie, une seconde épidèémie, moins étendue, fit son apparition.

La description de ces nouveaux cas a êté faite par M. le D' Dubief, médecin inspecteur des épidémies; et un second rapport a êtè fourni, à ce sujet, à M. le Préfet de Police par M. le D' Dujardin-Beaumetz, le 14 avril

Dans ce second rapport, M. le D' Dujardin-Beaumetz revient sur sa première opinion et pense qu'il s’agit d’une infection spéciale, dont le facteur unique est une perruche malade; mais il ajoute que l’on ne pourra se prononcer définitivement à cet égard qué lorsque les recherches bactériologiques entreprises à ce sujet seront terminées

Actuellement, toutes ces recherches bactériologiques sont achevées. M. Nocart a trouvé et dècrit une bactérie spéciale, dans la moelle osseuse de l’humêrus d’une perruche morte infectée; mais cette bactérie n’a pas encore été retrouvée chez l’homme. De sorte que maintenant encore c’est la clinique seule qui doit nous guider. Et en

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