CONCLUSIONS
Dans le cours de notre thèse, nous avons essayé de rester dans le domaine pratique de la psychiâtrie d'urgence et c'est à ce titre que, d’une: étude aussi variée, nous dégageons les conclusions suivantes :
1° Il existe une véritable psychiâtrie d'urgence, comparable à la médecine et à la chirurgie d'urgence, et qu’on peut apprendre à l'Infirmerie spéciale de la Préfecture de police.
2° En psychiâtrie d'urgence, le médecin doit pratiquer un examen somalique el neurologique aussi complet que possible ; car la notion d’une infection, d’une intoxication, d’une névrose ou dune encéphalopathie entraîne presque toujours des indications thérapeutiques immédiates et oriente souvent la conduite admimistrative à tenir.
3° En psychiâtrie d'urgence enfin, la précision dans le diagnostic étant souvent difficile, c’est en général de l'étude approfondie du pronostic que se dégagent les indications de l’internement. C’est à cette proposition — journellement appliquée à l'Infirmerie spéciale — que bien des sujets, atteints de troubles momentanés de l'esprit, doivent le bénéfice d'échapper à un internement hâtif et inutile.