‹ De la psychologie d'AristoteChapitre 13 sur 53 · DES SEINS EN GÉNÉKAL ET DE LEURS OBJETS · texte numérisé non relu

DES SEINS EN GÉNÉKAL ET DE LEURS OBJETS

La sensation et son objet sont dans une relation réciproque (1). L'objet sensible n'est ainsi nommé que parce qu'il est perçu par la faculté de sentir (2). Mais la sensation et les sens présupposent l'objet sensible (3) , et pour comprendre ce que c'est que sentii', il importe de connaître auparavant les objets auxquels s'applique la sensation (4) , et d'après lesquels on la divise en espèces (5).

Il y a trois sortes d'objets sensibles. Il en est qui sont propres à un certain sens , et qui ne sauraient être connus directement par aucun autre ; il en est ensuite qui , tout en étant connus en eux-mêmes , sont communs à tous les sens ; enfin d'autres sont perçus par accident et non plus en eux-mêmes (6). Mais les objets propres des sens doivent être par excellence appelés sensibles , puisque c'est à eux que s'applique naturellement chaque sens (7).

Les accidents ou qualilés des corps , tels que la couleur, la saveur, le son et l'odeur, la pesanteur,

(l)Cat('i!., VII,§ 9; X,4J4; Mélaph., IV, b;\, 5, 15.— (v) De la sensat., VI, «> 1 ; Mélapli. ,1,7 fin. — (:j) Mor. h Nie. , X , •'» ined.; Mclapli , V l.S fin. - (4) De l'âme , Il , 'i , * 1. - (.S) Ibid. , III , 8 , § 1. — (G) Ibid.,

ii,f;,§ 1 puiv. ; m , a,** 12. - (7) ibid. , 11, d,^ 4.

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