‹ De la psychologie d'AristoteChapitre 17 sur 53 · DKS SENS EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DKS SENS EN GÉNÉRAL

ni l'ouïe , et sont totalement privés du sens de l'odorat, tandis que tous participent du toucher (1 ). C'est que la perte du toucher entraîne la mort de l'animal ; les autres sens au contraire lui sont donnés non pour être simplement , mais pour être bien (2). Le goût paraît cependant lui être indispensable pour la nourriture, où il distingue l'agréable et le désagréable. Les trois autres sens, qui s'exercent à l'aide de milieux extérieurs , ont été donnés aux animaux doués de locomotion , afin que percevant à distance , ils puissent découvrir de loin leur nourriture et éviter ce qui leur serait nuisible ou dangereux. Ces mêmes sens dans les êtres doués de réflexion , ne sont pointinutiles soit pour la connaissance , soit pour l'action (3).

Tous les animaux parfaits ont les cinq sens (4). L'homme par conséquent les possède (5). C'est lui d'ailleurs qui a dans la plus grande perfection le sens du toucher (6) et qui est le mieux doué en général pour la sensibilité (7) .

(l)De l'âme, 11, 2, §§ 4, 5; ch. 3, § 7 ; 111, 12, §$ 2 , 7 ; ch. 13, § I.- (2) Ibkl. , 111 , 1 2 , § 8 ; m , 1 3, § 3. — (3) De la sensat., I, §§ 8 , 10. — (4) De l'âme, 111 , 1 , § 4. — (ft) Hist. des anim., IV, 8. —(6) De la sensat , IV, § I; Hist. des anim., 1 , 15. — (7) EùatcrÔToxoTatoç. Part, des anim., 11, 17.

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