POPULATION
ICCBOISSEMEIIT.
A 379,0d8; 00 35 poitf téùt
1,929,889; oa 36 3 »
2,338,317; bu 32 3 »
3,291,779; ou 34 S »
4,192,693; ou 3^ 5 »
Ces cinq tables offrent les intérëââants résultata Suivants : dans le premier on voit que l'accroissement de la population blanche a été très-uniforme depuil 1790, puisqu'il n'a jamais dépassé la proportion de 36,1 pour 100, et ne s'est jamais abaissé au-dessoul de 33,2 pour 100. Le deuxième tableau montre que l'accroissement de la population libre de couleur t oscillé beaucoup; d'abord double de h proportiM
DE Là ^DiSSANCB AJifÉRtcAlNË. M
d'aùcfoidèement de la population blanche dans les deux premîèfès périodes dééelinales^ il s'est tout à coup abaissé dans la dernière période de plus de 10 pour 100. Le troisième tableau montre que raccroisikèment de la population esclave a peu varié de proportion pendant les quatre premières périodes décennales^ mais qu'il a également tombé considérablement pendant la dernière période^ où il n'a plus été que dans la proportion de 23,4 à 100. Le quatrième tableau montre que toute la population noire, libre et esclave, a oscillé beaucoup pendant les quatre premières périodes, et que dans la dernière la proportion s'est réduite de plus de 10 pour 100 sur les précédentes. Il est vrai que c'est pendant cette même période, de 1830 à 1840, que la question de l'émancipation des esclaves a été le plus agitée, ce qui peut jusqu'à un certain point avoir influé sur cette réduction, et servît par conséquent à en expliquer la cause. Néanmoins d'autres circonstances ont dû matériellement contribuer à réduire ainsi la proportion d'accroissement de la race noire ; c'est qu'en général les personnes de couleur libres préfèrent passer dans la province du Canada plutôt que d'habiter dans les États où même l'esclavage n'eiiste plus; car elles y retrouvent un préjugé de race plus fort peut-être dans ces États que dans ceux où l'esclavage existe encore : la ifacé noire y reste en infériorité devant leé hommes, quoiqu'elle ne le soit plus devant la loi, qui lui accoîde des droits électoraux, et la met soi-disant au nWfeàu de la race blanche.:
Enfin un certain nombre d'esclaves a dû passer dans la nouvelle république du Texas ^ pour y fournir les bras nécessaires aux premiers défrichements de ce territoire.
Le cinquième tableau donne la proportion d'accroissement sur l'ensemble de toutes ces populations j at montre qu'elle est restée assez uniforme pendant les cinq périodes décennales qui ont servi de base à la comparaison établie : cette proportion a été^ en moyenne^ de 35 à 100 par période décennale^ pendant les cinquante dernières années, accroissement énorme, et qui ne peut s'expliquer que par le concours de circonstances favorables au milieu desquelles la nation américaine se trouve placée , et dont les principales causes sont : un gouvernement fondé sur les vrais principes de la liberté, et la sécurité individuelle ; un territoire aussi étendu que riche en productions variées, où les moyens d'existence sont abondants et faciles, moyens peut-être les plus efficaces de tous pour augmenter la population d'un pays.
Cependant, ainsi que je l'ai déjà fait pressentir, l'Europe contribue chaque année pour une proportion assez notable à cet accroissement de puissance numérique de la nation américaine ; et on estime généralement à près de 100,000 individus le nombre d'émigrants qui viennent chaque année chercher un lieu de repos et de l'emploi pour leurs facultés productives. V
En déduisant cette accession annuelle de population que l'Europe envoie en Amérique, l'accroisse-
ment de la nation américaine reste encore dans des proportions auxquelles rien de semblable ne peut être comparé en Europe. Ainsi cet accroissement serait plus du double de celui de la Russie, qui est le pays d'Europe où la population croît le plus vite ; plus de trois fois celui de la France , et près de cinq fois celui de l'Europe en masse.
Enfin de ces cinq tableaux découle le résumé comparatif suivant, entre la proportion des blancs et des noirs, et celle des blancs et des noirs esclaves depuis 1800 jusqu'à 1840 inclusivement :
Eo 4800, il y avait 4 29 blaocs pour no noir et A 82 blancs pour un etelaTe. En 1810 » 4 25 • 4 92 »
En 1820 » 4 20 » 5 07 »
En 1830 » 4 52 • 5 26 »
Eo 1838 i 4 95 • 5 70 •
Ainsi la proportion des blancs aux esclaves a été constamment en augmentant depuis 1800; celle des blancs sur la race noire, seulement depuis 1820.
J'indiquerai maintenant, dans un sixième tableau, la répartition de la population générale par classe, par sexe et par État , et sur l'ensemble des États-Unis,
DÇ lA PUISSANCE AUÉRICAINÊ.