‹ De la puissance américaineChapitre 126 sur 135 · II · texte numérisé non relu

II

38;077)365 kilogrammes^ fournis comme il suit par :

V La Canriiiae da Sad 29,964,855 kilog^*.

2* La Géorgie . 6,099,706

S"" La Louisiane 4,802,267

4' Le Mississipi 136,595

5° L'Alabama 54,092

6® La Caroline da Nord

V L'IUinols. ' 44,210

8° Le Tennessee 5,864

9» La Vîrgiiiie 1,305

10<» L'Ârkansas 464

iV Le Missoari 25

L'Angleterre s'approvisionne presque exclusivement de riz provenant de la Caroline, dont les produits sont estimés supérieurs à ceux des autres pays.

Le riz, comme nourriture, est pour les populations de la Chine et de l'Indoustan ce que la pomme de terre est à l'Irlande. Cette graine a puissamment contribué à l'extension de la civilisation dans cette contrée, et forme aujourd'hui une des grandes ressources . des expéditions maritimesl

Ùes Céréales.

La fertilité du sol américain le rend très-propre à la production de toutes les espèces de céréales qui constituent la richesse fondamentale et nationale des États-Unis ; et si les peuples pouvaient baser leurs rapports commerciaux sur un système équitable de réciprocité pour leurs di^oits d'entrée, nul doute que

DE LA PlJiSSANCli> AMÉRICAINE. 294

led États-Unis ne fussent largement à même d'approvisionner le monde entier en grains.

Le relevé officiel de la production en grains de toutes espèces pour l'année 1840 a donné pour ré^ sultat rénorme chiffre de 200,000,000 d'hectolitres?; c'est près de 12 hectolitres par individu, le doublé de la proportion par habitaht dans la Grande-Bretagne. Or on évalue généralement la Consommation par individu, et sans distinction d'âge ou dé sexe, à environ 2 hectolitres; ce serait, d'après ce calcul, 10 hectolitres de surplus dont les Américains auraient à disposer par individu. Si on suppose que 4 hectolitres par individu peuvent bien être absorbés par les distilleries, c'est encore 6 hectolitres de surplus pour les exportations.

Le maïs, dit blé de Turquie, est indigène à l'Amérique du Nord ; les Indiens en composaient leur principale nourriture : aussi ce blé réussit-il sous toutes les latitudes.

La production totale de cette espèce de grains a été de 108,055,145 hectolitres, dont la plus grande proportion a été d'abord dans le Tennessee, puis la Virginie, l'Ohio, rindiana, l'IIlinois, l'Alabama, la Géorgie, le Missouri, etc.

Le blé ou froment réussit presque également bien sur tout le territoire de l'Union ; mais en rangeant pwt ordre de production les divers États, on trouve d'abord que l'Ohio est l'État qui donne la plus grande quantité de blé, puis la Caroline du Nord, la Peu-

i9i DE LA PUrSSWCE AMÉRICAINE.

sylvanie, le New- York, la Virginie, le Tennessee, Tindiana, l'IIlinois, etc.

La production entière en 1840 a été de 36,843,667 hectolitres, ou 1 hectolitre 50 centilitres par habitant. En Angleterre, la proportion de blé par habitant est de 5,81; en France, de 5 hectolitres.

L'orge, le seigle, le blé sarrasin, les avoines, etc., sont aussi généralement cultivés dans tous les États de rUnion dans des proportions plus ou moins grandes, suivant leur climat et les autres ressources agricoles du pays.

La qu intilé totale d'orge a été de. . . 4,468.792 bectolitr.

Celle de seigle 5,977.892

Celle de blé sarrasin 2,686,990

Avoîoe 38,920,767

De ta Pomme de terre.

La pomme de terre est un produit indigène de TAmérique du Sud, où elle vient à une très-grande perfection, et possède un goût distinct de celle des États-Unis.

Il y a trois cents ans, l'usage de la pomme de terre était entièrement inconnu, et il n'y a pas cent cinquante ans, elle n'était que très-peu répandue. On rapporte qu'en 16>i6 les ponxmes de terre fournies à la table du roi Jacques V^ s'étaient vendues à raison de 1 franc 55 centimes le litre!

. En 1610, sir Walter Raleigh en introduisit la culture en Irlande, et depuis cette époque elle s'est

étendue avec une surprenante rapidité par toute l'Europe. Aujourd'hui la pomme de terre constitue d^ fait les trois quarts de la nourriture des Irlandais, et sans son secours^ cette île n'eût jamais pu supporter une population aussi grande. L'Irlande compte dix millions d'habitants pour une superficie de 12,600 hectares; c'est environ 800 habitants par hectare.

La pomme de terre a été pour l'humanité une acquisition; aujourd'hui, elle se trouve sur la table du riche comme sur celle du pauvre. Cependant cette plante ne contient pas, à beaucoup près, sous le même poids, la même quantité de parties nutritives que le blé, sans contredit la plus précieuse des graines alimentaires. On évalue même, d'après l'analyse exacte^ sa proportion à 1/5 au-dessous ; mais, comme la pro* duction de la même étendue de terrain donne en poids une quantité de pommes de terre dix fois plus forte que celle du blé, il résulte que la même division de terre peut fournir deux fois plus de nourriture à l'homme en pommes de terre qu'en blé; d'où on peut conclure, par conséquent, qu'un pays où les habitants sont habitués à vivre de pommes de terre , peut toujours supporter une population double de celle qu'un pays de même étendue pourrait soutenir avec du grain, toutes autres circonstances en relations restant les mêmes.

Celte observation peut avoir un grand intérêt sur l'avenir des populations de certaines portions du globe.

La production totale des Ëtats-Unis en pommes de

terre a été, en 1 840 , derénorme quantité de 36,000,000 d'hectolitres, environ 2 hectolitres par habitant I

UÉtat de New- York seul a fourni sur cette quantité plus de 13,000,000 d'hectolitres, c'est trois fois plus qu'aucun autre Ëtat de l'Union.

L'hectolitre de pommes de terre se vend 3 francs 44 centimes, ce qui équivaut, à très-peu de choses près» au prix du blé, considérant la différence entre 6es deux substances élémentaires.

Du Houblon,

On cultive le houblon dans presque toutes les parties de l'Union, sa consommation augmentant chaque année par suite de l'usage plus répandu des boissons auxquelles cette plante sert de base. La récolte totale des États-Unis, en 4840, a été de 577,000 kilogrammes ; le New-York, et après cet État, le Newfiampshire, en ont formé la plus grande part.

Je terjDdinerai cet aperçu des ressources agricoles deis États-Unis, par l'exposition d'un résumé statistique sur les autres produits du sol dont je n'ai encore rien dit.

La production de la cire a été d,e 333,395 kilogrammes ; l'Alabama et le New-York sont les deux États qui en ont fourni la plus grande quantité.

La production du chanvre et du lin, 990,913,000 kilogrammes ; l'Ohio et le Kentucky en ont donné la plus gran4e partie.

La quantité du foin a été de 9,641,330^000 kilo* grammes ; le New-York, TOhio et la Pensylvanie produisent les plus fortes récoltes.

La laine a produit 450,000,000 de kilogrammes ; le New- York, l'Ohio, la Virginie, la Pensylvanie, le Massachusetts, le Maine, Tlndianaelle New-Hampshira en fournissent le plus.

La soie en cocons a donné 164,492 kilogrammes; le Mississipi, l'Alabama, la Caroline du Sud, la Géorgie, le Tennessee, FArkansas, sont les États où on en récolte le plus.

La quantité de potasse produite a été de 16,443,000 kilogrammes.

La quantité de résine et térébenthine, 3,168,900 kilogrammes.

La quantité de vins manufacturés, 1,301,286 litres.

La valeur des bois de construction, 55,000,000 de francs.

La quantité de^ chevaux et mulets dans tous les États- Unis est de 4,335,669. C'est environ 1 de ces ani- 911^111^ par 3,93/100 d'habitants; en Angleterre, la proportion entre ces animaux et les habitants est de 1 à U, 8/100; en France, de 1 à 11,25/100.

La quantité de gros bétail est de 14,971,586, ce qui représente environ 1 bœuf par 1 et 14/100 habitant; en Angleterre, la proportion est de 1 à 3 et 3,17/100; en France, elle est de 1 à 3,9/10.

La quantité des moutons est de 34,000,000, dont la valeur est portée à350,000,000 de francs ;rÉtat seul de New-York fournit un cinquième de cette quantité.

296 DE LA PUISSANCE AMÊRtOAINE.

On évalue la quantité de terres nécessaires pour 7 moutons, à 1 hectare; à 150 francs, prix moyen, aux États-Unis, ce seul objet représenterait un capital de 728,550,000 francs en terres.

Cependant les capitaux engagés dans Télevage des moutons ne s'élèventqu'à 340,000,000 deTrancs,et ceux en terres pour le même objet, à 160,000,000 de francs. Total général des capitaux engagés dans les soins donnés aux troupeaux de moutons, 500,000,000 de francs!

34 millions de moutons aux États-Unis représentent 2 moutons par tête ; en Angleterre, on estime 2,2/5 par habitant ; en France, 0,90 seulement par habitant.

La quantité de cochons est de 26,301,293, ou l,5i/100par habitant.

Les produits en volailles et autres animaux de bassecour sont estimés à une valeur de 50,000,000 de francs.

Les produits de V horticulture y jardins potagers, sont estimés à une valeur de 13,000,000 de francs; ceux des fleurs à 3,000,000 ; les capitaux engagés dans les pépinières sont portés à 14,000,000. Enfin, le nombre des personnes occupées dans ces dernières industries, est de 2,553.

Le tableau résumé suivant donnera , à la simple vue, Tappréciation comparative des productions par État et par habitant, et terminera le présent exposé des ressources agricoles de la puissance américaine :

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