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)s ingénieurs chargés de mettre ses frontières en Ui défense se ^nt donc fondés sur cette considé-
i2 DE LA PUISSANCE AMÉRICAINE.
ration qui doit avoir un grand poids ; ils ont compris, dès lors, que, d'accord avec les vrais principes de la stratégie, il fallait pour les Américains peu de place de premier ordre ; mais cependant que celles-ci de- . vaient être suffisamment grandes pour y concentrer *^ des masses appelées à agir, suivant les circonstances,^ sur des points menacés de la frontière ; que ces place» ^ devaient être à cheval sur de grandes lignes de corst^m munication qui en assurassent le prompt ravitaill ment ; enfin que ces points fussent, en un mot, str tégiques, c'est-à-dire qu'ils tendissent à mettre l'abri le pays situé en arrière, à couvrir la base d'op-* ^ rations que présentent les communications int ^. rieures, parallèles à la côte, celles venant des poirm^te de l'intérieur où sont établis les magasins, afin de pouvoir diriger les secours sur la base d'opération.
Les fortifications américaines ont donc eu ponr objet de couvrir et de défendre tous les ports, de les assurer à la marine nationale en privant l'ennemi de toute position où il pût s'établir sous la protection d'une force navale supérieure, et s'y maintenir pendant la guerre ou inquiéter la frontière. Elles protègent, en outre, les grands centres de population (font l'activité et l'importance sont de nature à influer cm les destinées du pays ; elles doivent empêcher, auta' que possible, que les grandes voies de la navigati intérieure ne soient fermées à leur embouchure d l'Océan; elles protègent cette navigation en couv et défendant les divers havres et points access que présente la côte ; enfin elles assurent les g
dépôts maritimes contre toute agression par terre ou par mer.
Le développement et le degré de force de ces fortijQcations varient suivant l'importance du rôle qu'elles sont appelées à remplir dans le système général de la défense adopté pour le littoral.
Le plus petit de ces établissements nécessite^ en temps de guerre^ une garnison d'au moins 300 hommes; le plus grand, de 1,000 à 1,200 hommes.
Les places de premier ordre exigent des garnisons de 2,500 à 3,000 hommes.
Leur armement varie pour les plus petits de 50 à 200 pièces de tout calibre ; les places de premier ordre, de 370 à 438 pièces.
Cet armement se compose, en général, de pièces de 12, 18, 24, 32 et 40; de pièces de campagne; de caronades ; d'obusiers de 8 pouces; de mortiers de 8, 10 et 13 pouces; enfin, de pierriers.
Tous sont munis de fourneaux à rougir les boulets, projectile incendiaire si justement appréhendé des navires à voiles ou à vapeur.
Enfin toutes les fortifications sont casematées et à l'abri de la boAibe. Le casernement intérieur a été combiné de manière à servir à la fois de réduit et d'abri contre les projectiles incendiaires de l'ennemi.
Tels sont les caractères généraux des fortifications élevées par les Américains pour mettre leurs frontières en état de défense, et à la construction desquelles ils ont eu la sage persévérance de travailler sans relâche