‹ De la recherché de la vérité (volume 2)Chapitre 62 sur 74 · DERNIER ÉCLAIRCISSEMENT · texte numérisé non relu

DERNIER ÉCLAIRCISSEMENT

Contenant la description des parties dont l'œil est. composé, et les principales raisons de leur construction pour servir à l'intelligence de ce qui est dit dans le premier livre, touchant les erreurs de la vue.

levais supposé, dans le premier livre, que le lecteur aurait du moins quelque légère connaissance de l'optique, ou qu'il voudrait bien s'en instruire en consultant quelque ouvrage sur cette matière, comme la Diop trique de M. Descartes que je lui avais indiquée, car si les auteurs voulaient s'arrêter à expliquer les principes même les plus généraux de toutes les sciences qui ont rapport au sujet qu'ils traitent, et ne rien supposer de connu aux lecteurs, outre qu'ils ennuieraient et choqueraient même par là les savants, ils ne pourraient jamais rien appro-

1 A la suite de ce mémoire il est juste de remarquer, en l'honneur <!e Maloi>ranche, que c'est lui qui, en comparant ingénieusement les phénomènes lumineux aux phénomènes sonores, a posé en réalité les fondements du systètïré des ondiil. '.lions admis de nos jours et attribué au grand Haygcns*

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fondir, sans faire des ouvrages immenses. Ainsi j'avais cru être dispensé de redire ce que tant d'autres ont dit, et que Ton pouvait voir ailleurs, touchant la construction et l'usage des parties dont l'œil est compose. Cependant pour contenter ceux qui ne savent rien de l'optique, sans ennuyer ceux qui en sont instruits, j'ai cru devoir ajouter à la fin de ce volume ce qui suit. Car ceux qui ne savent pas l'optique, n'auront pas la peine de changer de livre pour entendre ce que je dis, des erreurs et des jugements naturels de la vue, peine légère, mais que le lecteur négligent ne prend pas volontiers, et les autres ne liront point ce qui apparemment ne peut rien leur apprendre. Au reste, je crois devoir avertir qu'il suffît de bien savoir comment on voit les objets, pour être en état de découvrir une infinité de vérités; non seulement de physique, mais encore de métaphysique, touchant la nature des idées, et la bonté, la généralité, la sagesse incompréhensibles de la Providence divine.

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