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posant de tous les rrçétaux; car il réfléchit certains rayons, et donne passage à cl'autres. Il réfléchit les rayons dont les vibralions de pression font voir une couleur jaune, et lorsqu'il est réduit en feuilles très minces, il laisse passer ceux dont les vibrations font voir une couleur bleue. Mais quand même on ne verrait aucune couleur au travers des feuilles d'or, on n'en devrait pas conclure qu'il n'y a point de rayons qui les traversent, mais seulement qu'il y en a si peu qu'ils ne sont pas suffisants pour ébranler assez fort la rétine et le cerveau, pour occasionner à l'àme quelque sensation. Car la matière qui tourne autour de l'aimant y passe aussi librement que dans l'air; et l'eau même lorsqu'elle est trop comprimée dans une bouteille d'or, elle le traverse comme une sueur et s'amasse en gouttes. Il est donc évident que les petits tourbillons, dont la plupart du moins sont plus petits que les petites parties dont l'or est composé, puisque ce sont eux qui donnent à ces petites parties leur consistance par leur force centrifuge. Il est, dis-je, évident que ces tourbillons, du moins quelques-uns, peuvent continuer leurs vibrations en ligne droite, et que tous les corps de très peu d'épaisseur sont transparents. Gela soit dit en passant. Venons à la réflexion des rayons sans laquelle nous ne verrions que les corps lumineux.
J'ai prouvé suffisamment, ce me semble, que ni les parties grossières dont le verre et les autres corps sont composés, ni l'air qui les environne, n'était point la vraie cause de la réflexion des rayons, d'où on doit conclure qu'elle se trouve dans les forces centrifuges des tourbillons mêmes.
Comme l'on sait assez pourquoi une boule très dure, ou à ressort parfait, tombant obliquement sur un plan, rejaillit de manière, par la résistance du plan, que l'angle de réflexion est égal à son angle d'incidence : je crois que pour expliquer la réflexion de lumière, il suffit de marquer les différences de ces réflexions, sans répéter ce qu'on sait assez.
1° Les tourbillons ne sont point en mouvement comme la boule. Car la réflexion d'un rayon de lumière ri est qu'une nouvelle détermination dans la ligne de pression des petits tourbillons qui demeurent en leur place.
2° La réflexion des rayons ne se fait pas au point où le rayon et les tourbillons touchent les parties solides du verre
ÉCLAIRCISSEMENTS
qui n'ont point de force centrifuge, mais sur les tourbillons qu'ils pressent et qui sont détournés vers la perpendiculaire par le plus grand nombre des tourbillons qui sont au-dessus du verre, ainsi que je l'ai expliqué.
3° La réflexion des rayons, c'est-à-dire, la pression des tourbillons ne réfléchit pas entière; la plus grande pression se fait dans le verre et le traverse. La pression réfléchie ne venant que de la réaction des tourbillons pressés par Faction de ceux qui sont au-dessus du verre et qui les détournent vers la perpendiculaire, le rayon réfléchi est beaucoup plus faible que le rompu.
4° Le ressort qui fait rejaillir la boule ne vient que de la force centrifuge des petits tourbillons qui sont dans ses pores. Le ressort qui fait rejaillir les rayons n'est que la force centrifuge des petits tourbillons mêmes, dont le rayon est composé.
Enfin l'angle d'incidence du rayon est égal à celui de réflexion, par une raison semblable à celle de la boule à ressort parfait. Voilà ce que je pense de la réflexion des rayons, et qui me paraît suivre des propriétés de la lumière que j'ai tâché d'expliquer et de prouver.
Je crois qu'on voit maintenant les raisons physiques, c'està-dire, les raisons qui dépendent de ce principe incontestable, que tout tend à l'équilibre, ou que tout corps se meut dès qu'il est inégalement pressé : Je crois, dis-je qu'on voit clairement :
1° Pourquoi les rayons qui souffrent réfraction en passant par divers milieux, suivent le même chemin en retournant qu'en allant; et que si on transporte l'objet lumineux ou éclairé à son foyer, j'entends au lieu où son image parait, on verra la même image au môme lieu d'où on l'a transportée.
%° Pourquoi les sinus des angles d'incidence de tous les rayons, quoique diversement inclinés, ont tous le même rapport avec les sinus de leurs angles rompus, et pourquoi les sinus des rayons incidents sont égaux à ceux des rayons réfléchis.
3° Pourquoi les corps durs principalement, souffrent ordinairement une réfraction exactement proportionnée à leur pesanteur. La réfraction et la pesanteur venant de la même cuise, de ce qu'il y a plus de tourbillons, et par conséquent plus de force centrifuge dans l'air que dans les corps plus pesants et plus durs. 11 est vrai (pie la pesanteur n'est pas si
exactement proportionnée à la pesanteur dans les corps lluides, dont la pesanteur est presque la môme. L'eau par exemple, quoique quelque peu plus pesante que l'esprit de vin, ne souffre pas autant de réfraction, selon les expériences qu'on en a faites; dont une des principales raisons est apparemment que, quoique les petites parties des corps fluides n'ayant pas autant de force centrifuge que les petits tourbillons, elles ont quelque force, puisqu'elles ont, comme lluides, quelque mouvement. Ainsi elles peuvent résister plus ou moins aux tourbillons environnants, selon la variété de leurs mouvements. Or comme la différence de la pesanteur de l'eau d'avec celle de l'esprit de vin, ni par conséquent celle de la force des petits tourbillons qui environnent ces deux liqueurs, n'est pas fort grande, la différence des mouvements variés des petites parties de l'eau, et de l'esprit de vin peut être telle, qu'elle troublera la proportion de la pesanteur à la réfraction. On peut en concevoir encore d'autres causes, mais apparemment j'en ai dit la principale. Car il faut remarquer que la même eau ne fait pas toujours la même réfraction ; chaude, elle en fait moins que froide, parce qu'alors, non seulement elle est moins pesante qu'elle n'était ; mais encore parce que les parties dont elle est composée, sont plus en mouvement. Mais lorsque de deux verres objectifs d'un télescope, également bien travaillés, et dans le même bassin, l'un est excellent, et l'autre ne vaut rien, cela vient uniquement de la densité ou pesanteur inégale des parties du verre, laquelle cause l'inégalité dans la réfraction.
Comme il est certain que tous les rayons de diverses couleurs se croisent sans cesse sans se confondre, et se détruire, les uns les autres, il est évident que leur action ne consiste point dans le mouvement direct des petits tourbillons, mais uniquement dans la pression qu'ils reçoivent des objets lumineux et éclairés, et qu'ils leur rendent promp'ement pas leur force centrifuge. Car un tourbillon ne peut se mouvoir en même temps de tous côtés, mais il peut presser et être pressé de tous côtés en même temps.
Supposé donc que la variété des couleurs ne vienne que de la promptitude différente des vibrations de pression, ainsi que je crois l'avoir suffisamment prouvé. On peut voir clairement la raison pourquoi tous les rayons simples, qui sont le
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rouge, l'orangé, le jaune, le vert, le bleu, l'inde ou bleu obscur, et le violet, ne changent point leur couleur ou la promptitude de leurs vibrations, et que leurs réfractions ont toujours le même rapport les unes avec les autres, ce que M. Newton a prouvé par plusieurs expériences décisives. Car n'y ayant point de vide, et tout étant plein, et comme infiniment comprimé, un rayon ne peut presser par un bout, qu'il ne presse en môme temps partout jusqu'au nerf optique, ou il s'éteint ou s'affaiblit, après l'avoir ébranlé et par lui le cerveau, de la manière nécessaire pour occasionner à l'âme une telle sensation de couleur.
Il est vrai que lorsqu'un rayon jaune presse quelque fibre de la rétine, conjointement avec un rayon bleu, cela fait voir une couleur verte. Mais cette couleur quoique semblable en tant que sensation, à celle que produit le rayon vert simple, elle a une cause fort différente. Car si on fait passer le rayon vert simple par des prismes de verre, il demeurera toujours vert ; mais l'autre en y passant deviendra jaune et bleu ; le jaune faisant moins de réfraction que le bleu, ces deux rayons se sépareront. Il ne faut pas juger par la sensation de la cause qui la produit. Il est aisé de concevoir comme deux ou plusieurs vibrations inégales, appuyant conjointement sur une même fibre du nerf optique, peuvent ébranler la partie principale du cerveau de la même manière que des vibrations moyennes. Il n'y a point, par exemple, de rayon blanc qui soit simple. Tout rayon très blanc est composé de tous les simples, rouge, jaune, bleu, etc. qui tous font des vibrations et des réfractions différentes ; et toutes les différentes couleurs dont les objets paraissent couverts, ne viennent que des divers mélanges des rayons simples, ou transmis ou réfléchis des petites parties transparentes des corps opaques.
Il y a bien de l'apparence que c'est à la sortie du soleil, dans lequel rien n'est en équilibre, et où toute la matière qui le compose repousse, par des mouvements variés, la couche sphérique des petits tourbillons qui est en équilibre avec les couches supérieures, ainsi que j'ai dit, en parlant de la pesanteur des planètes ; il y a, dis-je, bien de l'apparence qu'à la sortie du soleil, les petits tourbillons sont contraints de s'accorder à faire leurs vibrations en des instants, commensurables entre
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eux, quoique causés par les mouvements irréguliers des parties du soleil ; et que cet accord fait, ou cette espèce d'équilibre acquis, chaque rayon conserve ensuite la même promptitude dans ses vibra lions. D'où il suit qu'il n'y a qu'un nombre déterminé de rayons simples, et qui conservant toujours la même promptitude dans leurs vibrations, souffrent toujours la même quantité de réfraction, ce qui est certain par les expériences de M. Newton. Car de même que lorsqu'on divise harmoniquemenl une octave, c'est-à-dire, de manière que les différents ions qu'elle contient soient commensurables, ou que les vibrations de l'air qui les causent, s'accordent et recommencent ensemble le plus tôt qu'il se peut, sans se détruire, il ne peut y en avoir qu'un nombre déterminé de tons, il ne peut aussi y avoir qu'un nombre déterminé de rayons simples. Aussi M. Newton, dans l'expérience qu'il a faite (page 104), pour déterminer exactement la quantité particulière de la réfraction de chaque rayon simple, a trouvé que le rang des couleurs simples était harmoniquement divisé. Il avait séparé fort exactement ces couleurs simples par le moyen de divers prismes, comme on le peut voir dans son excellent ouvrage. Je crois donc qu'on peut conclure de là, avec beaucoup de vraisemblance, que le rayon rouge, qui a le plus de force, puisqu'il souffre moins de réfraction que les autres rayons, n'est pas repoussé si promptement, ou recommence ces vibrations moins souvent que ceux qui le suivent ; et que le violet qui est le dernier et le plus faible, est celui de tous dont les vibrations sont les plus petites et les plus promptes, ou recommencent plus souvent.
Lorsqu'on met sous un verre plan un verre convexe, on voit par réflexion un petit cercle noir au point touchant de ces deux verres, et plusieurs couronnes concentriques de diverses couleurs fort sensibles, surtout lorsque le verre convexe l'est très peu. Mais lorsque l'on regarde au travers, on voit blanc ce qu'on voyait noir, rouge ce qu'on voyait bleu, violet ce qu'on voyait jaune. En un mot, on voit ordinairement par la réflexion et par la réfraction les couleurs les plus tranchantes et les plus opposées. Cela marque bien, ce me semble, que la promptitude des vibrations ne change point, et que la ligne des pressions d'un rayon, a partout le même ébranlement, et qu'on ne voit les objets chacun de telle couleur, que parce que delà lumière,
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qui renferme toutes les simples, il ne se réfléchit que certains rayons dont les divers mélanges font toutes les diverses couleurs.
Au reste je crois devoir avertir qu'on ne doit regarder que comme des conjectures ou des vues générales insuffisamment prouvées, ce que je viens de dire dans ces derniers articles pour rendre raison des principales expériences que M. Newton, ce savant géomètre et si renommé en Angleterre et partout, a faites avec une exactitude telle que je ne puis douter de la vérité. Car ma principale vue dans cet éclaircissement, a été de faire voir que toute la physique dépend de la connaissance de la matière subtile, que cette matière n'est composée que de petits tourbillons, qui par l'équilibre de leurs forces centrifuges, font la consistance de tous les corps, et par la rupture de leur équilibre qu'ils tendent sans cesse à rétablir, tous les changements qui arrivent dans le monde. Ma principale vue a été de prouver que le repos n'a point de force, que tout se fait par le mouvement, et que la source du mouvement n'est que dans cette matière invisible, que quelques personnes très sa vantes d'ailleurs, comptent pour rien, ou ne regardent, lorsqu'elle est en équilibre, et ne se fait point sentir, que comme une matière inefficace et sans action.
On pourrait encore tirer bien des conséquences de ce que j'ai dit auparavant pour rendre raison de la pesanteur : Qu'une plume, par exemple, doit tomber perpendiculairement sur la surface de la terre, et cela aussi bien sous les pôles que sous l'équateur ; que, dans la zone tempérée, les parties de la surface de la terre tournent précisément delà même vitesse que l'éther qiii répond à la surface, et partout ailleurs, d'une vitesse dont la différence ne doit pas être fort sensible; que la pesanteur doit être sensiblement égale sous l'équateur et sous les pôles, et par conséquent que la terre doit être ronde; que toutes les planètes doivent être environnées de grands tourbillons, et des petits dont je viens de parler, car sans eux il n'y aurait point de pesanteur, ni par conséquent d'amas de matière grossière, différente de l'éther; que la matière éthérée étant composée de petits tourbillons en équilibre, et d'une petitesse et d'une fluidité extrême, on ne doit point sentir qu'elle fasse de résistance dans le mouvement horizontal; (pic la vitesse dans la
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chute drs corps n'est pas proportionnée à leur pesanteur, qu'ils tomberaient tous également vite, sans la résistance de l'air, et qu'une plume dans le vide d'air, doit tomber aussi vite que du plomb ; que la pesanteur des corps durs doit être précisément égale à leur masse, c'est-à-dire, à ce qu'ils ont de matière propre et sans mouvement, leurs pores remplis de tourbillons, n'étant point comptés. Mais si j'entrais dans le détail des preuves de ces conséquences, et de toutes celles qu'on peut tirer de la supposition que j'ai faite pour expliquer la transmission de la lumière et des couleurs, et la génération du feu, savoir, que la matière éthérée n'est composée que de petits tourbillons, infiniment comprimés, qui se contre-balancentles uns les autres par leurs forces centrifuges, si, dis-je, j'entrais dans le détail de ces conséquences, cela me mènerait bientôt dans un pays où je crains de foire un trop long voyage, et où je ne manquerais pas de m'égarer. Il suffit que j'aie prouvé ma supposition par la rapidité étonnante de la matière éthérée, et par la résistance qu'elle trouve dans le plein, qui oblige ces parties mues en tous sens à se mettre en tourbillons, et que j'aie confirmé mes preuves par les effets les plus généraux de la physique, tels que sont la transmission de la lumière et des couleurs, la production du feu et ses effets, la pesanteur des corps, leur dureté et leur fluidité, dont dépendent tous les effets naturels, et dont les physiciens cherchent les causes ; mais certainement ils ne les trouveront jamais que dans la matière éthérée, par cette raison évidente, que c'est elle qui est la source de tous les mouvements, et que rien ne se fait que par le mouvement.
Il serait bien plus à propos, ou du moins beaucoup plus utile pour les lecteurs, de s'étendre ici sur la sagesse infinie du Créateur, qui dans la création de l'univers, a tellement distribué et déterminé le mouvement aux diverses portions de la matière, qu'il en a formé un ouvrage dont toutes les parties ont entre elles une dépendance mutuelle, un ouvrage qui se conserve et se renouvelle sans cesse, uniquement par cette loi générale et la plus simple qu'on puisse concevoir, que tout corps soit mû du côté vers lequel il est plus pressé, et à proportion qu'il l'est davantage : Loi, dis-je, qu'on y prenne garde, qui ne tire point son efficace de la matière, substance purement passive, et dont la force qui la meut, n'est rien qui lui appartienne et qui soit
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en elle, ainsi que je l'ai prouvé dans le quinzième éclaircissement et ailleurs, mais loi qu'a faite et qu'observe exactement le Tout-Puissant clans le cours ordinaire de sa providence générale sur l'arrangement des corps, non seulement pour faire porter à sa conduite le caractère de ses attributs, dans lesquels il trouve sa loi et ses motifs, ainsi que je l'ai prouvé ailleurs ; mais encore pour donner aux hommes et aux animaux mêmes des règles certaines pour se conserver et pour se conduire. Car si Dieu ne suivait pas régulièrement cette loi, qu'il a établie après en avoir prévu toutes les suites et réglé par rapport à elle, les premiers mouvements avec une sagesse et une bonlé infinie ; s'il agissait comme les causes particulières et les intelligences bornées, il n'y aurait rien de certain dans la physique nul principe d'expérience ; en un mot, tout retomberait à notre égard, dans un chaos, où l'on ne pourrait rien comprendre. Mais Dieu par l'observation exacte de cette loi, produit, comme je viens de l'expliquer, la lumière par laquelle il nous unit, non seulement entre nous, mais encore à des espaces immenses. Car éteignez la lumière, ou que les petits tourbillons qui nous environnent, cessent de porter le poids des autres et d'être en équilibre avec ceux qui sont dans les cieux, et par là qu'ils cessent d'en recevoir les vibrations de pression en conséquence de la loi, et il n'y aura plus de société parmi les hommes, plus cette variété de couleurs qui nous fait discerner les objets. La terre ne sera plus cultivée, et quoique cultivée, elle ne produira rien, par le défaut de celte chaleur qui suit de la lumière ou des vibrations de ses rayons. Or celui quia dit: Que la lumière soit faite, est celui-là même qui a formé les yeux aux hommes et aux animaux. Car toutes les parties dont l'œil est composé, ont un rapport si juste et si sagement proportionné à l'action de la lumière, comme on le verra bientôt, que la lumière et les yeux sont visiblement faits l'un pour l'autre et partent d'une même main, de celle du Tout-Puissant, dont la sagesse et la bonté n'ont point de bornes. Si l'on fait de même quelques réflexions sur les utilités du soleil, du feu, de la pesanteur des corps, de leurs diverses duretés et fluidités, qualités nécessaires à la formation et à la génération de toutes choses, et que tout cela dépend de la force mouvante par laquelle Dieu anime, pour ainsi dire, la matière, par rapport à une infinité de desseins t. ii. 30
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qu'il exécute par une ïHême loi, on comprendra sans peine, que la sagesse du Créateur n'a point de bornes. Mais dans réclaircissettient qui suit, j'exposerai plus en détail le merveilleux de la Providence dans la construction des yeux et dans l'usage des parties dont ils sont composés.
Si ce que je viens dire dans cette addition, sur le principe général de la physique, est exactement vrai, et appuyé sur un principe certain, ce que je laisse à la discussion des lecteurs attentifs et éclairés, il y aurait encore quelques endroits à corriger dans l'abrégé que j'ai donné de la physique de M. Descartes, dans le chapitre 4 de la 2e partie du 6e livre. Mais mon principal dessein dans ce quatrième chapitre, étant de faire sentir la différence de sa manière de philosopher, d'avec celle d'Àristote, je n'ai pas cru devoir réformer entièrement son système sur celui que je viens de proposer, qui n'est pas tout à fait conforme au sien, quoique dans le fond il en dépende. C'est aux lecteurs à faire cette réforme, s'ils ont assez de loisir, et que cette matière leur paraisse agréable, et mériter leur attention, et s'ils jugent que ce que je viens d'écrire soit suffisamment démontré l.