‹ De la recherche de la véritéChapitre 10 sur 46 · Willis, médecin anglais · texte numérisé non relu

Willis, médecin anglais

2. Corps striés, partie du cerveau saillante dans les ventricules latéraux, ainsi nommés à cause des nombreuses stries blanches qui traversent la substance grise.

5. Corps calleux, longue et large bande médullaire blanclie qui réunit les deux hémisphères du cerveau.

4. Jean Fcrnel, né à Clcrraont (Oise) en 1497, mort en 1558, astronome, puis médecin. Henri II lui donna le titre de son premier médecin. On l'a appelé le Galicn moderne.

5. La pie-mére est la plus interne des trois membranes qui revétentl'appareilcérébro-spinal.

6. La glande pincalo est un petit corps de substance grise situé au-devant du cervelet.

7. Cf.: « Il est encore bon de remarquer ici, en passant, que l'expérience apprend qu'il peut arriver que nous sentions de la douleur dans des parties de notre corps qui nous ont été entièrement coupées ; parce que les filets du cerveau qui leur répondent, étant ébranlés de la même manière que si elles étaient etTectivement l)lessées, l'âme sent dans ces parties imaginaires une douleur très réelle. Car toutes ces choses montrent visiblement que Tâme réside immédiatement dans la partie du cerveau à laquelle tous les organes des sens aboutissent. Quand je dis qu'elle y réside, je veux seulement dire qu'elle y sent tous les changements qui s'y passent par rapport aux objets qui les ont causés ou qui ont accoutumé de les causer, et

aussi que le fond du système de M. Descartes subsiste. Car il faut remarquer que quand il se serait trompé, comme il y a bien de Tapparence, lorsqull a assuré que c'est à la glande pinéale que Tâme est immédiatement unie, cela toutefois ne pourrait faire de tort au fond de son système, duquel on tirera toujours toute Futilité qu'on peut attendre du véritable, pour avancer dans la connaissance de riiomme.

III. Puis donc que Timagination ne consiste que dans la force qu*a Tàme de se former des images des objets, en les imprimant, pour ainsi dire, dans les fibres de son cerveau, plus les vestiges des esprits animaux, qui sont les traits de ces images, seront grands et distincts, plus Tâme imaginera fortement et distinctement ces objets. Or, de même que la largeur, la profondeur et la netteté des traits de (|uelque gravure dépend de la force dont le burin agit, et de Tobéissance que rend le cuivre : ainsi la profondeur et la netteté des vestiges de l'imagination dépend de la force des esprits animaux et de la constitution des fibres du cerveau ; et c'est la variété qui se trouve dans ces deux choses qui fait presque toute cette grande différence que nous remarquons entre les esprits.

Car il est assez facile de rendre raison de tous les différents caractères qui se rencontrent dans les esprits des hommes, d'un côté par l'abondance et la disette, par l'agitation et la lenteur, par la grosseur et la petitesse des es-

qu'elle n'aperçoit co qui se passe au dehors de cette partie que par l'cntreraise des fibres qui y aboutissent, ou, si on le veut, par les diverses secousses des esprits contenus dans ces fibres : car je

suis persuadé que l'âme ne peut 7'ést(/er immédiatement que dans les idées, qui seules peuvent la toucher et l'animer, la rendre heureuse ou malheureuse.... »

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