II. — PHILOSOPHIE DE HÂLEBRANGHE
Le P. André a dit de Malebranche qu'il avait christianisé 1» philosophie. Disons, pour être tout à fait exact, qu'il a iiUristijnisé le cartésiani sme. Descartes et saint Augustin sont ses deuxmaïtres. Nul n'a élevé plus haut les droits de la raison et n'a mieux parlé de la philosophie : c La liberté de philosopher, ou de raisonner sur les notions communes, ne doit point être ôtée aux hommes, c'est un droit qui leur est naturel comme celui de respirer *■ » Mais la philosophie n'est pour lui qu'un moyeu, a On doit faire servir la philosophie à la théologie... Non seulement il est permis, mais il y a obligation d'appuyer par la raison les dogmes que l'Église nous propose ^ » Les deux domainesque Descartes avait soigneusement séparés sont rapprochés et confondus par Malebranche. a II ne faut pas dire que j'agistantôt en théologien et tantôt en philosophe, car je parle toujours ou je prétends parler en théologien raiêonnable^.ji Par ces deux mots que nous soulignons, Malebranche s'est en effet défini luimême.
1. Dé férue de Fauteur de la Recherche de la Vérité contre le P. YaloU.