‹ De la réduction spontanée de l'invagination intestinale chez le nourrissonChapitre 14 sur 36 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Observation personnelle du service de M. le Professeur Frælich.)

D... André, dont la famille habite Champigneulles, est âgé de 4 mois. Il avait été en parfaite santé jusqu’au 15 septembre 1925 et n’avait aucun antécédent intestinal. A cette date Penfant était tombé subitement malade. Il n’avait eu ni gaz, ni selles dans la journée et vers le soir il s’était mis brusquement à pousser des cris et à s’agiter. Pâle, les yeux excavés, la physionomie révélait une grande souffrance. L’enfant passa une nuit très agité. Le lendemain matin, il rendait une certaine quantité de sang par l’anus. Sa physionomie, d’après les dires de la mère, aurait, à la suite de cette évacuation san-

guine, changé du tout au tout et repris son aspect habituel;

les cris et l'agitation auraient cessé. L’enfant cependant, qui n'avait pas eu de nausées jusqu’à ce moment, vomit pour la première fois immédiatement après avoir pris le sein. Il fut alors conduit, ce même jour, vers 4 heures de l’après-midi, au service de M. le Professeur FRŒLICH.

L'enfant, un gros garçon, bien développé, a toutes les apparences d’une bonne santé. Le pouls est bon, la température normale. L’abdomen légèrement ballonné ne présente pas de tumeur à la palpation. On pratique le toucher rectal. On ne trouve rien d’anormal dans le rectum; mais on retire le doigt souillé de sang. En raison de l’état de l’enfant on décide, pour le moment, d’écarter toute intervention. La nuit est bonne,

Le lendemain l’amélioration persiste, on note cependant vers le soir, immédiatement après la têtée, un vomissemeñt, mais l’enfant s’était montré quelque peu glouton. Le jour suivant, c’est-à-dire le 18 septembre, le petit malade va à la selle naturellement. Les matières, bien liées, ne présentent aucune trace de sang. L’état de santé est toujours bon, l’enfant n’a pas eu de vomissements. Devant la persistance de l’amélioration, on décide de le rendre à sa famille et l’enfant quitte le service, où, depuis cette date, il n’est jamais revenu.

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