‹ De la réduction spontanée de l'invagination intestinale chez le nourrissonChapitre 27 sur 36 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

UNDERHILL. — The Lancet, London, 1901.

Une petite fille âgée de huit mois entra à l’hôpital de Dudlev, le 25 mars, avec des « troubles internes ». L'enfant était très pâle, avec l’air soucieux et criait à de fréquents intervalles comme ‘si elle était en proie à des crises douloureuses. Elle avait ainsi crié deux journées consécutives et on l'avait mise au lit. D’après la mère, l’enfant avait vomi à chaque repas et rendu du sang depuis la veille. A l'examen l'enfant parut très abattue et presque sans pouls. A la palpation on trouva une tumeur bien nette, dure, dans la portion externe de la fosse iliaque gauche. Cette tumeur avait la forme d’un boudin. Au toucher rectal on pouvait sentir dans le rectum une masse à quelques centimètres de l’anus. Le doigt pouvait passer tout autour de cette masse et presque pénétrer à l’intérieur du canal qu’elle présentait en son centre. Il y eut après le toucher une élimination peu abondante de mucus sanguinolent par l’anus. A la suite de cet examen, on pensa qu'il s'agissait probablement d’une invagination et on téléphona au chirurgien de service, le docteur UNDERHILL, de voir l'enfant afin de juger si une intervention était nécessaire, Il arriva vers trois heures de l’après-midi, quelques heures après l'admission de l'enfant à l'hôpital. Il fit un examen approfondi et fut pleinement convaincu qu’il était en présence d’une invagination. Au toucher rectal, la tumeur avait

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