CONCLUSIONS
I. — La réduction spontanée chez le nourrisson est un mode de guérison de l’invagination intestinale plus fréquent qu’on ne le croit et passant le plus souvent inaperçu.
II. — Ordinairement, elle a lieu dans les premiers jours de l’invagination et se traduit par une amélioration aussi subite que fortuite.
IT. — La constatation d’une pareille amélioration chez un nourrisson dont on a reconnu une invagination, doit faire penser à une désinvagination spontanée et écarter temporairement l’opération, tout en se tenant prêt à intervenir à la moindre alerte,
IV. — Ce mode de guérison peut terminer ainsi plusieurs crises consécutives d’invagination chez le nourrisson (Observation I). Ces récidives sont alors séparées par des intervalles de santé parfaite. Ce qui les différencie de linvagination chronique, en particulier de l’invagination paroxystique dont les crises, en dépit d’une amélioration apparente, ne sont jamais suivies d’un retour complet à l’état normal.
V. — La notion de crises ou de coliques antérieures dans les antécédents d’un nourrisson présentant une invagination, doit faire penser à des invaginations antérieures réduites spontanément,
VI, — Avant toute opération et de préférence chez le nourrisson, il est toujours prudent de faire une palpation prolongée de l’abdomen, de pratiquer à plusieurs reprises le toucher rectal surtout quand il est positif, d’administrer des lavements légers, quand la crise est récente.
La réduction spontanée peut se produire pendant ce laps de temps-et éviter au petit malade les dangers d’une
intervention chirurgicale.
Vu:
Nancy, le 19 Mars 1927.
Le Président de la Thèse, R. FRŒLICH.
Vu:
Nancy, le 19 Mars 1927.
Le Doyen, L. SPILLMANN.
Vu et permis d'imprimer, Mancy, le 22 Mars 1927.
Le Recteur de l’Académie, Ch. ADAM, Membre de l'Institut.