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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

"^Parmi ces théories il en est sur lesquelles il est à peine nécessaire d'insister.

Stromeyer (1), en effet, supposait que la section d'un muscle rétracté subissait une élongation active qui permettait aux deux bouts de ce tendon de se rapprocher et de se réunir par un travail adhésif, comme cela a lieu dans la réunion primitive des plaies.

(i) stromeyer, Physiologia ienotomiœ, Dresde, 1837. Trad. Journal r Expérience,

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L'observation clinique, l'expérimentation ont démontré tout ce que " celte idée avait d'erroné.

Ces deux sources fécondes de nos connaissances physiologiques et pathologiques ont également fait raison de cette autre pensée qui a porté un éminent chirurgien, M. Sédillot, à ne voir dans le travail de régénération qui suit la section des tendons qu'un travail de physiologie pathologique analogue à celui qui se passe dans la réuuion primitive des plaies.

« Les plaies de la ténotomie se cicatrisent par réunion immédiate; telle est, comme nous l'avons démontré, la véritable raison de leur innocuité. Étudier les causes de l'innocuité des plaies ténotomiques, c'est donc rechercher les conditions sous l'influence desquelles on obtient leur adhésion primitive, et nous allons montrer qu'on en rencontre rarement déplus favorables. »

11 aurait suffî, pour dissiper l'erreur, de pratiquer une ténotomie sur un animal vivant, et de constater, au bout de quinze jours, que le tendon divisé avait subi un écartement de 2 à 3 centimètres au moins et qu'une substance nouvelle avait réuni les deux bouts divisés.

Enfin des chirurgiens distingués, des hommes habiles dans leur art, se sont bornés, après avoir éclairé leur pratique par l'expérimentation physiologique, à décrire fidèlement les diverses phases par lesquelles passaient les éléments du tendon divisé pour arriver à la régénération.

Parmi ces chirurgiens, il n'en est point de plus fidèle et de plus vrai que M. Vincent Duval (1), qui a donné une description fort exacte des divers phénomènes qui s'accomplissent quand un tendon a été divisé.

Notre savant collègue, M. Bouvier, a fait aussi des expériences dont il nous a donné un résumé très-net et très-précis. Mais ce médecin distingué ne s'est pas borné à décrire les phénomènes de

(i) V. Duval, Traité pratique du pied-bot. Pans, id39.

régénération des tendons, il a, ainsi que nous le verrons plus loin, exposé une théorie sur la cause de cette régénération.

J'arrive aux théories qui ont qu dans la science les plus illustres représentants.

ARTICLE II

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