‹ De La Regeneration Des Organes Et Des TissuesChapitre 40 sur 71 · POSITION DANS LA CURE DES TENDONS SECTIONNÉS · texte numérisé non relu

POSITION DANS LA CURE DES TENDONS SECTIONNÉS

saillantes que le tendon, par rapport à raSaissem^nt qu'elles sont sujettes à éprouver. Le chirurgien prend la bande, fait d'abord autour des orteils quelques circulaires qui fixent la compresse large, dont le bout renversé sur les premières circulaires est assujetti par de nouveaux tours qui couvrent tout le pied et sont ensuite obliquement dirigés en haut et en bas de la division, autour de laquelle est formée un espèce de 8 de chiffre qui en rapproche les bords avec exactitude. S'il n'y a point de plaie aux téguments, il faut prendre garde que la peau, s'interposant entre les bouts divisés, ne les écarte et n'empfiche leur consolidation. Remontant ensuite par circulaires tout le long de la jambe, et jusqu'à la partie inférieur de la cuisse, le chirurgien renverse en cet endroit le bout supérieur de la compresse longue, l'assujettit par d'autres circulaires qui terminent l'application de la bande.

L'appareil étant ainsi disposé, l'extension du pied et la flexion de la jambe solidement assurées par lui, on place celle-ci sur un oreiller dans une position favorable au relâchement des muscles postérieurs.

Le soir, douleurs assez vives aux environs de l'endroit blessé, pouls élevé, saignée, diète; la cicatrisation de la plaie extérieure est en partie achevée; réapplication de l'appareil, continué jusqu'au 20* jour, où la consolidation parfaite des parties le rend inutile; dès lors, le malade commence à se lever, et à marcher sar des béquilles; le 36* jour, progression et station devenues faciles sans secours ; à cette époque, un petit dépôt se forme au talon, et retient encore une quinzaine de jours à l'Hôtel-Dieu le malade qui sort ensuite parfaitement guéri.

La réunion devient diffîcile ou impossible quand la section a porté sur un des tendons fléchisseurs ou exienseursdes doigts, soit du pied ou de la main. Quelques faits néanmoins ont été cités par Rognetta et lyiondière (1). Dans ces observations nous voyons que

(1) RogneUa et Mondière, Archives de médecine. 18^34 et 1837.

•iOi SUTURE DES TENDONS.

ce sont Ips tendons des extenseurs des doiiîls, au niveau de la parlie dorsale de la main, quand ils sont encore contenus dans uuo alinos|)h('re celluleusc qui se réunissent. Si on tient compte du petit nombre de faits que j'ai |)u réunir, on sera convaincu, comme jnoi, qu'il vaut infiniment mieux recourir de suite à la suture ; des faits cites [)lus loin viendiont appuyer ma mauicre de voir, et montreront ([u'aprrs avoir \ainement essayé de la position, on a du recourir à la suture qui, dans ces conditions exceptionnelles, a encore donné de bons résultats.

OBSERVATION 111 (1). — Un indi\idu eut le tendon d'Achille coupé par un cou[) de sabi'e. M. Dupuyireii appliqua un pailla^^sou très-épais à la parlie antérieure de la jaiid^e et du pied qu'il soutint avec une attelle par-dessus et une bunde. La blinde avait été bandée en doloire d'abord. Le mend)re fut couché sur le coté externe et dans la demi-dexion. Le pied se trouvait ainsi en extension permanente et les boutsdu tendon d'Achille étaient en contact. Tout l'appareil avait la liijurc d'une bott(; à postillon. La guérison fut parfaite.

Oi{si:iiVATioN IV (2i. — Un homme de 38 ans reçoit un coup de couteau sur la partie moyenue de la face dorsale de la main gauche. Plaie transversale longue d'iMiviron deux pouces, intéressant les té^iuments et les tembuis îles muscles extenseurs des doigts annulaire, médius et indicateur qui étaient forteuieut coupés. Les doigts (léchis présenlaient un écartemenl de près d'un pouce entre les bouts des tendons. Au moyen d'une palette qui maintient les doigts dans rextension, il est permis (raffronler aussi bien que possible les bouts des tendons divisés et les lèvres de la j)laiedes tégnuK^its. 11 n'y eut (pie très-peu de suppuratioi], et la réunion de la plaie ne se lit pas longtemps attendre. Pour donner aux tendons le temps de se réunir d'une manière solide, on laissa l'appareil en place pendant près d'un mois, bien que de-

(I) HoL^nclla, A/rAuc>- //'- Dof/v'iiir. \K\t,

{'■!} J. Muiulirre, Z^cs l'hu^s d de la ^ntarvdvs t>:nd"ii;i {Av^hins df' )n'da'ùu\ 1837.)

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