INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE
Duplouy (i),on voit les races primitives supporter sans se plaindre les opératioDs les plus douloureuses, et guérir de mutilations affreuses aussi facilement que lorsqu'il s'agit des plaies les plus simples, d
La moyenne annuelle de température des pays chauds où cette réparation se fait si facilement serait pour toute Tannée, d'après Michel Lévy, de 27 à 29* centigrades.
Ruddiman, cité par Carpue, avait déjà signalé que les plaies des nègres dans l'Inde se guérissaient avec une très-grande facilité.
William Edwards a aussi vu une grande différence au point de vue de la cicatrisation des plaies suivant que le blessé habitait un climat chaud ou un climat froid.
Quelques expériences pratiquées sur les animaux ont aussi démontré que la régénération se faisait beaucoup plus facilement en été qu'en hiver.
Dugès a eu bien soin de noter ce fait important que la régénération qui se fait chez les planaires est beaucoup plus rapide en été qu'en hiver.'Il suffit en effet de quatre jours en été, au lieu qu'en hiver il faut au moins quinze jours.
A côté de ces faits oii nous voyons une température très^élevée servira la régénération des plaies (car dans ces cas c'est plutôt une véritable régénération qu'une cicatrisation), nous devons rappeler les exemples que nous avons cités oii nous voyous des animaux en hibernation présenter de rapides régénérations.
C'est qu'en effet, froid et chaleur ^jr^^^r^^ agissent absolument de la même façon, engourdissent nos éléments et favorisent la génération lente et non. tumultueuse des éléments. On a du reste remarqué l'apathie, le peu d'activité des peuples qui habitent les pays tropicaux. Chez eux la chaleur, en raison de son intensité, loin d'activer l'activité nutritive et favoriser la prolifération cellulaire exagérée (cicatrisation), agit dans le même sens que le froid chez les animaux hibernants, ralentit les fonctions, et ce ralentissement
(i) Duplouy, Archives de médecine navaley t. IF, p. 581 .