INFLUENCE DE L'AIR
nous parait être, nous l'avons dit, fort utile à la régénération.
Disons qu'une chaleur modérée, un froid modéré agissent chez l'homme de la même façon ; les propriétés vitales sont au maximum, Taclivilé formatrice est exagérée, et, dans cescas, une plaie se cicatrisera, mais les éléments embryonnaires produits en trop grand nombre ne pourront tous être nourris, et de là très-probablement les suppurations souvent interminables que nous observons surtout en hiver.
En résumé, la température du milieu extérieur agira sur les fonctions de nutrition, et exagérera ou diminuera la génération des éléments atanomiques ; elle pourra donc ainsi nuire ou servir à la régénération.
§ m, — Influence de l'air.
L'influence importante de l'air sur l'être vivant ne saurait être niée, et là, plus encore que pour les autres conditions de milieu, nous voyons que l'action de cet élément ne peut se manifester qu'au moyen du sang. Car nos éléments ne sauraient vivre s'ils n'étaient mis constamment en contact avec lui.
L'oxygène est certainement une des parties les plus importantes de l'air, et l'on sait qu'il préside chez l'animal vivant à tous les actes vitaux dont il est le siège. La propriété de nutrition, qui est, on le sait, si intimement liée à la propriété de régénération, paraîtrait ne pouvoir s'accomplir sans son intervention; dans certains cas, il serait cependant possible de voir une génération nouvelle d'éléments anafomiques, bien qu'il y ait absence complète d'oxygène (bourgeonnement organique) (1).
Nous nous occuperons surtout dans ce chapitre de l'influence de l'oxygène et de l'acide carbonique, l'azote ne devant pas nous
(I) Pasteur, Nouvel exemple de fermentation déterminée par des animaleuïes infumres pouvant vivre sans oxygène libre et en dehors de tout contart avec l'air atmo^ phérique. [Comptes rendus V Académie des scienceSy mars 4860.)
portiorj. L*:s aulre^ p[iiici{.-»."5 *J^' i'a.r ne par i--t-Lit pas jtuei- liii \h\i: tres-irnpor tant.
Nous \ïi: \oijJoii^parl':i' ici q'jeil'; 1 \u\\n':\\(:^ irênéidl^j Je c».'^ ira/. uoij-; îL'-fjrsant dt' parif.T p!L% loin d»: i'acîion IrcaK:^ «ju i!.> exercent -ur rjos lj--ij> ; ceUe derniéfé {^artie a\-irit »'•[♦} de nutre p til 1 «jI.»lel df; iioriilueuses i.jclj','iclie>. nous croNun- utile d'en donuei" un rcsum/*.
L'ox);:ene, a dit IJi-.NNn-Sé'ii.arii. nourrit les tissu>, l'acide carl^onifjue les ex^iie. Cette fornihle ainsi po>ée. doit-elle è!re acceplée? Nos lecInTclie^ iious poitei aient plutôt à penser ijue l'oxj- ^''•ne possède une propricdé excitante manifeste, il serait l'excitateui- indisijensable de la \ie. L'oxNL'ène. dans certains cas mis en trop ^Mande quantité, peut en raison de cette propriété amener des irritali'oris très-vives, suiNie^» d'un véii'able e:i)poisonnemenl.
L'ox);.'èiie a;:it suitout en sollicitant les tis>u>à manifester leurs propiiélés, cette action n(jus a été souvent utile, et nous avons reliié d'excellents résultats des inhalations d'oxvL'ène.
L'acide carbonique, au contraire, nous semble surtout agir sur les pliénomiines nutritifs, il inlffutit f êtut fonctintmoL et nous avons \u combien cela était favorable aux régénérations.
La présence de l'acide carbonique n'empéclie pas d'ailleurs des fonctions très-importantes de s'accomplir, et î\L CL Bernard fait remai'quL»r avec laison que le foie sécrète la matière glycogène, bien qu'il reçoive une très-forte proportion de sang veineux.
L'acide carbonique, en favorisant la nutrition, aurait donc une action très-ulibi. D'après cela nous sommes p(»rté à croire que l'oxygène et l'acide carbonique agissent de la même façon, lorsqu'ils exercent leur action d'une façon générale, que lorsqu'ils agissent l(jcal(îment. Nous verrons en elTet plus loin que l'oxygène mis au contact de nos tissus nuit h la régénération, en amenant une irritation trop vive, l'acide carbonique, au contraire, est trèsulile.