‹ De La Régénération Osseuse Dans L'ostéomyéliteChapitre 4 sur 15 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'histoire de l’ostéomyélite est un exemple typique de ce qu'a précisé dans nos connaissances sur l'infection aiguë la découverte des agents microbiens.

Jusqu'à la moitié du siècle dernier, en effet, seuls les signes anatomo-pathologiques et cliniques en avaient été décrits, mais la maladie était inconnue dans son essence. Les découvertes de Pasteur ont éclairei d’une façon lumineuse la nature intime de la maladie.

Hippocrate, Celse, Galien connaissaient la production dans le tissu osseux enflammé de parties nécrosées, « de séquestres »; dont ils pratiquaient l’ablation. C’est seulement avec Chassaignac que cette suppuration des os fut discernée dans ses modalités cliniques. Il distingua une forme bénigne, caractérisée par des abcès souspériostiques, el une forme grave dans laquelle non seulement le squelette, mais tous les tissus mous étaient envahis par la suppuration. En 1879, Lannelongue dé-

Re EE montre que l’ostéomyélite est une maladie à point de départ central, il est donc indispensable de trépaner los

pour drainer la cavité médullaire.

L'année suivante, en 1880, Pasteur, à l'Académie de médecine, vient déclarer qu'il a découvert dans le pus d'une ostéomyélite « un organisme pareil à lorganisme du furoncele », et il ajoute : « Si j'osais m'exprimer ainsi je dirais que, dans cé cas tout au moins, l'ostéomyélite a été un furoncle de la moelle. » PS

Depuis, de nombreux travaux n’ont fait que confirmer ces recherches fondamentales, tout en enlevant cependant au staphylocoque les propriétés spécifiques de l'ostéo-périostite aiguë.

Nous nous proposons, dans ce modeste travail, après avoir exposé quatre observations typiques d’ostéomyélite prolongée, de décrire, dans ses grandes lignes, l’évolution anatomo-clinique de l'ostémyélite aiguë. Nous entrerons ensuite dans quelques considérations sur la greffe et la régénération osseuses et en déduirons quelques conclusions pratiques.

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