‹ De la religion aux États-Unis dÁmérique (volume 2)Chapitre 107 sur 111 · LE SYSTÈME PÉNITEMTUIRE EN AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

LE SYSTÈME PÉNITEMTUIRE EN AMÉRIQUE

chaque disciple, quelle que soit sa position ici-bas, compren* dra qu*il doit glorifier Dieu en toutes choses , si bien qu'après avoir tant amassé d'argent pour sa propre satisfaction, l'on en vienne à rechercher la fortune comme moyen d'avancer le règne de Dieu. Il faut, de toute nécessité, que ce jour arrive une fois; autrement je ne vois pas comment le monde serait jamais converti au Seigneur»

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On suit, dans les prisons des Etats-Unis, deux systèmes de discipline assez différents, et qui ont Tun et l'autre leurs chauds admirateurs. Le premier est le système de Philadelphie, d'à* près lequel chaque prisonnier vit entièrement séparé, et le jour et la nuit, en sorte que les habitants de la prison ne peu* vent former entre eux aucunes relations quelconques. Le se* cond est le système d'Auburn , ainsi nommé de la prison où il est mis en usage. Auburn est une ville située dans l'intérieur de l'Etat de New-York. Selon ce système, les prisonniers ne sont isolés que pendant la nuit. Le jour, ils travaillent dans des ateliers communs, sous les yeux d*inspecteurs et de gardes, mais sans qu'il leur soit permis de se parler. On les assemble également matin et soir pour la prière, et le dimanche ils se réunissent dans une chapelle où ils assistent au culte que dirige un aumônier, ou quelque autre ministre de l'Evangile.

Chacun de ces systèmes a ses avantages et ses inconvénients. Au point de vue sanitaire, comme au point de vue de la dépense, et aussi pour faciliter l'enseignement religieux des détenus, le système d'Auburn est incontestablement préféra»

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Me. Celai de Philadelphie , tout en offrant plus de sécurité eotitre les évasions et les révoltes, empêche que les détenus ne ^ rejoignent au sortir de la prison, où ils peuvent avoir contracté, snns qu'on s'en doute, de très-mauvais rapports les uns Avec les autres ; et puis, il est sâr qu'il est plus propre à dompter le cœur d'un criminel endurci. Mais la supériorité morale

de ce système sur l'autre n'est pas telle qu'on puisse y voir une compensation suffisante pour les dépenses infiniment plus grandes qu'il occasionne.

C'est un fait assez singulier que le système d'Auburn, généralement préféré en Amérique, puisqu'il n'y a que quatre de nos prisons qui suivent celui de Philadelphie, ait été moins recommandé que l'autre par les commissaires de France, d'Angleterre et de Prusse chargés de visiter nos établissements de détention. Quanta moi, je pense que l'expérience qu'on a faite de ces deux systèmes n'est pas encore assez longue pour juger sûrement de leur mérite relatif. Si j'ose dire fhon opinion la-dessus, peut-être qu'avec de bons directeurs fX de bons chefs d'ateliers, bons au sens chrétien de ce mot, le système d'Auburn vaut mieux que l'autre ; mais, si l'on a de la peine à trouver des hommes capables et présentant toutes les garanties voulues, on fait bien d'adopter celui de Philadelphie.

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