CHAPITRE X
CARACriCRB RBLieiBUX DBS PIIBIIIBRS COLOITS.
BnUgranU du pay$ de QaUe$»
De 1648 à 1660, c'esUà-dire, sous la république, le pays de Galles comptait un gi*and nombre d'indîvi-
dvs fortameot attaehéa au presbytériaoisine. Après k nsfaiaratioD, plusieurs de ces presbytériens, pasteurs •fctraupeauxy cherchèreot eu Amérique un abri coutre }tk patsécuUou. Bien que, d'abord, ils y vécussent MMs dispersés, la prédîlectioo qu'ils avaient naturelles tmai pour leur idioioe et pour leurs coutumes^ lewr fl^i^iQfcher autsAt que possible les lieux où ils avaient Ift faillite de demeurer réunis; ^ en sorte que, à la te du sèèele, ils ne formaient pas moins de six com** anniiiléi sur la rive gauobe du Schuylkill. ),li6 succès de cetle^ première émâgralion continua fsAtirer en Amérique de nombreux Gallois^ longH* tanipa même après que la persécution eut cessé de les ÎHliv loin de leurs montagnes et de leurs vallées. Au fiOBumeaceamit même de notre siècle, il s*en établit ttva . colonie dans les parties montueuses de la Pen?» qflvaoie^ sur un vaste territoire qu'ils avaient préar* lljbiliement acheté, et auquel il donnèrent le nom de Cambria, l'ancienne dénomination du pays de Gallest Leurs établissements occupent essentiellement un plateau qui se trouve au centre des AUeghanys. Us ont pour principaux villages Armagh et Ebensburg; ce dernier est le siège de la justice du comté. Deux ou trois fidèles pasteurs vinrent d'Europe avec eux; et, si je ne me trompe, ils font encore à présent le service en langue gaélique. Il existe outre eela dans TEtat de New-York {dusiaurs congrégations baptistes du pays de Galles, et les divers Etats de l'Union comp-
IM LA BEUaiOlf m AHiRlQQB. Uf • U
tODt viogl-cinq églises de Gallois appartenant ao ooéthodisme calviniste.
Je manque des documents nécessaires pour détepminer le chiffre des émigrations successives du pays de Galles; il doilètre assez élevé. Quoi qu'il en soit je pw affirmer qu'elles nous ont rendu d'importants senrioei au point de vue religieux. Le révérend M. Davîeiy sur lequel je donnerai plus lard quelques détailsi cet homme qui fut probablement le plus éloquent prédicaleur de son temps et qui est mort président do collège de Nev^-Jersey^ était, je crois, d'origine galloise. La famille des Morris, si nombreuse et si distinguée, de même que celle des Morgans, viennent da pays de Galles. J'en dis autant des Jones, des Griffitlis et de quelques autres dont les noms ont en du relief dans l'Etal et dans l'Eglise. J'ajoute que le fonda» leur de Rhode-Island, ce Roger Williams, dont j'ai déjà raconté l'histoire intéressante, était aussi Ga^ de naissance.