‹ De la religion aux États-Unis dÁmérique (volume 2)Chapitre 38 sur 111 · CBAF. XI. LIS PBBM. COL.— ÉG06A1S8. NT · texte numérisé non relu

CBAF. XI. LIS PBBM. COL.— ÉG06A1S8. NT

les chrétiaos qui coDtribuèrent le plus à dessiner le caractère religieux des Elals-'Unis. Il me semble assez OMweoable d'exposer brièvement les causes qui, à éjhrerses reprises, poussèrent sur les rivages amérifÉos UB si grand nombre d'enfants de la Calédonie. Qb n'en comprendra que mieux les dispositions religieuses qui devaient animer cette classe d'émigmnts.

-TÀppelé au trône d'Angleterre en 160S, Jacques I* promît à ses Ecossais, avant de les quitter, qu'il ne rasserait d'aimer et ^de soutenir leur église. Mais il eat à peine mis les pieds sur le sol anglais, qu'il manifesta sans détours sa prédilection pour l'épiscopat at'MD aversion pour le presbytérianisme, à cause de ses tendances républicaines. Grâce aux flatteries el^aax caresses du vieux Whilgifl, de Bancroft et des autres évéques, il apprit bientôt k délester les presbytériens d'Ecosse, autant que les puritains d'Angleterre. Bien que sa prudence et sa timidité naturelles réloignassent des mesures violentes, il ne tarda pas à exprimer l'intention de changer les formes du gouvernement ecclésiastique de son royaume du nord; mais il n'exécuta pas ses desseins.

Il en fut autrement de son malheureux fils. Charles I** résolut de risquer ce que son père, non moins despote que lui, n'eût cependant point osé. Il commença par ordonner la publication d'un livre de canons qui altéraient profondément la constitution de l'Eglise d'Ecosse. Puis il fit composer une liturgie semblable à celle de l'église anglicane , mais que

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Laud avait encore plus rapprochée da ritud ronaitt; et il enjoignit aux ministres écossais de s'en serfir, sous peine d'ôtre suspendus de leur office. On cos^t la résistance oq verte qui s'en suivit» résistance à II fois religieuse el politique; car le roi Charlee s'éliil^ arrogé sur l'église une autorité que la ooostitQtior écossaise lui refusait, et Ton ne pouvait lui nooù^ natlre le droit d^imposer la liturgie anglicaue, sans loi accorder celui de ramener plus tard la messe des papistes. L'insulte faite aux Ecossais excita la sympa** thie de TÂngleterre, et la lutte eut pour issue, comme le remarque Hallam, a le maintien de la liberté m** tionale par le renversement du trône. »

Mais Charles II se conduisit bien plus mal encore que son père. Lorsque celui-ci porta sa lôte sur V^ chafaudy Charles errait sans amis, en pays étrangers. Les Ecossais lui offrent de le reconnaître pour leur toi et de l'aider à reconquérir la couronne d'Angleterre, pourvu qu'il s'engage par serment à maintenir leur église avec sa forme presbytérienne. C'est ce qu'il n'hésite pas à promettre, et en arrivant chez eux il signe le covenant. Là-dessus, les Ecossais prennent tes armes; ils sont battus par Cromwel, et Charles se voil pour la seconde fois chassé sur le continent. Lorsque, en 1660, la couronne fut replacée sur sa tête, il renouvela de son plein gré les promesses qu'il avait faites aux Ecossais et qu'il leur devait à si juste titre; mais à peine est-il sur le trône qu'il oublie ses serments. Il abolit en Ecosse le presbytérianisme el y rétablit l'épiscopal dans ses formes les plus repoussantes.

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Pv ordonnance royale , les évoques sont investis d'une autorité absolue, et une loi nouvelle défend, 40US des peines sévèreS) de parler contre la suprémati|p. ecclésiastique du roi et le gouvernement spirituel ig||cévèques et des archevêques. Une haute couimi»- VfOD, composée en partie de ces grands dignitaires de relise, est revêlue d'un pouvoir inquisitorial^ et l'on voit renaître des scènes d'intolérance et d'oppression dignes des plus mauvais jours de Rome. On chassa de leurs postes nombre de pasteurs savants et pieux et Ton contraignit le peuple d'accepter le ministère des hommes ignorants et immoraux qu'on leur donna poar successeurs. ' La loi interdisait, sous peine de

^ L'auteur n'entend point enfermer dans une mémo accusatioo Uns les prélats et tous les pasteurs que ces coups d'état imposèrent k rEoosse. Il ne saurait oublier que parmi les premiers se trouvait BB Robert Leighton, et parmi les seconds un Henry Scougall. Il est mi que le noble caractère et la piété de Leighton ne purent pas longtemps sympathiser avec les principes et les mœurs de ses colièfues , et qu'il finit par déposer sa charge ; mais cela même lui niArite uoa mention à part, et la présence d'hommes tels que cet l0ux-4à suffit en quelque sorte pour redonner dans Topinion quel- |W T9l6ur au corps entier dont ils firent partie, tout dégradé qu'il lit été. — L'auteur n'a pas davantage l'intention d'imputer i l'épisyofài les crimes des prélats et des hommes publics qui le protégérpuA en Ecosse par de si horribles cruautés. U n'a pas employé» ^our flétrir leur conduite, des termes plus forts que ceux dont se leriKhistolre. On peut s*en convaincre en lisant Burnel, Eiu^itt UmmUm^l Cook, HitUnre de V Eglise d'Ecom; ou bien Hallam, UieêaireeomelUuêionneUed'AngleUrre.yom quelques ligues extraites le ce dernier auteur :

• 11 était possible que l'épiscopat fût d'instituUon apostoliques nais, pour soutenir cette institution, Ton avait incendié les maisons

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mort, aux ministres destitués de prêcher TEfangile en quelque lieu que ce lût. Il leur était loisible de prier chez eux, mais nul de leurs voisins ne pouvait se joindre à leur culte domestique. Une fois que Vm d'eux était dénoncé, Ton défendait & ses plus procfaei parents de lui fournir un asile, ou de lui tendre b moindre secours. Tout propriétaire foncier derait promettre que, ni lui, ni aucun de; siens n'assisteraient à des cconventicules.» Les peines qu'on encourait en bravant ces lois, étaient la torture, l'amende, la prison, le bannissement et la mort. On plaçait dans les familles des garnissaires, qui y vivaient à discrétion. L'on chassait aux hommes en leur tirant dessus, et on les pendait à des arbres le long des routes.

Tel fut le terrible état de l'Ecosse durant environ trente années, et tout cela pour la contraindre à recevoir une forme de gouvernement ecclésiastique qui

et ravagé les champs; TEvangile avait dû être prêché en pMnalrv et aea ministres s'étaient tus interrompus dans leurs prières : roi avait massacré les maris sous les yeux de leurs femmes, déshonoré les Jeunes filles, et bon nombre de personnes avaient péri par h main du bourreau, ou dans les prisons, dans l'exU et rasdavage. L'on avait attaché des femmes à des poteaux sur le bord de la mer, pour que la marée ytnt les y engloutir ; on en avait mis quelques4iMa à la torture , et elles étaient sorties de là toutes mutilées : c'était une religion de sang, qu'il fallait être bien calme pour ne pashÉl^ et pour ne pas refuser des mains qui vous Toffiralent Car, après tout, il est plus certain que l'Etre Suprême abhorre la cruauté et la persécution, qu'il ne l'est que les évêques doivent avoir, de sa part, autorité sur le simple prêtre. » Hiu. amnii. vol. lil, 448.

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répugnait h la conscience des Odèles. Peut-on s'étonner que les presbytériens écossais de celte époque détestassent l'épiscopat, non pas comme Toccasion leolementy mais comme la vraie cause de leurs maux I |0ar eux il s'identifiait avec l'impiété, le despotisme ijtjà superstition 9 tandis qu'ils aimaient leurs presby^ téres, comme on aime l'indépendance et la vérité. Ajoutez à cela que le parlement écossais était constitué de telle sorte, qu'il ne représentait que trés-imparfiutementla nation, et qu'il ne fallait pas attendre de lui la défense des droits du peuple. Tout l'espoir des opprimés eût été dans l'Assemblée générale , ou synode de leur église, mais on l'avait supprimée, et cette suppression leur avait été plus sensible que si on leur eût ravi leur parlement. En de telles circonfiances, il n'est certes pas étonnant que le peuple le |du8 soumis ait enfin tâché de secouer l'oppression. Mais toutes les tentatives de révolte ne servirent qu'& sacrifier quelques nobles vies, jusqu'à ce que, par la révolution, si douce et si complète tout à la fois, de 1688 9 les Stuarts furent définitivement chassés du tréne^ et que des jours meilleurs se levèrent sur les deux royaumes.

Gomment se fait-il que, sous le poids d'une sem^ Mable oppression, les presbytériens écossais en massé n'aient pas abandonné leur pays ? C'est que la terre natale est toujours chère. Et puis, ils se flattaient sans cesse de voir une fin k leurs maux. Par exemple, lorsqu'une association de trente-six individus, tous hommes de condition, eut acheté dans la Caroline un ter^ I. 11

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ritoire fort étendu pour sertir de refuge à ieon coDcitoyens persécutés, on ajourna le départ dans rattente du résultat, si malheureux, de la conspiratiou de Russel et de Sydney. Il y eut toutefois bon nombre d'Ecossais qui émigrèrent en Amérique; d'autres éA Irlande ; et plusieurs de ces derniers ou leurs deso^ dants cherchèrent plus tard du repos dans le Nouveau- Monde. L'émigration presbytérienne d'Ecosse et d'Irlande, commencée sous les règnes de Charles II et dé Jacques II, continua par diverses causes jusqu'à la révolution américaine. Celle des catholiqMs dite d'une époque plus récente; dans les temps dontnooft nous occupons, elle fut trop peu considérable poor qu'on en tienne compte.

Quant aux lieux vers lesquels se dirigèrent ces presbytériens et qui ressentirent les heureux effets de leur influence morale, il faut remarquer d'abord que la Nouvelle-Angleterre ne devait pas avoir beancout) d'attraits pour eux. Non-seulement ses meilleurs cantons étaient occupés, mais encore chacun de ses établissements possédait une église aTeclaquelle despfe^ bytériens n'auraient guère marché de bon aicconl. * Cependant il y en eut quelques-uns qui, ayant choni pour leur retraite cette portion de l'Amérique, y furent parfaitement accueillis. Suivant Cotton Mattber,

^ La plupart d'entre eux étaient aiusi eDthousiaates de lawi synodes et Je leurs presbytères, que les anglicans i'étaeot de leurs aircl)éyôqti6S et àc leurs évoques. Or, les colons de la Nouvelle- Afiglotorrose rattarliaiont au système deà (iidéf^èriÀltM^. [TVtiff.)

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la Nouvelle-Angleterre aurait déjà reçu, avant t640, quatre mille presbytérieus. Mais venaient-ils d'Ecosse ou d'Irlande, et dans quelle proportion, c'est ce qu'on ne saurait détermiaer. Plus tard cent familles de pres^ ^ytérieus irlandais, ayant avec elles leurs pasteurs, Ibodôrent Londonderry,dans le New-Hampshire, et s'y pi|^isèrent selon leurs principes. Boston vit dans ses niirs un6 église de cette dénominaliou, depuis 17S9 juaqu'en 1786 qu'elle adopta la forme congrégation-* nelle. Il y eut encore quelques presbytériens qui s'é« lablirent à Pelham et à Palmer.

Lesémigrants presbytériens ne durent pas se sentir beaucoup plus attirés vers New-York. A là fin du XVIP siècle, l'église épiscopale y devint l'église deminaute, et ce n'était pas pour eux un gage de tolérance. n en était cependant arrivé dans la province avant cette époque, et beaucoup d'Ecossais et d'Irlandais a*y établirent le siècle suivant, à mesure surtout que la révolution d'Amérique approchait. De la seule Ecosse, il arriva, l'an 1737, à New-York, quatre h cinq cents éwigrants. Vingt ans ensuite, des colons éooesaîs et irlandais s'établirent dans le comté d'Uls- 1er, à Orange ei à Albany.

Eu 1688, l'année fnéme où Guillaume Penn partit pour l'Amérique, il acheta, de concert avec onze quakers^ les droits des héritiers de lord Garteret. Ils s'associèrent douze autres individus, la plupart écossais, avec intention de provoquer l'émigration sur une grande échelle. Leurs plans réussirent ou pe peut mieux. L'Ecosse et le nord de l'Irlande envoyèrent

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un grand nombre d'émigrants dans le'' New-lefsej oriental où il n'y avait eu jusque-là que des colons de la Nouvelle-Hollande. * « Il est à noter, dît Bancroft, que ces presbytériens écossais, gens » remarquableft par leur moralités parleur instruction ot par lear courage, comme par leur amour pour la libeHé et leo^ enthousiasme religieux, arrivèrent en si grtad nombrt^ qu'ils donnèrent au Nev^-Jersey une impulsion dcMl il se ressent encore après cent cinquante anîf. t^f Plusieurs de ces émigrants étaient assez riches pèor avoir pu amener avec eux jusqu'à des familles ettières de pauvres ouvriers qu'ils placèrent dans leurs plantalions. En parlant de la ville de Freehold, an des premiers établissements de New-Jersey, le révérend W. Tonnent, qui fut longtemps pasteur de l'église presbytérienne de ce lieu, s'exprime en ces termes: € Après Dieu, c'est à quelques Ecossais qu'on doit l'existence de cette communauté et la prédicatioR pure de l'Evangile dont on y jouit. Personne n'y prit plus de peine qu'un nommé Waller Ker,qui futarrfttè en 1685 et banni à perpétuité pour son attachement aux vérités divines telles que les professe Véf^ise d'Ecosse. C'est ainsi que le diable et ses agenlk manquèrent totalement leur but; car assurëttieDtcet homme n'eût pas été aussi utile à la cause du Seigmfur dans son pays natal qu'il le fut en 6es lienx-of. Il v|t

< On appelait ainsi la colonie de New-York, alors New-Amsterdam. {Tfod.) ; * IToncfo/ï, voL H, p. 414. « ./.«.iM

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encore, disait Tenneot en 1744; et par la bonté diivine il jouit d'une belle vieillesse, car il est dans sa quatre-vingt-huitième année. » '

Cependant c'était la Pensylvanieque la Providence destinait à recevoir, bien qu'à une époque postérieure, le plus grand nombre d'émigrants presbyteriens d'Ecosse etd'Irlande» notamment de ces derniers* L'on dit qu'en 1729 il y arriva 6,000 Irlandais, et gu'au milieu du siècle on en comptait 12,000 de plus ciia.que année. * Us s'établirent dans la partie orientale èi dans les districts du centre, les seuls points qui ne fussent pas encore occupés par les blancs. Us remplirent entre autres le comté de Gumberland.

De la Pensylvanie il s'en fit une émigration considérable vers le Maryland oriental, la Virginie centrale et dans les comlés occidentaux de la Caroline du Nord. ITone seule année mille familles, dit-on, quittèrent les anciens établissements pour la dernière de ces j[trovinces. C'était en 1764. Leurs descendants y forment une population serrée, homogène, occupant tout l'ouest de l'Etat, et se distinguant par une moralité sévère et par leur attachement aux principes de leurs ancêtres. En 1749, cinq à six cents Ecossais s'é* tablirent près de Fayette-ville, Caroline du Nord; d'autres les suivirent en 1754, et dès lors il n'y eut

i Le révérend William Tennent, cité par le docteur Hodge^dans SOO HiK#tre eonMtaiamielU de l'Eglise presbytérienne des ElaU-Vni$. . « Dans SOO Hisioire de la Ppuylwmie , Proud dit qu'à celte époque Us.amvaieiii par grandes troupes du nord de l'irlaiide.

tM LA KBLI6I0N KN AMÉBIQlJt. LIT. Il

pas d'année que ce peuple robuste et industrieux n'y envoyât de nouveaux essaims. *

Outre les colons écossais et irlandais venant de la Pensylvanie, le Maryland en reçut directement d'Ecosse et d'Irlande. Le colonel Ninian Beall, du comté de Fife, se trouvant compromis dans les troubles desa patrie, s*enfuit d'abord à laBarbade. De cette lie pa»sant au Maryliuid, il acheta des possessions immenses» où deux cents de ses amis et de ses voisins le joignirent vers Tau 1690, et avec eux leur digne pasteufi le révérend Nathaniel Taylor.

En 1684, une petite colonie d'Ecossais persécatés s'établit dans la Caroline du Sud, sous la conduite de lord Cardross. Eu 1737, une multitude d'agriculteon et d'ouvriers campagnards partirent d'Irlande pour cette province. Mais sans entrer dans plus de détaibi disons seulement qu'il n'est pas d'Etat en Europe qui ait fourni à la Caroline du Sud autant decolonique l'Irlande presbytérienne.

Une partie de la colonisation de la Géoi^ se fil aussi par les Ecossais et les Irlandais qui émigrèreot de la Pensylvanie, en traversant le Maryland, la Vin» ginieet la Caroline du Nord, et s'échelonnant sur tous

< On assure que les colons qui s'établirent près de Fayette-ville, Caroline du Nord, étaient presque tous des montagnards écossais. Quelques vieux habitants y parlent encore la langue gaélique, qui, si je ne me trompe, est toujours usitée dans le culte puMic d'mi p«lft nombre 4e leurs églises. Le senriee , du resie, t'y ftdt einclement comme en Ecosse (Voyez Hoé^ê ComêihHitmût tMm}f» dr.).

ÇPAV.. 3U. 19^ PEBM. COL.— ECOSSAIS. ItV

ces territoires. Il en vint aussi directement des montagnes de l'Ecosse.

De tout cela résulte que les presbytériens d*Ecosse et d'Irlande ont contribué pour leur grande part à former le caractère religieux des Etats-Unis, surtout dans les contrées du su(} et du centre, puis dans les portions correspondantes de la vallée du Mississipi que ces Etats ont colonisées. Et comme ces émigrants n'étiMeçt pfs simplement des protestanls, mais que c'éiifietït des geqs décidément pieux, ils apportèrent à f^s provinces h seule richesse qui leur manquât, la piété.

L'Amérique doit tux anciennes émigrations presbytériennes plusieurs de ses meilleurs citoyens et de S09 plus fidèles ministres. Les Tonnent, les Blair, les 4Uisoo étaiept d'origine irlandaise ; le docteur Wilbersr poon, uq des hommes les plus éminents de sou époque» ei comme théologien et comme politique, le docteur Nisbet et beaucoup d'autres nous son| venus d'Ecosse.

Le fils d'un pauvre émigrant irlandais qui s'était établi dans la Caroline du Nord, a été président des Etats-Unis ; c'est le général André Jisckson ; et le fils d'un émigrant scoto-iriandais qui habita d'abord la Pensylvanie, puis la Caroline du Sud, l'honorable John O^oun, a ^t^ viçj^présiden^.

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