‹ De la religion aux États-Unis dÁmérique (volume 2)Chapitre 71 sur 111 · ET LES HABITUDES DES AMÉRICAINS · texte numérisé non relu

ET LES HABITUDES DES AMÉRICAINS

Sans revenir sur le tableau que nous avons fait dans notre premier livre de la vie des colons primitifs, nous rappellerons tout ce qu'il leur fallut d'énergie

^ Bien qu'en Europe la population n'ait pas la marche gigantesque de celle des Etats-Unis, il est des pays où elle croît d'une

OBAfillI. ÉNiMIll m rtl7Ft.B j4!lrÊ«tl€AlN. ^

|iotti»Teoli^endfei^ jwuTy persévérer; ^ooi redî^ pops^sartout que c'est essentiellement dans leur foi iliii''fl$tpmsèrent la force de quitter leurs plus chères lielMtonsette berceau de leurs pères, pour s'établir ati witi des forêts ^ dans la société des bêles sauvages et d'hommes souvent plus féroces qu'elles, pour affron- Wf la mort sous toutes ses faces et se soumettre à d'innombrables privations; puis nous ferons observer qu'il ne faut rien de moins pour continuer une œuvre de colonisation que pour la commencer. Mais aussi o'^t là qu'un homme s'accoutume à ne tenir aucun ocmpte des difficultés ordinaires , à surmonter par «89 eflforis les obstacles les plus décourageants et'li faire luinmème une foule de choses qu'en d'autres ciK eiMiMaDces il attendrait des secours d'autrnî.

Il est à remarquer d'ailleurs que, dès leur origitie , le$ colohies furent presque complètement livrées à leurs seules ressources. L'Angleterre ne faisait que trè&-peu de sacriBces pécuniaires ^n leur faveur^ A r^xoeption d'un petit nombre de régiments qu'on éiH ^lyyaît de temps à autre et dont les compagnies étaient > éparses çà et là, sauf aussi quelques fournitures d'armement, la métropole ne s'inquiétait guère de la défense du pays; en sorte que ce furent, après

itranière sensible. Est-ce que le nombre des églises et deé pà^teurà f augmente dans la proportion? Et si les institutions religieuses y suivent les progrés de la population, est-ce, partout, grâ<;e au zèle et à Tassistance de l'état? En Amérique, le principe volontaire se suffît à lui-m^me : chez nous, rien d'un peu complet ne s'effec- Uié pat l'action seule des gouvernements. (Trad.)

MB |A BBLIGION BM AMÉllQUB. UT. IV

tout, les troupes coloniales qui eurent habituellement à repousser les Indiens. Bien loin d'être secourus par, l'ànglelerre, les Américains durent la secourir dans ses guerres contre la France. Après quoi viot la grande lutte de 1775 à 1783 où l'énergie de la nation eut amplement à se déployer.

Ensuite, bien qu'en plusieurs colonies l'Eglise ait, de tout temps, été unie à l'Etat, la loi ne faisait en dernière analyse que déterminer la manière dont on devait soutenir le culte ; mais c'étaient toujours les colons qui y pourvoyaient directement. La loi n'avait guère pour effet que d'arracher à quelques-uns leur redevance, tandis qu'en fixant aux autres ce qu'ils devaient payer , elle leur ôtait la pensée même de donner davantage, ce qu'ils eussent fait volontiers dans un système plus libre.

Si l'on eu excepte quelques mille livres sterlings qui servirent à fonder nos premiers collèges, et quelques mille livres encore venues essentiellement d'Ecosse pour l'entretien des missionnaires auprès deslndieas, je ne sache pas q ue, d urant tou te l'ère coloniale, nousayoDs reçu, de la métropole ou d'autres pays de l'Europe, aucun secours pécuniaire en vue de nos intérêts reli* gieux. Je ne dis point cela par reproche, mais comme un simple fait. Les chrétiens d'Angleterre, de Hollande et d'Allemagne ont toujours eu à cœur la prospérité religieuse des colonies. lisent fait ce qu'ils ont pu, et les monuments de leur piété et de leur charité subsistent jusqu'à ce jour. Toujours est-il que les colons eurent à satisfaire eux-mêmes à leurs besoins spirituels; et finalement c'était leur devoir.

CaAF« II. ÉlfEAGJB DU PBUPLB AMÊHICAIN. SS3

C'est ainsi que, chez les Américains , l'énergie y Tesprit d'entreprise et la coB^ance en leurs propres efforts ODt dd se développer dans les affaires religieuses comme dans toutes les autres. Aussi, lorsqu'il est question de bâtir une nouvelle église, les intéressés commencent par se demander s'ils ne pourraient pas en venir à bout sans réclamer le secoiii;s de personne. Ils conviennent tout au moins d'essayer,' et souvent il arrive qu'ils achèvent à eux seuls uùé entreprise pour laquelle ils eussent pu d'abord se croire insuffisants. Et puis s'il se trouve qu'une égliise ait besoin de réparations considérables , au lieu d'attendre qu'il plaise à l'autorité d'envoyer ses agents cons^ tater l'étendue du mal, et ensuilé d'ordonner à grand peine les travaux nécessaires, les membres de la congrégation mettent sans retard la main dans leurs podies, et l'on a bientôt recueilli la sommé qu'il raUail.

Ajoutons à cela qu'il y a, dans la portion vraiment américaine de notre peuple, une conviction toujours plus ferme que la religion est absolument nécessairei au bien-être de la société, sous le point de vue même temporel ;^ d'où il résulte qu'un grand ndmhrri de personnes s'intéressent à ses progrès par des sacrifices pécuniaires, bien qu'elles n'appartiennent pas à Tune ou à l'autre de nos églises. J'aurai l'occasion d'en fournir un exemple remarquable. ^

^ Et voilà ce dont on estime que nos peuples de rEtiropc seraient incaptbies. Nous nous permettons de croire que c'est les mal juger ; I. ^ 23

Wk lA HBLIGIOIf BU iHHARlOOB. 11 V» IV

CHAPITRÉ ni.

CONSTRUCTION D'ÊGLISBS DANS LES YILLBS.

GomiDeot vous y prenez^Tcnis quand il 6'agit de bftiir ttoe nouvelle église^ in'a«-tr-oo souvent demandé en Europe? Lia réponse varie suivant les localités. Je parlerai donc premièrement de ce qui se passe dans les villes.

Là, de nouvelles églises se forment souvent par voie décolonisation^ terme qu'où est convenu d'appliquer à ce procédé. Quand une congrégation devient lel-^ lement nombreuse que le Keu des réunions ne peut plus la contenir, le pasteur et les autres conducteurs de réglîse^ après en avœr conféré avec téuUi lamâlu*« rite convenable, proposent à un certain nombre de f»ittilUâdese détacher du troupeau pour former le Wk^nu d'une nouvelle association^ qu'on aidera de ses priéreS| de ses conseils et, s'il le faut, de sa bourse. Sur quoi tous oeun qui ont à cœur cette bonne œuvre, vont et travaillent à ta réaliser. Quelqliefois il arme que des familles et des individus, appartenant à pkn

tout en iceordtntque les dommencenienfs seraient difficiles. Mais à qui la faute, ou plutôt à quel système? Suppose! uo pajs «à le gouvernement assistât suffisamment tous les pauvres , n'est-il pas vrai qu'il ne resterait plus rien à faire pour la bienfaisance individuelle et q^ie Tesprit aumônier dîsparattrait?

QBAP^ III. CONSTRUCTION D^ ^^}.}^^,pf ^VILLES. ^

aieursj^glises^demèiqedépominatipiiiiys'enteqilentipour ea former, ^psi une Douvelle. -,ij.

L(t foodatioQ des églises de villes ; se fai4 eqQOffo d'une autre manière. Ce seront quelques persooQ^ qui, s'intéressanl à la religion, hiço que peu(-ètre elles n'appartiennent proprenaent à aucune église i.^q décident à construire un temple dans un quartier dQ la ville où T accroissement de la population sejubile, J^ demander. Chacune d'elles souscrit pour uqe certaine somme el recueille également des souscrjptipns auprès des gens aisés. Dès qu'on a de quoi.qojmmçucer> Ton pomme un comité qui se charge d'aç<[ué|rir.lp terrain et de diriger la construction de rédifiçQ..Qjvapdi;i)^t prêt k être ouvert au public > on «^ppel,le u^ps^s^Di: et alors on Ipue au plu^. offrant; les biaiics fi^ro^^ bancs assç^ vastes pour qu'j^ne fs^iBille enl^èr^: y m\ des placer en sufBsanqe. C'e^t par Q« moyen < que, ;sp complète la somme qu'où a dépej)/sée pour Ii^vCOUt strucMoR de l'égli&e. On a vu même çotl^ veute>i^ Uen-^ chère produire de quoi rembourser immédiatemei^t 1«B soufioriptions. /

Il est à remarquer, d'ailleurs, que c4h& qui louent tes baqca fermés {pew$) ^' (engagent h payeir régi^ro^ iaeot un^ rélribution annuelle pour i'eQtrf^tierv diu pastpur et pour les autres fraii^ du culte> fa^le du qupi leurs places sont louées, à d'autrci^^ IMIaia, en payant ponctuellement sa redevance,: on a si^r, sQtt b^fic Jes vrais droits d'un proprié taire^ en sorte qW^pn peut le vendre ou le donner par testament , cowœ toqte autre propriété.

S56 ^ * LA EBLIGION Bit AMBRIQCB. LIV. IV

Quelquerois, au lieu de vendre les bancs en Qef absolu. Ton se borne simplement à les louer d'année en année. C'est ce qui a lieu surtout dans les moindres villes et dans les villages. En pareil cas, il faut que les souscriptions aient suffi aux frais de premier établissement. Si la souscription primitive a été trop faible, on eu fait une seconde, puis une autre quelque temps après; cela va de soi-même.

Dans quelques églises , même' au sein de nos cités, tes bancs sont ouverts à tout le monde. Il en est ainsi de toutes les salles où se rassemblent les quakers et de la plupart des lieux de réunion appartenant aux méthodistes. Ce système a l'immense avantage de fa-ciliter la fréquentation du culte aux étrangers et aux personnes qui n'ont pas le moyen de payer des places; mais il a bien aussi ses inconvénients. Ceux qui fréquentent assidûment les assemblées et' qui ont les moyens de concourir aux frais du culte , ne sont pas sûrs de trouver des places où ils puissent réunir tous les membres de leur famille , et , en cas de relard involontaire y il se peut même que la place leur manque tout à fait. Aussi les églises méthodistes adopleot-elles de plus en plus à cet égard l'usage de nos villes. Là où elles ne le font pas, comme aussi dans les assemblées des quakers y les hommes occupent en général la moi*^ tié de la salle et les femmes l'autre moitié. Il est clair, au surplus y que les églises où toutes les places sont libres ne peuvent être construites que par souscrip^ lion.

Voici d'ailleurs ce qui a communément lieu. Lek

ÇPAf, 111. CONSTRUCTION DK8 EGLISES D« VILUn.

per^pones qui sont tombées d'accord au sjijejl d'upe nouvelle église k former, se procurent^ pour les pre-^ jqiprs ^mps , un local quelconque^ où Ton commence un service régulier, chaque dimanche ^ aux heures juiHCOulumées. ^ Après avoir annoncé publiquemepjt Jeurs intentions, ils avisent à organiser une église, ou un corps de fidèles, suivant les règles de la comoiu-*pion à laquelle ils appartiennent. S'il s'agit de presbytériens, le presbytère lui-même, collège de pasteur^ etd'^nciens d'un certain arrondissement, nomme ^un .comité pour organiser l'église naissante d'après le li«yre de discipline^ Gela se fait en établissant et en consacrant des anciens, par lesquels l'Eglise se rattache dès ce moment au presbytère. Puis le pasteur est nommé et régulièrement installé. Pendant ce tempsi, .la congrégation n'a cessé de s'accroître, et bientôt .elle doit remplacer.par une église le Focal qu'elle ocr pupait provisoirement. C'est ainsi que, chaque ann^,

> l\ existe à Philadelphie ud édifice qu'on avait construit poqr les assemblées de Whitfield; on l'appelle rAcadémie. L'étage supérieur ^t lAàih tenant divisé en deux salles, pouvant contenir chacune dé-^atre cents à cinq cents personnes. L'une des deux est pQnstaùament occupée par les méthodistes. L'autre l'est très-souvent par des églises en formation. C'est là que se réunit la eoUmU^ comme on dit, et de ce local elle passe dans l'église qu'elle s'est bâtie. On assure que cette salle a, de la sorte, servi dé herooau à plus de vingt églises. Elle appartient à une corporation de qui on la loue. L'étage inférieur est occupé par des écoles.

La chapelle de l'université de New-York sert à des usages tout semblables. V\ arrive aussi qu'au besoin l'on célèbre le eulte dans les salles des tribunaux et même dans celles où s'assemblent des lé-

gisiatures. des divers Etats.

S88 -^ * * '^^Li kÉttèidit fcN AMfiftiQUB. " ut. tr

^iqdéâ essaims sot^teDt de la ruche, poar faire, à ta ^Idîlfë du Scï^eùr; teur tratail parliculier: '' Lëi'tehi^ès-dîë nbyipritfcrpalës Villes sont et) ^éfàl dëî èdifioei' vasfèfs'ef'sdideraëût tohstrtiite. Ceux Idbs fktibû^tÀ^ lé cédietft aUi autres sous* tous 'Its rap^ ^àm*, itoais' îl TaM dîl'è ^tie la population y (kit teK tèfi!aét)t dé pr<%i^s, ii^ué ces Coasfrtretion^ sotit en "^iiIdrÀi euVTsÀ^ëés iiiMiùê'pt&riso'fres. DaHs la vtaitlëe Hû MrsSissîpi , àîtiii (ftrè sur leis bords de rAtlaâtiqtie, ïfeiêgUsés des gfattdestlHes sout presque universéllëmedtbâiiës en btiquês^ au moins neuf sur dix; il Ti'ëil efei qrfé très-peu en pierres. Dans les tilles et %i)i)t^ Wè sèc6ttd et de troisième rang de la Noatelle- ^Aùglefëfre, ëlleli sont;pour ta plupart, simplement en «6ÎS. :

'"'O^ant an coût de ces constructions, il est difficile de dire (Juelqtie chose de précis ; il ne peut que tarier beàtk^onp sur un territoire atrssi étendu que le nôtre. Dans les faubourgs des grandes villes que baigne TOcéàn, depuis Portland jusqu'à la Nouvellfe-Or- /(^^^^ ^i^l en est qui\pe doiv pas avoir coûté au-delà •de/5 à 10,000 dollars*; tandis qu'à rîntérieur de ces vîtiesià dépensé s'élèTe ordinairement à plus de âOi'OjOiO dollars. Nous en ayons qui onl coûté de ,6Q,QQ0i^ 8q,006 dollars, quelques-unes 100,000 dolrlarsf au moins ; ' sans parler de l'église de la Trinité à

* C^è^lisë de Wew-Yoï^k où prêchait réloquèûtO'Mason a coAté, j^ pièhBeV phiB de' dil mille dollars. C'est un édifice en briques, excellent, vaste» solide et construit avecgoât; cependant cette

^ewnï^k quiapiiM li^ût aux épUcopiuii,» ou de ia

J|ce« omi bieii idép^issé .^OO^OOO dollars.* Û se peul .qu'eu i^QFtam qa3 oo ait mis trop d^argeol k la dém^r jruftiqn ÎAlériiii^re dd quelques leatoiples ; mais ^kMii 4airendce, 1^9 (églises Hièmes de nos plus grandes villes, .fpfUimplesexlôrieurefiieQt, na sont qii«. ^oforiables y^ l'iqlérieuA . '

., Le^iéglises dei^ villas de la NjE>uveUe*j$a)gle^rrle

>e0QO3lraisealpourla {^upsyrt au moyen de poutres

<Uées eoire elles et recouvertes de ptaochee. Mais

poomie elles sofil ordinairement peioles en blaoo «t

i^uroiontéesdt) clochers, elles fout un lrès--bel effet.

.Chaque dimaoche, de nombreuses cloches portent

Jleurs voix sonores et harmonieuses tout au tra^ver^ des

collines et des vallées de oette intéressante contrée.

Dans les au(i*es pajriies des Etals allao tiques , les

^lises de vill^^ges sont le plus souvent eo briques ou

eu pierres ; quatid on les fait eu bois, on laiss&ii ce-

. iui«-oi sa couleur ualurelte.

Pour revenir aux églises de nos villes^ et â'illsut en dire le nombre, je me bornerai 4 reoiarquer qite,

église* et quelques autres de la parUe basse de la ville vont /tre démolies et remplacées par des boutiques et <ie8 comptoirs; par^o que le mouvement des affaires chasse plus loin les personnes qui s'y f6tinÎ9saiefU«Voiià comment les cbosedse passent d#M««^rfi^im4ni«. . ^ L'iL'glisede la Tripitc n'est pas encoivacbevée. Ce seraiin/boau monument d'architecture gothique; et d'après ce qu'on m'a dit, le coiU pourra bien s'en éltver à 500,000 dollars.

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SOUS ce rapport, nous pouvons hardiment toulenir la comparaison avec les villes d'Europe. Par exemple , Boslon coniplait en 1840 cinquante-huit églises pour 'une population de 88,000 ftmes, et beaucoup de ces églises peuvent contenir de 1,000 à 1,500 perso:)ues. iNew-York en avait, pour environ 310,000 habitants, 159; savoir, quarante et une aux presbytériens , quatorze aux réformés hollandais , vingt-sept aux épiscopaux, dix-huit aux méthodistes, autant aux baplistes, huit aux catholiques romains, neuf aux afri- ^cains, cinq aux amis ou quakers, trois aux luthériens, ^ trois aux mor^ves, trois synagogues (il y en a mainteinant cinq ou six), deux aux unitaires, Irois aux uni- • Vërsalistes, outre quatre églises galloises et autres, et *deurx pour les marins. Relativement à leur nombre, les communions prolestantes sont mieux pourvues que les catholiques : il est vrai que le culte romain souffre volontiers Tentassement dans les temples.

Philadelphie est encore plus riche en églises que New-York. Les principales sectes s'y sont considérablement accrues dans ces derniers temps. C'est ainsi quto^ depuis quinze ans, les méthodistes ont bâti dans . la ville et dans ses faubourgs au-delà de vingt églises, dont la plupart sont très-vastes. Mais les villes de second et de troisième rang dépassent de beaucoup tout cela, comme le montre le tableau suivant :

Salem (Massachusets), pour une populat. de 16,000 émes, a 15 églls. New-Haveo, id. id. 14,000 id. 13 id.

tBAf • IT. iGUSBS DBS ROCVBAUX ÉTABUS8B1IB1IT8. 'SUSl

FcNigUeeiMteCsurl'HudsoDXp^unepop.de 9,00D id. Ifi id.

Troy, id. 2S,000 id. 15 id^

Newark (N.-Jersey), id. 30,000 id. 17 id,

Roclmter, id. 22,000 id. 22! id.

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