CHAPITRE YI
flOUIATIOII DBS MUflffriBS DB L'ÂTANGILB, BT NOIllHATlOIf DBS
PASTBUIS.
n n'est aux Etats-Unis qu'une opinion parmi les chrétiens éyangéliques de toutes les nuances , sur la condition première que doit remplir celui qui se consacre au saint ministère. II faut qu'il se puisse rendre témoignage en sa conscience et selon les Ecritures , que le Saint-Esprit lui-même l'y appelle. Puis il faut, pour son admission, que l'autorité ecclésiastique compétente s'assure par elle-même de la réalité de cette Yocation, sans parler de la vie irréprochable que doit avoir menée le candidat , ni des talents et des connaissances qu'on est en droit d'exiger de lui.
des fils de Thon. Sam. Southard, recteur d'une église épîscopale, aussi de New-Jersey. Sod père mourut vice-président des Etats- Unis. M. Southard descendait, je pense, des réfugiés français. ^ Yoyes Àfpindkêf 01.
» Embrasser bq état d'uoû ùaiure ai saioie ei si raëM* tablb^ UQiquenbBol poiur oecttper un rang dans la se^ ciébé; ou pôiur ga^loer une» hoûDÔle fiHbsiataoce, m^ railr a^x yeutsL de (ans, ae neadffe coupable d'un gmad péché enveoa soi-même ei envers .€»«& dMit oip asrpire à soiguer les iDlérèts spirituels. S'il y a des divergences entre les chrétiens évangéliques sur les signes d'une vraie conversion, il n'en existe point sur la nécessité de n'avoir que des ministres vraiment régénérés; car il est étîdeiii qoe bil ne saurait prêcher l'Evangile sans eu avoir ressenti la puissance et sans amir aoiumiia son cœur et aa .vi« À aoo. iaflueiftaei dft transformation. Comment eelui qui ne connaît pas c la repen tance envers Dieu et la foi envers notre » Seigneur Jésus-Christ » expliquera-^tril aux autre$ la nature de ces sentiments? El comment celui qui ne s^ést jamais écrié : « Malheur à moi si je ne proche > pas l^Evàngile j > pourra-tril s'acquitter de son office avec ce désir véhément de là gloire de Dieu et cet ardeql amQjur des âmes, qui peuvent ^eula recevoir rapprqbation du ciel et garantir quelque succès sur la terre Hl n'y a pas de plus grande bénédiction pour un peuple, riep de plus propre à développer sa moralité, pfis de plus forte garantie de stabilité politique, qu'un ministère composé d'hommes convertis et réellement dévoués; et de tous les châtiments qui puissent être infligés à une église, après l'abandon du pur EVab^ie, c'est dé se voir imposer des ministres îrrégènér^s^ mal éporme qui ne tarde pas à niçper Tautre après lui. Voilà, je m'en assure, d06.CM»(èqU(iDa.que
Otf çoyojfpi.ç. OD Va, vu, le^ be^io^ de nos égli^^ ^jig^^ immenses. ^ ^|^it d^ forme^ Ç^^^^m^ "^^^.^ ^M^ f<R1>^ Uqn^ ^ saiq^ çftipi^lèr^ uq ^j^n^ nou^b^q d,t J^'ÎP®' . gq^. 0^ ^ 490c les prendrç^ dani^ les atel^^ , ç^iuqiif le? bHF«ft^, 4«^qs les ^)0|U,^q^e», Q^ à \sl (^a^ri^. Ç'eâf l«iW ïW^^uif ^H W^lqn'uû ^s fliembrçs ^9 l'ég^i?^ 4ui,,a|(krs d,^, l,9ur. f^j^t^ e^ frappés ^ç Iftarç tatept» pa^ Iw^el^ ^«g^l i^ li» »^iili5çr ay^ projfit dp çiip^^lèrç , jl^atAf, ^ue çl€| ^e»$, laiçs^c ^pfoui;; d«^n8 ^ne pifpfe^jofl p^^cfipy^gi^,. Jâs^ avjint c|ei passer qutre, l'on f'a^pr^
ww ^"ï ^ 9e qu'il p?"^ y ay.w 9° fiw j?hp«« wwr?
de yrai 4^jf. (|'a(\uoaçjçr ^u mo^de le S|^«nyepr. fjfuiçjjfi<^ f{| ç'^s^ apjr^ çfla, ^HJ^ent qu'oiji, 1q? encourage à se metlre en mesure d'accomplir la vplç»^^^ ^e pe,(ui
Pfirqii lf|9 (noyep^ doi^^ Dieu sp ser| pour manife^ 1er eA «^e^mir la ypcaiiop de oes jfippes itppime? , il faiit ppqiptçr f|n pr^fiiièrp ligne le^ réunions c|e p|pi<^rç?, les écples dp djpanche fit Iqs plï^s' bib^gue$ dQ^t j$) pfjrlprai plpf U^rd , pépipj^/^s flont on a. y^ ^r-> Uf m m^^ BOfft!^fe ^ cbr^Meps qui exprçe{)f nji^f^l$f)|^i( Iç fla|»>stèrp évapgé|iquçi d^s toute l'é,tqfl(j|ip ^Qj^ Pf^jipi?. ]\ mm ^V[9^ fréftueqim,çat gije de? jj^june; g^ns qqi ^tfiipp^ entrée a|i polljâgp çn sp pr^r po^t tpift autfp cl)0§p que le mipistére , s'y fiop^crent durant le cours ^e jppr? i^tf^p^ par l'ef^pi; (|e)^|ir
9îtS LA àÈUGlitm tàl All£tff(}t]rit. LiT/hr
nalbréls et utflort attrait pour le mînîstèfe, n'ont pas reçu l'instruction convenable et sont dépourvus des moyens de rkcquérir, on les recommandé aux sociétés d'éducation dont je parlerai tout à l'heure.
L'embarras est moindre, on lé conçoit, pour les è'gltses qui ne demandent pà^ chez leurs ministres
réducatfon classique et scientifique des collèges, ou l'étude systématique et régulière ' de la théologie. Après s'être assuré, par un examen solide, que le candidat possède à fond les Ecritures en langue anglaise et quMï en connaît bien les doctrines, le corps ëcclésiàstrque compétent l'autorise à exercer ses dons pendant quelque temps ; et puis , si cette épreuve permet id*aùgûrer que son ministère portera de bons ffuiitS, on lui donné rinstîtiitîbn sacrée par l'imposilîon dés mains. ;
Chez les méthodistes , c'est de leurs cla$$es qu'ils ïîréht des prédicateurs éti abondance.^ Dans ces réunions, îlest fadile de découvrir les jeunes gens capables par leurs talents et par les grâces qu'ils ont reçues. Quand vient l'asseniblée trimestrielle des classes d'un arrondissement, on les sigdale à l'attenlioii du président. Celui-ci lés autorise provisoiretnent'ii enseigner et à prêcher, mais sans qu'ils puissent administrer les sacrements. Ensuite ils reçoivent de réVêque l'ordination comme diacres , pois celle (ïéprélres ou d'anciens, et dès ce moment ils exercent régù'lièremenl le ministère.
Dans les églises congrégationalistes , les candidats "ii^ut (^ëbsàcrés par àne réutirod dé tûittîstrèls âfisSgnée
dEAF. VI. NOHllfATfON DBS VAÉttitMJ 9Pt
communément sous le nom de conioûiatitMy ou aW liance ; chez les presbytériens, ils le sont paf un pres^ bytàre , ou conseil d'anciens ; chez les épiscopaut/ par un évéique.
NoMiitÂTioN DBS PASTEUBS. — Partout , aux Etat»^' Unis, sauf parmi les méthodistes et les calhoHqùes rûmains, c'est le troupeau lui-même qui nomme soÉ pasteur. Chez les méthodistes, c'est la conrérentie ai!i^ nueHel mais elle ne le fait qu'après avoir entendu les VQ^x de la congrégïition. Quant aux prêtres c(b-' t^olfquèSy leur nomination dépend entièrement de révêque.
A cela près,' quand une église est vacante, on commence par jeter les yeux sur quelque ministre non placé j ou sur un pasteur qu'on présume disposé à changer de paroisse. On l'îlÊivite à prêcher quelque^ fois, et s'il est agréé par le troupeau, l'on procède h son élection suivant les règles générales de l'église dont on Tait partie. Ainsi , dans l'église ^resbyté^ rienne, une congrégation ne penl adresser d'appel à un ministre sans le consentement du presbytère auquel ressortit la chaire vacante, et sans le consen-^ tement aussi du presbytère auquel ressortit le mi-* nistre que la paroisse désire.
Bans les églises côngrégationalistes de la Nouvelle- Angleterre, l'église proprement dite, ou l'éhsemblè des communiants, adresse une vocation au nouveau pasteur, vocation qui doit être accompagnée de celte de la congrégation tout entière, c^est-^ndireV <dës
des autres , ils admettent à voter, poui:.),'($j^ioD ^ pasleur, tout propriétaire de banc, ou tout chef de
ftm^ «(, tout. MKfiàn qytfi m^'^ f^mt/i^^m^ i
l«4cpminitqiHn(« sfiHhi éji^millf PAS^^r
Si l'qn veMt ft^r% JHS«<B, 4 sçmblfr q^tiy^pç^ (m'il u« wraitguèrq pqssjWp de^ f«fjvv»pr «q 4ço4 i^ de»
WmffSi qw) iweq qv^ n« çoaapmm^ m \ cwwour
rent aux frais du culte autant et plus encor^ P9V^~ ÔAre qw ^ «QDUbre çfe xswpwftiwt?- QuftRÀ «ne liglisQ §t iinfl mtXilf^^ W^ él<6 nqqrï»e» f|e 1^ v^r rit^, \\ «si rv« q»W| ÇftH» emwyiçin 4.^ ^oi\ éleclQ^ ait ^9 fM>«IP9«« cQn§^iiwncfi§. Lgf ^QiniQfis Wi/^am qui qes^o^ pas ç/oi^y^tis , h%)(ijlH^ qu'ils sont à ejOb tendre la ^«ùoo doctrine, ««) jf>ign§Q( yplo^ti^ ayi^ i^ dèl^fl p«ur appç^er i^ pi^t«^/ noprifmlement or^^pr 0O](9, mais çqçore f^veqt et d^id^ (}jip^ ^q zèle. ]k QPt «i^seï;^ dq disceroemeof pour coo^preivljre q^e f'ils
dpïTeai jwAi^ dfjveqjr 4» hommes rqligi^tuF^et jis^fi
enM'eijepHiqt l'psp^rJWiçe, 00 ifle^i qH'yq Bfii|lenr ytT gilant et actif qui pourra )es naet^a ^ Ij^ yçiie : p'çi^t CQ qu'op Ij^r çBt(9nd dire qv«lqve(pis ^ p)i«-iq^ines. ^ut gomwA ils jutent parlaitep^t qp'un ministre léger pt mpndftio, qui leufT prèc)^rfi froidei)i^R^ rEyaff* giie, œ WMWt ^tre d'^H^unq b^R^^iç^PR po^F ^^14, W PQ'*KteiiPlW«Jle? : . ....
GBAP< TU. MieilOm. A ft'lHVtelBDB» 39
Mbâsm l'EgUse et la côngté^pUion nf^aiantloaftenîps estendu a no autre évangile, » qu-dllas se fussent coipine iiiooif orées arec Terreiirv saAorées d'hérésior ir)ii|éMaA6S(, il serait dmirdè en véritë^dà sèppeser que fttlta assèmèléeda péeheuva inooQwrtiS' ira prd^ férei^iSiiff k^ les autres un mîiNstre fidèle, lï ne fttat pas permettre qu'un pareil état de choses se formef Italie part* Or ^ e'apt un des avaDtagfs de; la ibirine pireshytérÎMna adoptée pur beaueoup de aos ij^lqesr Grieo à leur dàrectioo cenitrala, eUés paririèiiDeBt à eMpàcèep qua des minime» ladignes ae s'îaiIroiluteeiU^ aui aein dé Iditra congrégations.
CHAMTRE VIL
nssioiv^ A L'nrrÉRiBim.
Sociàé Ainérîeainê dêi Minions dame$tique$.
{)ei»:pays aoqieimemeut peuplas, mm devons pas-f sQr;àwu:(jdont la population est encore Urè^ndairn mmèQ et où cepeQdant il se forme chaque année daa 0Mta\Q9» dex^QDgrégatioqs aouvelles, iQoa{)tblast4'«iif^ tr9tenirij( elle^ Ae^iles leur» past«ui^ C'e^t ce qui a lieAi y zWHeuIeiwat dftnsoe qu'on appelle l^a f.foudi de l'Ouest , ^ mais encore daosi le» porMûo» oooideom taies des anciens Etats de l'Est. . -n: ;* * «.«i
380 LA RBLIGIOM IN. AMÉllOI». LIY. H
La raison de leur iaoapacité vient souTent de la diversité des sectes ; et sous ce point de vue , cette diversité est un mal réel; mais il n'est pourtant que momentané. On le voit s'e&cer d'année en année par l'aocroissement successif de chaque secte, et bientôt ce mal se convertit m bien ^ comme j'espère de le prouver.
Il n'est pas de meilleur moyen pour aider ces congrégations naissantes qne de former» ait sein des anciennes églises , des sociétés de missions à l'intérieur. C'est ce qu'on a fait, surtout depuis une quinzaine d'années, et ici nous avons une des plus belles manifestations du système volontaire.
Peu de temps après la révolution, quelques églises particulières commencèrent l'œuvre des missions domestiques, et dès les premières années de ce siècle , nous trouvons dans les églises congrégationalistes du Massacbusets et du Çonqectiçut plusieurs sociétés de missions destinées à secourir les pays de l'Ouest. Cela voulait dire alors les parties occidentales de l'Etat de New-York ; car, à cette époque, c'étaient les contrées septentrionales de l'Ohio qu'on appelait le fond de l'Ouest. Le Seigneur accorda d'éclatants succès aux messagers de la bonne nouvelle que ces sociétés envoyèrent, et auxquels on doit l'existence d'un grand nombre d'églises maintenant très-florissantes. Des sociétés analogues ne tardèrent pas à se former dans les autres Etals de la Nouvelle-Angleterre, pour venir en aide aux églises nouvelles de ces Etats et des Etals plus éloignés.
CHAP» VII. MJSSiOl^ A L'iNjiBiWR. 8M
, Uyen 6ut aussi qui prirent Daissance parmi tes presbytérieus et les réformés hollandais de. la yUle d^ New-York. Ces sociétés avaient en vue surio>ul Iqs églises pauvre» appartenant à l'Etat de ce nom ; maÂs en 1826 elles sç réunirent slux précédentes pour pqqstituer la Société Américaine des Missions 4oqiestiques"-
On a cru voir beaucoup de présomption dans le titre de Socièlé Àfnéricaine que cette association s'«9t dpnnéi comme si elle réuniss^t des chrétiens de,cfa%que communion, et comme si toutç l'Amérique lui appartenait 1 Mais , ni cette Société , ni plusieurs autres qui s'intitulent de la même manière, n'opt qongé à rien de pareil. Tout ce que ce mol américain signifie, c'est qu'au.lieu de restreindre leurs travaux à un ISJUjlI ou à quelques-uns, elles les étendent à l'Union A^^éricaine tout entière. La Société des Missions domestiques en partiqulier ne représente que les églises «ongrég^onalis tes orthodoxes , celles, des presbytériens de La nouvelle école, et jusqu'à un certain poinUss églises réformées hollandaises, les luthériennes et les réformées allemandes.
Dès sa fondation^, la Société dont je parle a marché avec une grande vigueur. A. sa première assemblée , en 1827, le rapport annonça que, dans le, cours de l'année, elle avait employé 1j69 ministres qui avaient travaillé au sein de 196 congrégations et arrondissements missionnaires. Ses receltes avaient été de 20,031 dollars. Bientôt elle eut comme affiliées les sociétés, de la NouveUe^Angleberre qui avaient po^r
et êtm, 'fiittiri ^tie je viëni^'aè ië=(}ît<e; ^ttSié^'ei?v ^iéM'âëtRlhl>idDgteIil|i».iGës (levtiiSre» dlrigbM'éllM^ "BMlÉiès leurs 'aÉai<resi èàfelieMioMttâesikfilJfliéiftittite» -jlëtii'fMÉr fttojii^ cMnpfe /tfiai^ ii«iilinDëtit 'dMiii ^euf -tëitftbiit; Si^to^ f«(iefttës éilt^^ei^t'teyfs iépuniei,
elles versent le solde dans la caisse de la Société AAMMS- '4aîoë';>aUt#èÉM)ttt, ^llé^ tieMMà lèwr )Mâ. Diii^t iradnée'iMit ,iti S6bi«tli'dii'MttiUè'«tnf4etti'72 ttHsSfeti- -iMiré^i etlM'qttafe^ oiiHttiièrMës'dèJS é^iM!i'C0i%Heg8-
tioMUsles^ab l'Btbt doi^^éMteor^énStettiJéà'i^te'Sd^ -<}iêlé';'d6iki de NéWJ»atli{^^h«>en einpl(i]f« '4T ;'iàëllë
âe Vehbodt, '50 ; >C0)le de ttfesSkichUitéts , 8f ; ëdte'de
Go«ilièctictrt/35; let «éHeidle 'RbmUe^Istetaâ , 4, fttisàdt 'taé'total'deSiStinfssionnaik'es'aùprès d^és'é^fis^ iie h -Nbt/vélie-Angleteifre <ttii «ont 'ftiibies'ftitebiré V pturdB -qn-«ïtes séttt jeânes. ' ^i - i > ■ -
'Pour Tevemr'à'la Soeiéfé iAtàéridaieie ^i il-y àaralfée i^telérèt il Ml ^ivre toute Pfalstéili^, <ttÀ- é^Ml iniml^ 'gi^ttble loutlebi^h qu'eHieia fait; wais'je'UÉe: borne ^à
iAooneP 'Off MHiéidiF9 de «eë opé wvfoiatt^^ài deux époqaes
distantes l'une de l'aulre de seteeitt^BféMi '^ Dol* ûiai'lM^ au i^'raai' #836^ élle^bOBpa ^19
mMÙiMmUreB dl«g6ài8.^Dei«es7l9,'U'^ 1^ ^ qui '■ itàmpiisëaiènt le» fôB*6t«M8 die {MMeèrs à^^poMe
■fixe ;'>1«5' étdodaient leurs trav«uk''à'<toiHfx • ou ' «rois -cK^|;fidgafion8;'i6tr M prêchaient ^ d(i)à dans"»! eer- ■laiQ! «rh)iidi8senieiiit.'€'étaiÈni,'S0iiime''tMal», 4-^060 '■ oongrégàtiomet' ebamps> id^aotivité>qtfelooiique8<«i(ik- ' ifoel» )« Société pua» vfiyut-ea' tûiit>6u'éo-^ptié; I/«n
CHAP. Vil. uHsiôHa A L'iMtikfiktM. ^
^évalQkit k 5;o6b le 'nonibte M inâi viciru's ipàêÉ M églises dùrknt'cétle iannée, |iàr1ë mojfëli â^e^séà 'Âiik^ sioDnairës/ savoir, 1,7016 èb su^te de tettrefs'de'^éodmaddaCidn délivrées par ii'àuires 'églises, 'cJl ^,700 àpr%s/ex8Lmèn et proréisision detetir foi. ttes ébdlés'dà ^dimànqhe comptaient 4l)^0bp dtiraûts, et i2;6tf6'persoDiies friéb lien (aient lés clâ:s'sés'pQl)liques. 'te nbddbirè des Individus qui s'étaient joitits tiux asi^idlàtions dé tiempérancë' s'élevait à ^rb^dëo ; les clëpeniés'à'63,!l&i dollars, et les recettes^ 68,863.
'bé 'im kiU^ ; "ht njiséibhhairés, Mt Stëiev- Vaient 'déjà Tannée précédéiite etiï3 étaiedt de'tiôtlveâux àgêbts. Ils avjalfent travaillé dâbs tdlisYès Ëtkts et tous les territoires de TUiiion et jbsqb'âu. Càiiisidd.
» i ' '"'il'*' ' ■
Par leur activité, les églises presbytériennes et contgrégàtlonalistes de Jbwa et de Wisconsin avaient doiiblé d'une seule année. Le nombre dès çôbj^^ré^tfôùs et des stations missionnaires était de''9^^V6'4,3bb individus fréquentaient les écoles du dfmaUéhe et les classés bibliques; dans Sf88 dés cbngi^é^â!tions tiôUvëAes, on avait collecté 14,476 dollars en favétïr d^ës sociétés religieuses et de bienfaisanèe , sansicotti{itër tes dons ôlSeris pour lés missioUs'païénnés.ll y^Vait éu^du réveil au sein dé fô^ églises, et les niïi^sidnnaires rendaient compté de 3,6f8 convélràiôris. Enfita, les dépenses de la Société furent de 107,065 dôUars, et ses rëceltes de 95,291 .
La Société Américaine, commie au reste toutes ô'èl-
lës qui s'occupent des missions 1i ï^intérieùr, a pour
' système autant que possible (te ne taffë ({u'^iîfiië jiài'tie
384 LA RBLIGIO;! ^R AMÂRIQUE. LIT. IV
du traitçmçDt de ses employés. Elle dpnae aux églises de 100 à 200 dollars^ rarement plus de 120, à conditioD qu'elles fassent le surplus. C'est le moyen de les stimuler, et dès qu'elles peuvent voler de leurs propres ailes y on les laisse aller pour se tourner vers les églises récçmment organisées qui ont besoin de secours. C'est ainsi que des congrégations se forment par centaines, et que, tout à la fois, il en est égaleméat des centaines qui passjBnt de l'enfance à la vigueur de la jeunesse et de]'àge mûr.
Dans aucun cas , d'ailleurs, la société ne contribue pour rien à l'érection des édifices desUnés au culte ; c'est l'affaire exclusive des congrégations qui la prennent à elles de grand cœur. Il faut bien dire que, vu le bon marché des matériaux dans les nouveaux établissements et dans les villages de rintérieur, les églises, en quelque sorte provisoires^ que l'on construit d'abord n^exigenl pas de forts déboursés.
De temps en temps, la Société fait voyager des hommes de talent et d'expérience, avec le mandat d'examiner jusqu'à quel point les ressortissants de leurs églises seraient en état de se constituer en congrégations à part. Les travaux de ces agents ont une grande importance. La Société, comme on le conçoit, fait tous les frais de leur mission.
Ce n'est pas un des moindres services rendus par cette Société, que, tout en encourageant et en stimulant les jeunes églises, elle excite et entretient à leur égard des sentiments de charité de la part des églises . anciennes plus favorisées des dons de la fortune.
CHAP. VIII. ilISSlONS A L'INTÉRIEUR. 385
Aussi voit-OD boD nombre de ces dernières faire , à elles seules, les frais d'un ou de plusieurs missionnaî* res qu'elles envoient à leurs jeunes sœurs par l'organe
de la société américaine. Il est mèose , dans les Etats atlantiques y des individus qui , salariant chacun son missionnaire, prêchent l'Evangile j en quelque sorte, par procuration. L'un d'entre eux, avec lequel j'ai en de longues relations, un chapelier de Nev^-York , qui n'est point très-riche et qui travaille de ses propres mains, donnait 600 dollars par an pour l'entretien complet d'un évangéliste dans l'IUinois. ' Quelque' beaux que soient de tels traits, il est peut-être plus touchant encore de voir [les églises qu'on aidait na** guère, couvrir plus tard la dépense d'un mission-naire , en faveur de congrégations dont l'état leur rappelle celui d'où elles furent tirées elles*mômes par un moyen tout semblable.*