‹ De la religion aux États-Unis dÁmérique (volume 2)Chapitre 77 sur 111 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

LB PRINCIPB VOLONTAIIE APPLIQUA A L'ADUGATIOII. — iCOLBS

PRtMAinS.

Nous avons vu jusqu'ici les services que le système volontaire rend à TEglise, disons ceux qu'il rend à l'instruction publique ; et d'abord aux écoles primaires.

Il est aisé de concevoir que les Européens qui émigrèrent aux Etats-Unis pour cause de religion, ne durent pas se montrer indifférents à l'éducation de leur famille. Les colons protestants, en particulier, ne pouvaient manquer de vouloir qu'on mit leurs enfants en état de lirq la Bible , qui est , comme on l'a dit, cla religion des protestants. » Aussi, les puritains étaientils à peine établis depuis douze ans au Massachusels, qu'ils prirent des mesures pour l'érection d'écoles publiques. Ils ordonnèrent à cet effet une taxe sur tous les habitants. ^ Cet ordre de choses subsiste encore do

^ U n*en fut pas de même eo Virginie. Le gouverneur de celto colonie, Sir William Berkeley, répondant en 1670 aux questions que lui avaient adressées, d'Angleterre, les Lords des colonies, s'eipriiaatlen ces termes: «Giâoei Dieii, tiou»-i^«vons ici niéco-

nofrjoors dan^ les six Etals de laNoaTelle^Atigleterre. La loi établit des arrondissements scolaires , qai doivent tous avoir ttne école pendant au moins une partie de l'année.

Le Gonneclicut y pourvoit par un capital de % millions de dollars dont les intérêts sont destinés à ce seul usage ; mais les autres États lé font par un impôt annuel que chaque communauté lève sur ses ressor-* tissants.

En transférant leur derneure en d'autres centimes, les puritains portèrent avec eux le goût de Vinstraction , soit au fond des sombres forêts de l'Ohio , soit dans les vastes prairies de rillinois. Partout, ce qtiMIs regardent comme chose indispensable à leur bonheur présent et éternel , c'est une égliM et une maison é'école.

n tn fut de même à un trés^haot point des presbytériens écossais et irlandais, des huguenots et des premiers colons allemands. De là vient que Tinstruclion élémentaire s'est extrêmement répandue aux Élats*^ Unis ; en sorte qu'à New-York, en Pensylvanie et dans rOhio, r^n a fini par suivre l'exemple des États do Nord. Quant aux antres État de l'Union, si la loi n'y a pas institué des écoles primaires, communes à tous,

lêft libres, ni imprimerie, et f espère bien que nous n*en aurons pBê avant un siècle ; car c'est l'instruction qui a produit la révolte, l'^résie ot les sectes ; rimprimeria n'a lait que les seconder et donner naissance à tant de libelles contre le meilleur des gouvernements. Que Dieu nous garde des écoles et de Timprimerie I » — HoMâng^s Laws ot Virginia. Àpf$nd&c.

ils ODt tous adopté quelques mesures pour réducation des eofants pauvres, et créé certaios fonds d'écoles qui) joints à d'autres ressources, promettent de faciliter par la suite l'instruction des enfants de toutes les classes.

Dureste, il est à remarquer que aar unfi population blanche de 14,189,218 individus, selon le recensement de 1840 , il n'y avait que 549,693 personnes âgées de plus de vingt ans qui ne sussent ni lire ni écrire. Parmi eux devait se trouver une grande quantité d'étrangers, irlandais, allemands, suisses et français, ce qui est évident quand on voit le recensement portera 13,041 le nombre des individus qui, dans les six États de la Nouvelle-Angleterre, avaient ce d^é d'ignorance. Qu'un homme, ou une femme du Gonnecticut ou du MassachuseLs ne sache pas lire , ce n'est pas absolument impossible ; mais qu'il y en ait 526 dans la première de ces provinces et 4,448 dans l'autre, c'est ce que ne croira jamais un homme qui connaît quelque peu l'état de nos populations.

Il résulte de ce même recensement que le nombre des écoles primaires des États-Unis s'élevait à 47,209, avec 1,845,245 élèves, dont 468,264 seulement recevaient une instruction gratuite. Par où l'on voit évi* demment que l'instruction élémentaire au milieu de nous s'appuie essentiellement sur le principe volontaire. Avec cela, je dois dire pourtant qu'il y a maintenant dans tous les États une tendance à imiter sor ce point ceux du Nord. Les amis mêmes des écoles le demandent ; bien entendu que l'Étal ne fera pas à

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