CHAPITRE X
■OMioin Bommotiis m i/tatm toisccvAUt ii*THOiHnB.
Oo a dit avec raison que l'Eglise méthodiste est uue Eglise qui, par son organisation même, est toute missionnaire , et c'est un bonheur inexprimable pour les Etats-Unis qu'il en soit ainsi.
La conférence générale des prédicateurs tient en quelque sorte le pays tout entier sous sa main , au
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moyen de viogt conférences annuelles , dont chacune préside sur un vaste territoire divisé en districts. Ces derniers se subdivisent en arrondissements, dans lesquels on compte de cinq à vingt centres de prédici^ tioii.
Pour Tordinaire, chacune de ces localitéa a tous les quinze jours un service que dirige un des prédica» leurs de l'arrondissement. Dans tes bourgs et villages, c'est le dimanche; ailleurs <, c'est un |Mr de la se^ maine, et par là l'Evangile se trouve porté à d^s mil-* tiers d'endroits écartés où jamais ne Fieèt fiUt entendre un clergé à poste fixe. . ^
C'est, je crois, une observation dii célèbre Withersk poon, que le système de prédicateurs itinérants imaginé par Wesley suffirait à le faire envisager comme un grand homme. En effet, ce système est, à. tous égards , d'une haute importance. Pour le moment, nous ne l'envisageons que sous un seul point de vue , son admirable adaptation aux besoins de l'Amérique.
Cependant, bien qu'^y^ç e^le organisation rien ne semble plus facile que de faire parvenir la bonne nou-
velledu ^Mt f^W cqiqs l^s^plus rçoi|lés.et les pluap^^ dus de notre immense territoire, comme aux individus les plus abandonnés de nos grandes villes , il est arrivé que beaucoup de lieuK échappaient k Taetion des prédicateurs itioéradts , et ce fait afieaa la fou* dation de la Société des Missions miéthodistes épisco* pales, l'an 1819.
Gomme la Société de l'Eglise épiscopale protestante, elle eut pour double bat les missions étimugèfe* et
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les ibisftietid domestiques. Je me borne à parler ici de ces dernières y les autres viendront à leur place. On voit par le vin^^t-deuxième rapport annuel , celui dé 'i94i y que cette Société entretenait deux cent seîse missionnaires dans Tenceinte des Etats-Unis , sans complet* ceux qu'elle occupait à prêcher TEvangile auï Indiens. Les églises que ces missionnaires desservaietit, réunissaient au-delà de 46^000 membres^ et grand nombre d'entre elles avaient des claœes bibli^s et des écoles du dimanche vraiment florissantes ^ Parmi les membres de ces églises, il n*y avait câ 1842 paé moins de 13,72ï hommes de couleur. ' De tous les champs de travaux que cultive cette société, il n'en est peut-être pas de plus intéressants^ ni, à quelques égards, de plus importants que révMhjjélisation des esclaves et celle des Allemande : ceux-ci dans nos principales villes, et ceux-là dans les Etals méridibhaux. Il n'est paë de chrétiens qui aient fkit pour les ttialheureux enfants de l'Afrique plus que lès disciples de Weslej, soit auprès des esclaves du Sud, soit auprès des nègres libres du Nord, et cela dès I6t%teimps.Mais la mission proprement dite ne commebça ^'en 1828, à la demaÂde de rhonoràble Gh. Pfhbk^ ney, chrétien laïque fort distingué (|ui âppartebait à f église méthodiste ép7sc6pale. On pourra se fàil^ une idée des difficultés, où plutôt des dangers def cette cbQvre, par le passage suivabt que j'extrais dm RaiH- ])ort de 1841 :
« C'est avec un zèle et un dévouement bien reconi* tnààfdfttties que nos litistfiotanAires côbtinnetti de sm^
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vre les esclaves dans leurs risières^ au milieu de leurs cannes à sucre et des plantations de coton. Bon nombre de ces malheureux nègres, dont la destinée est de travailler et de servir tout le temps de leur pèlerinage terrestre, ont obtenu la douce liberté des enfants de Dieu et se réjouissent dans la possession des grâces du salut. Mais nulle part nos missionnaires n'ont autant de privations à endurer, ni d'aussi grands sacrifices à faire. C'est leur vie même qui est sans cesse menacée sous un climat meurtrier que peu d'hommes blancs peuvent supporter une année durant. Eh bien , quoique tant d'excellents missionnaires aient déjà couronné du martyre ce service si redoutable, ou trouve chaque année, pour remplir les places vacantes, des hommes qui y vont à leur tour terminer à la fois leurs travaux et leur vie. Pleins d'amour pour Christ et pour les âmes de ces pauvres Àfridtiins dans les chaînes, ils se sont écriés : o Nous voici, envoye^nous. » Oh 1 que le Seigneur soit loué pour le xèle et pour les succès qu'il donne à ceux de nos frères qui font une tellei œuvre de renoncement et de sacrifice I
Les missions allemandes n'offrent pas un moindre intérêt. Il s'agit de pourvoir d'un culte les nombreux émigrants qui se fixent dans les bourgs et les villes de la Grande-Vallée. Â partir de Pittsboui^, cette société entretient des missionnaires à Wheeling, Marietta, Portsmoulh, Maysville, Cincinnati, Lawrencebourg, New-Albany, Louisbourg, etc., sur l'Ohio; puis, à Dayton, Cbillicolhe, etc., loin des rives de ce fleuve. ËUe a aussi une mission à Sl-*Lpuis ^ suï le Mîssissipi
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supérieur. Les églises rassemblées par les agents de la Société comptaient, en 1841, huit cent vingt-quatre membres, dont environ deux cents appartenaient au-^ paravant à l'église romaine ; et cependant cette œuvre est fort récente. Elle occupe quatorze missionnaires, dont plusieurs se distinguent par leurs talents et par leur savoir autant que par leur zèle. L'un d'entre eux, le rév. M. Nast, à Cincinnati, rédige un journal religieux qui a plus de quinze cents abonnés et qui paraît faire beaucoup de bien.
Je dois ajouter à ce qui précède une mission auprès des Allemands de la ville de New-York, dont on porte le nombre à trente mille, et une autre auprès des Français.
Les revenus de cette admirable Société s'élevaient, au l'ornai 1842, à la somme de 105,281 dollars, sur lesquels il s'en était dépensé 90,000 pour les missions domestiques.
En résumé , les diverses Sociétés dont nous avons parlé dans ces quatre derniers chapitres , occupent mille six cents ministres. Chaque année ils abandonnent quelques églises, devenues assez florissantes pour entretenir elles-mêmes leur pasteur , et se tournent vers d'autres congrégations naissantes ou faibles encore. Sur quoi il est à observer que c'est depuis peu seulement que cette œuvre se fait d'une manière systématique. Il y a vingt ans que les plus puissantes de nos Sociétés de Missions domestiques n'existaient pas, et les autres en étaient à leur début. C'est une entreprise qui n'a pas encore obtenu de toutes les églisea
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tout ce qu'elle sont capables de faire ; oiais ce quo leurs efforts ont produit jusqu'à ce jour démontré néaumoins la puissance du principe volontaire.