CHAPITRE XVII
SOCIÉTÉS Blf FAVEUR DB L'ÉDUCATION,
Sous le nom de Sociétés d'Education, l'on entend des Sociétés dont le but a quelque chose de plus spé* cral que leur titre ne semblerait l'indiquer ; car il s'agit seulement d'associations qui ont pour objet de rourair des secours aux jeunes gens pauvres, mais pieux et bien douésy qui se consa^crenl au saint mjnistère,
Une des premières qui se soient formées , est oçUe de Boston, en 1816, et l'on ne saurait dire tout le bien dont elle a été l'inslrument.'
* Elle a publié depuis 1897 un exceUeut recueil pévioAiqae intl^ Méi Tke ÀmerieiM QuaHm^ly Refiêm. OeMtt, PdTiie IrimeStEMlle
k9i <*) :. lA RELIGIO» EH AMÉBTQCB. V OV. 1?
Gomme od le conçoit aisément, il se trouve au seio de toutes nos communions évangéliques des jeunes gens qui , appartenant à la classe peu aisée , ont tout ce qu'il faut pour se vouer au ministère sacré, talents, vocation intérieure, toutenunmot, excepté des moyens pécuniaires assez abondants pour faire leurs études. Avant qu'il y eût des Sociétés d'Education» il était très-diiBcile à ces jeunes gens, si ce n'est même impossible, d'acquérir les connaissances exigées par la plupart des églises chez ceux qui veulent exercer le ministère. À force d'industrie et d'économie , quelques-uns d'entre eux parvenaient à suivre dans un collège les cours d'une année. Puis, interrompant leur travail pour se procurer dé nouvelles ressources en enseignant dans une école, ils reprenaient leurs études au collège et trouvaient le moyen d'achever leurs cours. Après cela , il fallait recommencer à gagner de l'argent pour entrer au séminaire théologique, où ils arrivaient enfin k leur but, mais bien tard. . D'autres, plus heureux, reçevaie^l. les secours de leur église , ou ceux de quelque protecteur riche et bienveillant.^ Toutefois, le plusf^rand nombre, dé*
a eu sucessivement pour rédacteurs le rév. D' Cornélius et le rév. B. B. Edward; lé rév. D'^Gogswel) et lé rév. M. Riddcl. tf. Edward est professeur au séminaire théôlogique d'Ândover.
'Plusieurs oollége$ possèdent des fonds .qui If ur onl été légués sous la condition expresse de les employer à TentreUen des jeunes gens pauvres et pieux qui se vouent au saint ministère. Le rév. D' Green, dans ses notices historiques sur le collège de Ne^ -Jersey, rtoante;4u'un jeune homme pieux, vdu qoxa 40 Lesl^e, «i^rès y AVoir fait^ it y a einqumte ans, sea études 4I9 tbéolagio, recyila 4e*
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sespérant du succès , se voyaient contraints de renoncer à prêcher l'Evangile ; et au lieu d'employer leur vie à faire connaître aux hommes « les insondables richesses » de Christ, il fallait qu'ils se résignassent à la passer tout entière dans les occupations du présent siècle.
Ces observations, on le comprend, n'ont pour obj^^t que les jeunes gens des églises qui exigent, de la part des candidats au saint ministère, les études du collège, comme préliminaires à celles d'une faculté de théologie. C'est la'règle générale chez les presbytériens ; à l'exception de ceux duCumberland ; c'est aussi la règle que suivent les épiscopaux et les congrégationalistes. Bien que les baplistes et les méthodistes se contentent de beaucoup moins, comme je l'ai dit, ils font maintenant de louables efforts pour donner à leurs ministres une instruction plus relevée. Aussi ont-ils institué, ces dernières années, plusieurs collèges que le Seigneur bénit manifestement.
La Société Américaine d'éducation est donc destinée a fournir aux églises le nombre croissant de ministres qu'elles réclament, en secourant dans leurs études les jeunes gens qui se consacrent au saint ministère. Elle repose sur une base fort large ; car elle accorde ses
vant la responsabilité du ministère sacré et crut devoir plutôt se vouer à l'enseignement. \\ gagna de la sorte une jolie fortune, et à sa mort il légua 15,000 dollars au collège, pour qu'on en consacrât les intérêts à secourir des étudiants pauvre.*^. 11 est un grand nombre d'excellents ministres du Seigneur qui doivent à ce legs charitable d'avoir pu faire leurs études.
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subsides à tout jeune bomnie pieux et bien doué qui, appartenant à Vune des communions évangéliques, parait avoir les dons requis pour prêcher JésushChrist et ses grâces. Les seules conditions qu'on exige d'eux c'est, V de suivre le cours complet des études préparatoires et Ihéologiques dans un des collèges et des séminaires approuvés par la Société ; et 2"" de restituer les sommes qui leur ont été avancées , si Dieu leur donne, par la suite, le moyen de le faire. On exerce d'ailleurs sur eux une surveillance très-stricte.
Après avoir commencé avec un trèâ-petit nombre de pensionnaires , elle en est venue , par la bénédic* tion divine, à étendre çopsidérablement ^es bienfaits. Elle a secouru des jeunes gens appartenant k huit églises évangéliques différentes. Il y $i trois ou quatre ans que le nombre de ceux qu'elle aidait de ses fonds, s'élevait à plus de onze cents. Dan3 l'année finissant au l*' mai 1841, époque du dernier rapport qui me soit parvenu, le chiffre en était de huit cent dix. Ils faisaient leurs études eu divers lieux : les uns dans des académies et dans des écoles secondaires,' d'autres dans des collèges et dans des séminaires théologiques. I^ nombre total des jeunes gens secourus depuis la fondation de la Société au l""' mai 1841 est de trois mille trois cent quatre-vingt-neuf. La recelte de celte année fui de
' Grammar sehooU, que noua avons aussi désignées sous le nom d'écoles supérieures: terme moyen entre les écoles primaires et les collèges, ou académies. Du reste, il ne nous a pas toujours été facile de démêler les nuances qui distinguent plusieurs de ces établissements d'instruction piililiqqe. {Trad.)
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63,113 dollars, el la dépense, de 56,049, La somme des remboursements effectués y durant la même pé^ riode, par d'anciens pensionnaires, fut de 6,633 dollars. Les profits obtenus par les jeunes gens, essentiellement au moyen deleçonsdonnéesduraiil les vacances, se sont montés à la somme étonnante de 21,739 dollars.
Les bourses qu'accorde la Société varient de qua* ranle-huit à soixante-quinze dollars. Ses moyens se sont beaucoup augmentés par les legs que lui ont faits de respectables chrétiens , qui, l'ayant aimée durant leur vie, ne l'ont pas oubliée à leur mort. Son premier président lui donna 6,000 dollars, dont 5,000 par testament. Le doct&ur Porter, qui enseigna longtemps avec distinction dans le séminaire tbéologique d'Andover, légua 15,000 dollars à la Société, bien qu'il ne fût pas fort riche. C'est grâce à la générosité de ses par< Irons qu'elle a pu faciliter les études d'un grand nom* bre de nos meilleurs pasteurs et d'au moins soixante des missionnaires que le Conseil-général des Missions entrelient à l'étranger.
Cependant, le nombre des jeunes gens qu'elle soutient a considérablement diminué ces dernières années, soit à cause des circonstances difficiles par où le pays a passé, soit parce qu'on devient de plus en plus exigeant relativement aux études préparatoires, soit enfin par la raison que , chacune dans son intérêt particulier» la plupart des communions évangéliques possèdent actuellement des sociétés de ce genre. C'est ainsi que les presbytériens de l'ancienne école ont, sous la direction de leur assemblée générale, un con-
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seil d'éducation qui poursuit son œuvre avec sagesse et succès. Il a eu trois cents boursiers pendant l'année expirée le l*'' mai 1842, et il a aidé mille sept cenl quarante jeunes gens en tout. Ses recettes se sont élevées à 26,628 dollars et ses dépenses à 23,725.*
Un certain nombre d'ecclésiastiques et de laïques pieux se trouvant réunis à Georgetown , district de Columbia, pour y jeter les fondements d'une église épiscopale, la conversation tomba sur l'importance €f«'41 y aurait à favoriser les études des jeunes gens qui se vouaient au saint ministère. Cet entretien eut pour résultai la fondation, en 1818, d'une société d'éducation de l'église protestante épiscopale. Elle a été en grande bénédiction à yéglise et au monde. C'est d'elle qu'est née l'école de théologie des épiscopaux près d'Alexandrie. La dixième partie des membres de leur clergé a profité de ses secours. Dans l'OLio, un pasteur sur six, en Pensylvanie un sur huit, enMaryland un sur cinq, et beaucoup de ceux de Virginie, lui ont des
Ml y a longtemps que les églises d'Amérique sentent le besoin qu'elles ont de ministres nombreux et réellement propres à leur offîce. Les amis de la Société Américaine en faveur de réducatiori consacrent chaque année le dernier jeudi de février à des prières spéciales pour les collèges, les académies et autres institutions analogues, afin qu'il plaise à Dieu de répandre sur elles son Saint- Esprit, d'amener beaucoup d'étudiants à sa connaissance et de mettre dans leur cœur le désir de se consacrer à la prédication de l'Evangile. — L'assemblée générale de l'église presbytérienne de l'ancienne école a recommandé l'an dernier à toutes les congri"gations de son ressort, de consacrer à cet objet chaque premier dimanche de Novembre.