C0AP, XVI. SOCIÉTÉS MATERNELLES
je ne saurais oublier les Sociétés Maternelles, institua tion qui ne compte pas encore de longues années d'existence, mais qui ne laisse pas d'avoir déjà produit beaucoup de bien.
Ces Sociétés se composent de mères pieuses qui se réunissent de temps en temps , mais régulièremenli en petites sections , afin de s'entretenir sur Tédu-» cation de leurs enfants , d'étudier ensemble quelques bons ouvrages de pédagogie et pour prier d'uncom-? m un accord en faveur dé leur famille. Que de mères pour qui ces réunions ont été grandement précieuses! Elles y arrivaient inquiètes, perplexes, découragées, et elles y trouvèrent grâce, lumières, force, appui, ce qu'il leur fallait en un mot. pour leur faciliter la redoutable tâche qui leur est imposée.
U se publie aux Etals-Unis, dans l'intérêt des mères de familles , quelques journaux excellents. Je citerai en particulier le Magasin des Mères, imprimé à Ne^«* York : il a été pendant ces dernières années régulièrement réimprimé à Londres. M""* A. G. Whittelsey en est le respectable éditeur. Il parait une fois par mois; l'impression en est faite avec soin, et il ne coûte qu'un dollar par an. Pendant plus de nelif ans, l'éditeur était aidée par son digne mari , le révérend Samuel Whittelsey maintenant décédé ; mais depuis sa mort^ elle a continué d'avoir la coopération de collaborateurs distingués. Le journal a un très-grand nombre de leo^ teurs: il fournit aux Sociétés Maternelles, et aux far milles, un aliment fort utile. Il est un autre jounpal de, ce genre qui se publie à Utjoa, dan$ l'Ëtat de Nei^
CM LA RBLMIOll m AStRlOm. UVé f?
York. Lu dâBS ploMeurs miHSers de maisom, il a ipoux éditeur W^ Allen, femme d'un ministre bapUste.
A ces joturDaui y il faut ajouter d'astres écrits périodiques adressés aux pères et aux ba^îliles. l\ en est deux qui se publient à New**York y Vun intitulé « le Patriarche, » l'autre « Magasin Chrétien des Familles, eu Journal des Pères et dès Enfants. » L'un et Vautre sont fort recommandables et ils ont un très-graod nombre d'abonnés, je ne m'arrête pas à donner les titres de toutes les publications de cette nature : je dirai seulement encore que presque tous nos journaux religieux s'occupent avec un vif intérêt de l^éducation domestique, et en général de ce qiii tient à la direction chrétienne d'une famille. Et comment pourraient-ils négliger un sujet d'une si haute importance? Le monde n'^a pas encore été témoin de ce que peut faire une éducation complètement chrétienne. Les parents ont immensément à apprendre sur ce point; et Ton ne saurait leur fournir trop de secours dans Taccomplissèment de leurs devoirs. Quelle influence l'Evangile n'exercerait-il pas sur un peuple , si les pères et les mères étaient tous ce qu'ils doivent être I Et l'Ëglise, à son tour, que ne deviendrait-^elte pas sous une telle influence I lyailleurs , quel être intéressant n'est-ce pas, qu'une mère sainte et dévouée, une mère qui prie pour ses enfants! Telle fut la mère de SamuM, et celle de Timothée ^ et celle aussi d'une multitude d'indi-* vidus auxquels le monde doit ce qu'il a de meilleur.
Je connais en Amérique des pères chrétiens qui se réunissent uiie foischaqbé année!, dans lebut exprés
CBIAP. XVII. SOCIÉTÉ» m FATEm Dl L'ÉDUCATION. IM
de prier pour leur famille. J'ai yu une autre espèce de réunions que je voudrais bien qui devinssent plue commiraes. C'était une assemblée de prière destinée spéciâtement aux parents et aux enfanls. Quel tou*chant spectacle, que tous ces parents^ les non-conver^ tis aussi bien que les autres , amenant avec eux dans le sanctuaire ces fils et ces filles qui leur sont plne ehers que la vie , et implorant sur eux-mômes et sut leurs enfonts la bénédiction du Seigneur l